‹ Histoire du Velay (volume 4)Chapitre 76 sur 131 · FRAGMENTS GALLO-ROMAINS · texte numérisé non relu

FRAGMENTS GALLO-ROMAINS

si Ruessium a été ruiné, c'est pour reconstruire à près de trois lieues de distance une autre cité avec ses décombres. Le Puy est assis sur une roche vive, s'abrite au .pied même d'un immense rocher, tout le territoire environnant est couvert de matériaux, et les carrières qui ont été exploitées pour l'érection des principaux édifices gallo-romains sont plus voisines du Puy ; dès lors, s'il n'eût fallu que des pierres, il en aurait coûté beaucoup moins d'aller les chercher là. -- Tel n'a point été, nous le croyons du moins^ le but des démolisseurs de nos édifices antiques; ce qui le prouve, c'est qu'après avoir parcouru notre petite province, après avoir attentivement examiné à l'extérieur ses plus anciens monuments, nous avons constaté un fait fort précieux à recueillir, le voici :

Dans les murailles de presque toutes les églises romanes du Velay on aperçoit un, deux ou trois énormes blocs antiques, d'autant plus faciles à reconnaître qu'ils ont des trous de louve , sont en grès de Blavozy, ont des dimensions disproportionnées et paraissent complètement seuls de leur espèce dans tout l'appareil. On dirait, et pour nous la chose est évidente, que dans la pensée de ceux qui construisirent ces égUses , ce fut une condition pieuse d'avoir pour pierre fondamentale un débris profane. Mors , et quel que fût

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