‹ Histoire du Velay (volume 3)Chapitre 44 sur 61 · LES ANCIENS ÉVÈQUES DE RUESSICM · texte numérisé non relu

LES ANCIENS ÉVÈQUES DE RUESSICM

étaient inconnus, et dont les premières incursions ne furent que des actes de violence et de pillage. — Enfin, pour achever de dire toutes (;es afflictions séculaires, des hordes errantes, comme celle que le brave Hillidius de Ruessium s*en alla combattre avec une armée de Yellaviens aux portes de Brioude, profitaient du désordre général pour se répandre sur le pays et le piller une fois encore.

Quel pouvait être le sort de Ruessium , placé sur le passage de tant de ravageurs et qu'occupèrent à de si courts intervalles le Franck venu du Nord avec son culte barbare, le Goth venu du Midi avec son hérésie maudite , le Juif errant à la suite de ses maîtres d'un jour , pressés de prendre, pressés de vendre!... Les autels ariens, les synagogues , les pierres de sacrifices se dressent et se confondent à côté des églises profanées du Dieu de saint Georges et de saint Paulien ; alors l'évêque Evodius, témoin de la consternation qui s'empare des esprits, des défaillances qui menacent la foi , se sent saisi d'épouvante et de colère ; il appelle ses prêtres, ses fidèles, ouvre ses tabernacles , prend comme le pieux Enée son Dieu sur son cœur et court sur le mont Anis lui faire un inviolable asile , un oppickm

LES PREMIERS ETÉQUES D'ANIGIUH

7 VOST....

8 SCDTAIRE

9ADRtLEl 591.

40 Epipode

il Sdacre

fS AniKlfTAIItE

U FlUSTIN

44 FoRBius

15 Flavien

16 AURtLE II CD

17 Bénigne

18 Agrèye

19 dulcidids

SO HlLGElUC

31 TORPIOM

22 Basile ., 778.

Bientôt l'église et le presbytère furent achevés ; les prêtres se groupèrent autour de leur évoque et

(1) Il est évident que les dates et toutes les circonstances historiques précédemment rappelées démontrent que i'évéque Aurële, dont parle Grégoire de Tours, est Aurèle I«', succèsseur de Scutaire, et non Aurèle II ; car si celui-ci eût vécu en 691, il n'y aurait eu que cinq prélats pour occuper le siège depuis cette époque jusqu'à Gharlemagne ; c'est-à-dire , pen-

m us FBQŒIS ËTAVjES D'AnaUM.'

ks fidèles se oonstruisirent des demeures au pied de b rocbe Corneille. Point d'élément hostile ou impur u etut Tenu se mêler i la société nouvelle. Le légendaire décrit Fardeur du peuple excité par le zèle d'Evodius, dirigé par le talent de Scutaire, et Grégoire de Tours raconte avec quelle énergie les Aniciens de 591 repoussèrent Faudace de cette horde fanatique qui s'avançait dans leurs parages. Cependant la colonie religieuse ne tarda pas à prendre de Textension. Retranchée derrière d'épaisses murailles, elle s'organisa sous la direction de ses évêques, comme l'étaient déjà Ruessiimi et toutes les villes de cette époque.

De Vosy à Rorice II, c'est-à-dire dé la fondation de la cité à Charlemagne , seize prélats occupèrent le siège épiscopal. L'histoire ne nous a transmis que leur nom. Depuis longtemps le christianisme n'était plus seulement une croyance, c'était une grande institution. Il avait son gouvernement et son administration, un souverain, des prêtres, une milice,

dant une durée de deux siècles. — Cependant, nous avons cru devoir, dans notre chapitre des légendes où nous ne voulions rien discuter, reproduire provisoiremeot Tordre cbronologique et les appréciations des anciens historiographes, sauf à indiquer plus taid les moUis de notre opinion.

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des conciles généraux, des synodes provinciaux, une hiérarchie et une discipline. Il portait en lui la jeunesse et la foi, l'énergie et la règle. Ce fut cette puissante organisation , divine dans son origine , bienfaitrice et populaire dans ses œuvres, qui maintint rSglise au-dessus des orages et ânit par la rendre victorieuse de ses vainqueurs eux-mêmes. C'est le christianisme qui refit les villes détruites en plaçant une école à côté du sanctuaire , en acceptant le régime municipal de l'empire et en introduisant, au milieu de ces catégories d'hommes libres, de leudes, d'afiùranchis et d'esclaves, la loi suprême de l'Evangile.

Uévèque est à la tête de l'administration de la cité (1), rien ne se fait sans qu'il l'ait conseillé ou

. (I) De episcopali audientia, § 1^, 80. — De defenaoribus, S 8. — Cod. Ju8t. , 1. I, lit. IV. Le clergé, surtout l'épiscopat, obtint (les empereurs de nouvelles faveurs.

Justinlen donne aux évoques :

V — La juridiction civile sur les moines et sur les religieuses.

3^ — La surveillance des biens des cités.

3« — La prépondérance dans l'administration municipale.

4* — L'affranchissement de la puissance paternelle.

ô« — Le droit de ne pas figurer comme témoins devant la justice ordinaire.

itooL Qrï s*^îflBe de remëes Mens cfEL-mèmeSy qa*il iÈÔbt ^rûer étctqm ciMMj e iii e ks tiOTami publics, jk» ^ffiÉnrr, \n tMirr. Irr tons, les mniaîDes, les et ie( nmes. fae b nm i nnn y ni té ait à s'^iiaas m procô. c'est réièque et tras hommes ôe ccc fcaoHL fiB puiDÎ les plus c<»isidéFables à «i» £1 lût éoBBe le iMMiiDir de toat décider, de tout HMier: c«a rênèfoe, assisté da magistrat, qm nooune nks cmalnirs et des tnteins aiix en&nts et aux jmuMs «eus; c'est cnoiwe lui qui , assisté des cierts» nks nocahfes et des coriales choisit les défe&seois de b dté 1>

Hv>oi>r.a5 afii plas loin cC leur accords, en Orient, la joriuictkvi cnaùielle sur les dercs.

l II T init dins presque toutes les Tilles ^depuis le miliea

«lu IT* siècle an mi^istnt appelé defensor , éla par une sorte

de saifra^e uniTersel la curie et le plebs) , et chargé de dé-

endr^ au besoin, contre le sonTeroeor lui-même, lesintérôts

de la population.

ÊYÊQUES, DE CHARLEHÀ6NE A LA !'• CROISADE

SSRorickII 800.

24 Dructam 840.

25 Hardoin 860.

26 GuYl 875.

27 Norbert 880.

28 Adalard 919.

29 Hector 928.

30 GOTBISCALK 936.

31 Bégon 963.

32 Pierre I

33 Guy II d'Anjou

Etienne de Gévaudan, usurpateur

34 Thëotard 998.

35 Fredol d'Anduzb

36 Etienne de Mercoeur ... 1025.

37 Pierre II 1053,

38 Etienne de Pougnac .... 1073.

On retrouve dans l'intérieur du presbytère épiscopal une image de l'administration civile. Il a son sénat et sa curie, ses hommes libres, ses leudeset ses serfs. — L'évêque gouverne , les prêtres assemblés discutent les intérêts qui leur sont soumis, les diacres exécutent les délibérations et répandent les aumônes, certains clercs veillent à l'instruction de la jeunesse , d'autres enseignent ceux qui se destinent

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