‹ Histoire du Velay (volume 4)Chapitre 71 sur 131 · LE VELAT AU V« SIÈCLE · texte numérisé non relu

LE VELAT AU V« SIÈCLE

peut être que par de patientes , par de études, alors que la prospérité publique promet la fortune et la gloire aux artistes, que les chefsd'œuvre de l'antiquité sont bien compris, et, pour nous servir d'une expression consacrée, reproduits avec amour. — Néanmoins!, si l'appréciation élevée des nobles et belles exécutions monumentales s'était perdue , le goût corrompu , mais non afiGûbli des choses luxueuses se retrouvait encore chez les personnages opulents et dans les détails de la vie privée. Sidoihe - Apollinaire célèbre la magnifique villa de Leontius , sur une haute colline des bords de la Dordogne ; il rapporte avec une minutieuse exactitude les dispositions de sa délicieuse terre d'Àvitacum, et se plaît au souvenir d'un repas donné à l'empereur Majorien par un citoyen d'Arles, dans lequel, dit-il , de vigoureux esclaves fléchissent sous le poids des vases d'argent. Il décrit les lits des convives drapés en pourpre, et les murailles de la salle couvertes de tapisseries d'Assyrie et de Perse, toutes peintes ou brodées (1) .

C'est pendant cette dernière période que le Velay subit les incursions qui désolèrent le territoire. Ses monuments romains étaient pour toujours couchés

(1) EpUt. Il, 13.

Page 1