LES ANCIENS ÉVÊQUES DE AUESSIUM
» bâtis sur les rochers, ni les villes retranchées sur
» les hautes montagnes , dit saint Prosper d*Âqui-
» tainCi n'ayaient été des asiles protecteurs ; tout
» fut ravagé, pillé, détruit. »
heu ! cœde decenni Vandalicis gladiis sternimur et geticis !...
Nos malheureuses provinces ne s'étaient point encore relevées de cette chute profonde quand les Wisigoths vinrent à leur tour, sur la fin du V« siècle, mettre violemment le Velay sous leur étreinte et s'emparer des deux tiers du territoire par droit de conquête. « En ce temps-là les populations, privées » de leur pasteur, s'écrie Sidoine-Apollinaire , con- » temporain de ces désastres et voisin de nos con- » trées, virent la foi s'éteindre parmi elles; les égli- > ses n'offraient plus qu'un aspect désolé , les toits » pourris s'écroulaient, les portes, dont on avait » emporté les gonds, tombaient en morceaux, 9 les ronces obstruaient les abords des basiliques % délaissées.... ji Et pour ajouter à ces tableaux déjà si tristes, Grégoire de Tours écrit cent ans plus tard que les implacables envahisseurs persécutaient ceux qui refusaient d'adopter l'hérésie d'Arius, qu'ils emprisonnaient les prêtres , exilaient , faisaient mourir les évoques indociles. — Après les Wisigoths vinrent les Francks, un instant désirés parce qu'ils