RAPPORTS INDUSTRIELS DES VÉLAUNES
chez des artistes grecs que devaient se rencontrer le savoir et les traditions de la belle sculpture attique. Cependant, pour concilier cette interprétation avec les paroles si positives de César et de Tacite, qui ne limitent pas aux colonies phocéennes de semblables envois (1), peut-être serait-il plus exact d'admettre que l'ancien usage, velere insUPuto, de s'adresser des mains symboliques était général dans les Gaules ; mais que les Celtes, étant par eux-mêmes dans l'impossibilité de produire des œuvres semblables, les faisaient fabriquer dans les colonies d'où ils les tiraient. Cette interprétation semblerait, pour le cas particulier que nous examinons , d'autant plus acceptable, qu'il paraît hors de doute que la main et l'inscription ne furent pas exécutées par la même personne. L'une , infiniment correcte et pure, dénote une science anatomique unie à un goût parfait, tandis que les caractères de l'autre sont irréguliers, grossièrement tracés , comme les formerait un ouvrier des plus ignorants ; ce qui porte à conclure qu'une certaine quantité de ces mains
(1) Tacite el César parlent l'un et l'anlre de mains droites que, suivant l'antique usage, les cités et les armées s'adressaient en témoignage d'amitié. — Miserai civitas Lingonum vetere instituto dona legionibus dextras hospitii insignia,— Tacite, Hist.y lib. i, chap. 6i. ^ D extris exertis apud GcUlos insignepacis, — César; De bello gallico, lib. vu.