‹ Histoire du Velay (volume 4)Chapitre 87 sur 131 · AUTEIJKS QUI EN ONT PARLÉ · texte numérisé non relu

AUTEIJKS QUI EN ONT PARLÉ

fdsion la plus grande. Plus de cent volumes parlent de ces ruines, plusieurs ont été publiés exprès : les uns pour affirmer l'illustre et très-antique usage de chacune de ces pierres , les autres pour contredire , pour nier ces allégations , les traitant d'ignorantes et de mensongères. Il est vrai que ce rocher de Polignac est peut-être un des lieux où se sont livrés le plus de batailles archéologiques, et il s'y rompra plus d'une lance encore. Sam%uel Guichenon , dans ses Notes ; le père Sirmond ; le président Fauchai , dans ses Antiquités françaises ; le président Savaron-y dans ses Observations sur la sixième lettre du IV* livre de Sidonius ; Chabrol , dans sa Coutume d'Auvergne; Guillaume ParadAn, dans ses Antiquités de Lyon; Pierre de Saint-Julien, dans ses Antiquités de Bourgogne ; Gaussincourt , dans son Histoire de Malte ; Gabriel Simeoni , dans sa description de la Limagne d'Auvergne ; le chanoine AudÂgier, dans ses Manuscrits; le père Branche; le Tieux poète Hugues d'Avignon; l'abbé Lebeuf; Faujas de Saint-Fond ; Odo de Gissey; frère Théodore; Dont Vaissette; Montfcmcon; les auteurs du Gallia ChrisPia/na ; MicJiel Arnaud; Charles Nodier; Touchard-Lafosse ; Mcmgon de La La/nde; Desribiers; Dulac de la Tour; Prosper Mérimée; Félix GreUet; le vicomte de Becdelièvre, etc., etc., ont émis au sujet de ces antiquités les opinions les

plus contraires. Dans ces derniers temps surtout la querelle a été vive.

Séduits par l'aspect solennel et grandiose de ce gigantesque monolithe, ceux qui résolvent parla poésie les doutes que la science laisse derrière elle veulent que de tous temps le rocher de Polignac ait servi d'autel aux divinités tutélaires de la contrée. L'imagination leur montre au fond des âges les druides y dressant des tables de sacnâces pour faire couler le sang des victimes hmnaines. Plus tard, elle leur fait admirer les splendeurs monumentales d'un temple immense à l'Apollon Delphique , debout sur la pierre de l'ancien culte gaulois. Elle peuple ce roc solitaire de prêtres et d'oracles. — Un masque colossal , une inscription cent fois répétée sur les bornes miUiaires, quelques fragments de sculptures gallo-romaines que plusieurs disent apportés de Ruessium par les anciens seigneurs lorsqu'ils construisirent leurs chapelles, peut-être se rattachant à un étdblissement romain quelconque, comme aurait été une tour d'observation ou une vigie de signaux, voilà les preuves qu'ils invoquent. Puis , confondant les ruines de la féodalité et ceUes d'édifices romains placés sur les hauteurs comme simples points trigonométriques, ils les font tous indistinctement concourir à la démonstration du système mythologique le plus erroné et le moins appli-

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