‹ Histoire du Velay (volume 4)Chapitre 22 sur 131 · DOUIEN DU MONT AN · texte numérisé non relu

DOUIEN DU MONT AN

» livre le p. de Gissey, donne un témoignage plus » <iue suffisant des guérisons qui s'y sont fûtes jadis » et qui s*y font encore tous les jours. On la voit au » bas du cbœur de Notre-Dame, du côté et près de » la porte qui entre dans Tévèché (1). »

En considérant comme un monument druidique la dalle miraculeuse du mont Anis, nous ne croyons pas risquer une conjecture trop téméraire. La forme, les dimensions , la nature, Thistoire de cette masse énorme viennent appuyer notre assertion ; d'ailleurs, comment et par quel but utile et explicable justifier sa présence sur le sommet d'une montagne, au pied d'un rocher d'une nature complètement différente (2) ? On sait que le catholicisme, pauvre

(1) n y a on tabieaa auprès d'ycelle qui montre en sa peinture les anciennes merveilles y opérées, avec deux vers déclarant celles qui y adviennent :

Pleba hoc rupe sita, fU aana sopare poaita.

Si qucBTOS quare, virtua adscribitu/r Arœ,

GissBT fHist. de iV.-D., lib. i, cbap. 21).

Dans le manuscrit de Médicis on lit : « L'an 600, la foudre tomba en la miraculeuse église de Notre-Dame du Puy, sur la Pierre des fièvres. — La tradition, en perpétuant ainsi ce souvenir, rapporte-t elle simplement un fait, ou veut-elle donner à comprendre qu'à l'époque ou saint Vosy éleva le temple chrétien, le feu du ciel frappa les autels proscrits?...

(9) La pierre dont nous parlons est une lave d'une nature

Oi nouas k wkxt axb.

à Mon berceau, commença par parifier les autels e htH temples des anciens cultes pour se les appro* inki\ avant d*cn constnûre de nouveaux. Par cette inf^^^nieiise substitution , les monuments les plus lirolaïuîs devinrent les plus saints; les dolmen en Kan^^lant^s, 1rs tables impures des sacrifices païens HcrvinMit d'autels aux premiers évoques; et si plus tard on los ab^indonna, la consécration chrétienne iw Irs avait i>as moins rendus chers et pour toujours

\a\ hcny des fièvres est en dehors de l'édifice,

biou au nuMne endroit où Médécis l'avait vue, il

y a tiHMs ivnt cinquante ans, et où le père de

<lisso> la ivtixHiva. Elle n'a jamais été taillée ni

liK'^^unoo do manit^iv à servir de parement exté-

\\\'\\\ ou intoi'iour; elle n*est jamais entrée non

l»Ui>t daiis^ les matômax de construction; elle n'a

\'\\ kHw oiui»U»ytv ivmme tombe , pm'squ'elle

•u* l»oilo iiuotmc uvdniue d'inscription. C'est une

i'*l»lo ou LiH' . auiouêe à jrrdnd'peine de plu-

■•«oinH houoîi; vU\4 toi"S» ue serait-il pas absurde

vl'.uluioitto i|u*uu Moo uu:^ considérable , dont

0»» M\\ii\i [Hi taiiv un $i précieux emploi, eût été

wMKlvut U 9(iUit tuoùf .' U tuut donc conclure que

^^»Ml\' vUilo«vuk> vlu U\ \\K<k^ Cvnitfille» au pied de loqueiie eUe '^ ^t'tui^^ M*«y*«|ViliH^ ^i^i^^u» Kau( d« doctes.

TDKUUJS. 95

cette pierre historique, cette pierre large en guise éPautelj cooune dit la légende, fut jadis un

dolmen (1).

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