‹ Histoire du Velay (volume 3)Chapitre 49 sur 61 · ÉVÉQUES DES XYU*, XVIII* ET XIX* SIÈCLES · texte numérisé non relu

ÉVÉQUES DES XYU*, XVIII* ET XIX* SIÈCLES

1 597, visite son diocèse, fait restaurer les églises, en bénit de nouvelles, pose la première pierre de celle des Jésuites, construit le chœur à ses frais et y prépare sa sépulture. Il concourt à la fondation du couvent de Sainte-Catherine-de-Sienne , introduit les Ursulines , les Capucins , fait à tous de grandes libéralités , et donne aux Chartreux la léproserie de Saint-Lazare sur les bords de la Loire. — Son neveu, Just de Serres, qui lui servait de coadjuteur dans sa vieillesse, est nommé à sa mort, en 1621^ et le remplace comme évèque et comme bienfaiteur du diocèse. Pendant le cours silencieux d'un épiscopat de vingt années, il se plaît à multiplier les asiles de la- charité et les fondations pieuses. C'est un de ces ' inodestes prélats qui ne parlent que par leurs œuvres ; son nom peut ne pas être inscrit en lettres brillantes dans les fastes de l'histoire, mais là gratitude a dû bien souvent le mêler tout bas aux prières que récitaient de saintes filles à l'ombre des autels.

Henri de Maupas du Tour succède à Just de

Serres en 1641 , toutefois retenu comme aumônier

-ttjprè»de'bi reiiie Anne d'Autriche, il né peut venir

Wln^possession de son siège en personne qu'en

él'ft préside à un jubilé» consacre la chapelle de

sMation » introduit les prêtres de Saint^^ulpioe

nels il confie l'enseignement ecclésiastique de

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son évêcbé, el institue la congrégation de Saint-Joseph ainsi que la maison du Refuge. Quelques fâcheux démêlés avec la famille de Polignac , qui ne voit pas sans dépit sa puissance tomber en ruine comme ses châteaux , décident Henri de Maupas à quitter son diocèse ; la reine , sa bienfaitrice , lui Éait alors donner en 1061 celui d'Evrcux.

C'est seulement en 1665 qu' Armand de Béthune , déjà nommé mais trop jeune encore pour recevoir la consécration, vient prendre possession du siège épiscopal du Puy. On eût cru voir Jean de Bourbon ; il en avait la magnificence, la générosité, la noblesse, et savait réunir aux grâces d'un esprit cultivé les qualités viriles d'un administrateur intelligent el ferme. Il fait élever sous ses yeux un hôpital général pour les pauvres infirmes , appelle Vanneau, l'habile artiste, auteur du tombeau royal de Jean Sobieski, et lui commande les sculptures des boiseries d'une église qu'il dédie â saint Maurice, et les somptueux bas-reliefs qu'on admire encore à la cathédrale. Il passe des travaux qui charment l'esprit à ceux qui raffermissent les institutions. Nul ne veille avec plus de vigilance sur les abus; il réforme ceux qui restent dans les monastères, et porte sans hésiter à l'arbitrage d'autorités supérieures les derniers conflits de son évè-

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ché avec le chapitre. Il tient à ce que les. prérogatives de tous soient bien précisées; il réclame les siennes et ne s'arrête qu'après que son droit , devenu incontestable, lui permet de rétablir partout la paix et riiarmonie.

Armand de Béthune avait gouverné l'église du Puy près de trente-huit ans, Claude de la Roche- ÂYMON la dirige seize ans. Ce prélat fait son entrée solennelle en 1704, et il s'applique pendant le cours de son épiscopat à mettre de Tordre dans toutes les administrations publiques. — Ses trois successeurs, GoDEFROY- Maurice de Conflans, nommé en 1721, Charles de Beringhen, nommé en 1726, Lefranc de Pompignan, nommé en 1743, vivent peu dans leur diocèse. Le dernier doit à ses écrits une célébrité qui, en l'entraînant dans les combats politiques de la fin du XVIIIe siècle , est pour son âme ardente une cause de chagrins amers*

Marie-Joseph de Gallard-Terraube remplace , en 1774, Lefranc de Pompignan, nommé archevêque de Vienne. Ce nouveau prélat fait asseoir avec lui sur le siège épiscopal les qualités qui font l'érêque et l'administrateur. Il répare, il transforme, il cherche à consolider sa vieille église, et cache toutes les vétustés de ses murailles en ruines sous de trompeuses décorations. Le sanctuaire de Notre-Dame

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devient l'objet de ses plus tendres inquiétudes; il s'en empare le jour qu'il arrive, et ne l'abandonne que pour aller sur la terre d'exil d'où il ne doit plus revenir. Cependant , avant cette séparation qui lui est si cruelle , il a créé des routes, jeté des ponts, assaini , embelli sa capitale , fait d'importantes améliorations dans les autres villes de sa juridiction, et laissé dans le cœur de ses diocésains d'impérissables regrets.

La crosse pastotale du Velay reste trente-deux ans sans pasteur. Quand la paix est rendue à l'Eglise et que les évêchés sont rétablis en France, celui du Puy se trouve d'abord réuni à celui de Saint-Flour. Ce n'est qu'en 1823, par un accord entre le gouvernement et le Saint-Siège, qu'il est reconstitué et confié à la direction de Louis-Jacques- Maurige DE BoNALD, fils de l'illustre publiciste. Après une si longue vacance, le rétablissement de la discipline n'était pas sans difficulté; le jeune évèque emploie tous ses efforts à réaliser cette œuvre délicate, sans blesser ce clergé qui sort à peine des plus douloureuses épreuves. L'exemple de l'austérité du pontife fait bien plus, dans cette occasion , pour le succès , que l'autorité du chef.

Pierre -Marie -Joseph Dargimoles remplace, en

I»10, Vannce de BoBaU. appdé à rarcbevèché de LyoQ. Aeoduit cet épiscopal de moins de six ans, cet îDtefiifreat pcdol, aussi habile dans les aSures qn^affediâiuié à sod égUse, iditient da Souferaîn Pondfe de noaTdks bnUes pour la restitotîoii des julMb^ traditionnels, et il a la joie, en 184?. d*en présider un jasqoe4à sans égal par l'affluenœ prodigieuse qnll attire de toutes les parties de la France. Cest aussi par ses persévérants efforts que la complète restauration de la basilique est décidée et immédiatement entreprise.

JosEra-ArcrsTE-ViCToacc dbMoelhq!! Tient, en 1846, prendre l'héritage de son prédécesseur promu à l'archevêché dWix. Les él<^es les mieux mérités ne sauraient plaire à la modestie de ce digne évèque, nous le savons; cependant, nul n'y aurait plus de droits, puisqu'il sait unir aux vertus du prêtre les talents de l'administrateur. Un mot résume les premières années de cet épiscopat encore inachevé et qu'un double souvenir éternise dans la reconnaissance : C'est Victorin de Morlhon qui a vu terminer la grande reslaui-ation du sanctuaire d'Evodius , et c'est lui qui a couronné cette œuvre immense par rérection de la statue colossale de Notre-Dame sur la roche Corneille, glorieux trophée de la victoire et de la foi.

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