‹ Histoire du Velay (volume 4)Chapitre 23 sur 131 · TUMULUS · texte numérisé non relu

TUMULUS

A propos de quelques rares tmnulus découvert dans le Yelay, nous n'entreprendrons pas une longue dissertation sur le mode de sépulture des Gaulois ; il nous suffira, pour l'intelligence de ce que nous avons à dire, de rappeler le respect pieux dont

(1) Cette pierre, qui paratt extraite des carrières dites de la Pradette, est d'un bleu foncé qui noircit avec le temps. Son grain est très-fin et fort dur. Elle se prête merveilleusement hjx œuvres d'art. Mais ce qui en empôcbe un plus ordinaire usage, c'est le prix assez élevé de l'extraction et du transport. U serait impossible de trouver nulle part de plus favorables matériaux pour la construction et l'ornementation des grands édifices. Les antiques scidptures qui nous restent en cette lave ont les arêtes si vives, sont si profondément, si nettement fouillées, qu'on dirait des fragments de métal.

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TDMULUS. 97

du moins celles destinées à ne recevoir que des urnes cinéraires. Elles consistaient en de petites excavations souterraines taillées dans un seul bloc de pierre ou composées à Faide de plusieurs dalles réunies. Les plus vénérées étaient surmontées de dolmen, les autres étaient enfouies sous un amas considérable de terres rapportées (1). Ce sont celleslà auxquelles on a donné plus spécialement le nom de turmtlus (2).

(1) Les Gaulois représentaient les morts avec l'urne à la main, symbole de la brièveté de la vie, et ils enfermaient avec eux dans la tombe une fleure de femme tenant deux enfants dans ses bras. C'était la Nuit, portant le Sommeil et la MùtU — - Plutarque, de Consolât,

... Relativement au mode d'inhumation usité par les Celtes, il parait qu'ils confiaient les corps entiers à la terre ou qu'ils les réduisaient préalablement en cendres. Le premier mode «st le plus simple et le plus naturel, il doit, conséquemment, être le plus ancien ; mais on a de bonnes raisons pour croire que l'usage d'enterrer les cadavres a continué concurremment avec celui de les brûler. — Dans les tumulusque l'on croit les plus anciens, les jambes et les genoux des cadavres sont

ployés sur le corps, et la tête est placée vers le nord On

distingue aussi deux époques dans les twnulus qui renferment des cendres : d'abord les restes des morts furent placés dans un petit creux pratiqué au milieu de l'aire du tumulus; plus tard on les déposa dans un vase en poterie grossière. — De Caumont, Cours d'antiquités monumentales, id.

(2) Au nombre des monuments purement celtiques , dit

98 nOTCLOS DB TALHAC.

Tont porte àcroire qaeFantel drnidiqoe de Talhac protégeait un monument funéraire. Non seulement la tradition Tient à l'appui de cette hypothèse, mais Fexamen des lieui la confirme. Les versions sont nombreuses et très-différentes dans le pays. Tantôt on en fait la tombe d'un général celte, tantôt celle des bonnes fées de Gilbertez , tantôt celle d'un géant ; quelques-uns Yont même jusq[u'à prétendre en avoir yu extraire des ossements humains (1)^ Sans accorder à ces allégations plus ou moins Yérifiées une confiance trop absolue, il couYient de faire remarquer que l'emplacement, la forme, les étroites et régulières proportions de la retraite pratiquée sous le dolmen ne peuvent appartenir qu'à un caveau mortuaire. Quant à décider si les

Dalaure dans son savant Mémoire sur Varchitectwre des Gaulois avant Us, conquête, sont ces monticules que les Romains appelaient twnulus, acervus Mercurti, etque nous avons nommés tombe, tombelle, combe, motte, bvtte, mon^ Joie.. , etc.

(1) M. de La Lande écrit que lors d'une fouille faite en cet endroit, on prétendit en avoir exhumé le tibia et le fémiwr d'un cadavre dont les proportions annonçaient une taille de six pieds. U est vrai que cet écrivain ajoute : « Ce fait est assez généralement démenti. »— Sans aucun doute, si le fait est démenti par les personnes qui elles-mêmes procédèrent aux recberches, on ne saurait l'invoquer ; c'est ce qu'aurait dû indiquer l'auteur.

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