LE TELAY AU III" SIÈCLE
SOUS la hsche prétorienne; Maximin, ce goliatb barbare, est frappé comme eux; les deux premiers Gordiens trouvent la mort en Afrique, l'un au combat, l'autre en s'étranglant ; le troisième Gordien est égorgé ; Philippe et son frère Décius subissent le même sort. . . .
Laissons , laissons passer ce sanglant cortège d'empereurs qui, tour à tour sacrificateurs et victimes, virent se démembrer entre leurs mains cet immense empire. Ne rappelons que pour fixer une date au milieu de cette période de décadence, les efforts tentés dans les Gaules pour y constituer un pouvoir indépendant. De 257 à 274, les Gaulois, profitant de l'anarchie qui régnait dans les légions se choisissent leurs souverains que l'histoire flétrit, il est vrai, du nom d'usurpateurs, de tyrans, parce qu'ils ne furent point reconnus par le sénat romain, mais qui n'en gouvernèrent pas moins nos provinces avec toute l'autorité impériale. Postbumc.dit le Restauraieur des Gaules, Victorine, que l'admiration des soldats fit surnommer la Mère des camfs, Victorin , fils de cette illustre héroïne , que Trébellius Pollion compare à Trajan pour le courage, à Marc-Antonin, pour la clémence, à Nerva pour la sagesse, à Vespasien pour l'habileté, à Pertinax et à Sévère pour l'éneiigîe , Signalèrent leur trop court i)assage pur ua gouvernement actif , in-