‹ Histoire du Velay (volume 4)Chapitre 21 sur 131 · DOLMEN DU MONT ANIS · texte numérisé non relu

DOLMEN DU MONT ANIS

» et quarrée en guise ^ autel, elle s'y reposa, et » le sommeil la saisit. — La Vierge la vint derechef » visiter. C'est ici, lui dit-elle, qu'à ton réveil tonmal » s'en ira , comme marque à toi et à ta postérité » du choix que j'ai fait de cette place pour y être » honorée et servie ès-siècles à venir. » A ces paroles, la patiente s'éveilla ; la fièvre l'avait quittée (1). Malgré les prescriptions d'en haut, le temple ne se fit pas encore, a Seulement saint Martial, » ajoute le chroniqueur , dressa vers ce roc mix> raculeux un autel en l'honneur de Marie, dans » l'espoir que le temps apporterait le moyen d'y » ériger un jour quelque chose de plus grand. » Ce fut sous Evodius, septième évêque du Velay, qu'une matrone de Ceyssac, qui était paralytique, s'adressa à Notre-Dame pour obtenir sa guérison. La Vierge apparut à cette malade et lui ordonna de se faire porter su/r la pierre de la montagne d^Ams. La matrone se hâta d'obéir, et aussitôt elle fut guérie de sa paralysie, ainsi que d'une fièvre cruelle qui la dévorait. C'est alors que l'église fut construite. — « Cette pierre, sur laquelle dormirent » ces deux femmes, dit dans un autre endroit de son

(1) Le p. Odo de Gissey (Histoire de Notre-Dame du Puy, lib. I, cbap. 7, pages 33 et 34. — Voir principalement les Manuscrits d'Etienne Médicis, déposés aux archives du Musée du Puy.

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