‹ Histoire du Velay (volume 4)Chapitre 93 sur 131 · SILOS, PUIT8 ET QTERNES · texte numérisé non relu

SILOS, PUIT8 ET QTERNES

a-t-il vu que cette excayation était percée en forme d'entonnoir? quelles issues a-t-il jamais pu découvrir, qui permissent aux prêtres de pénétrer dans ces prétendues salles souterraines, ailleurs que par l'endroit, suivant lui, hermétiquement bouché par le masque du dieu (l)î A quel caractère re-

» immense, gigantesque... Malheureusement les vieilles cbro- » niques du pays se trouvent infirmées par le fait de cette » entreprise moderne, dont le premier mobile, tout de phi- » lanthropie, a été le désir de créer un atelier de charité » Faut-il le dire? beaucoup regrettent aujourd'hui ce près- » tige mystérieux qu'on vient d'enlever au château, cette » poésie secrète qui enveloppait ses ruines... Ainsi ces » salles d'initiation druidiques , ces conduits acoustiques » des oracles romains , ces passages souterrains du moyen- » âge , ces oubliettes des temps féodaux, jusqu'à ces portes » de fer précipitées durant les tempêtes révolutionnaires, » tout cet aliment de rêves scientifiques , de curiosité lo- » cale, tout se trouve détruit et disparaît avec les décom- » bres. » {Armales de la Société d'Agriculture du Puy, t. XXI, p. 45 et 46.)

(1) M. Mérimée fait bonne justice de ces salles souterraines. « On m'apporta une échelle, dit-il, et, muni d'une torche de paille, je descendis dans le puits. À moins de 20 pieds, je rencontrai le sol, exhaussé en quelques endroits par des gravois qu'on y a jetés ; mais il y a de l'eau dans les parties basses. Je me trouvai dans une salle carrée de 7 mètres de côté, voûtée en ogive, dont les murs sont enduits d'une matière rougeâtre, qui ne b'est bien conservée

connaflHi an ^ÎBfe dTApoSon dms cette fêle tilée? GénénknKnt , le mitre de la hmiière,

qqttdàia les parties sapérieaRs.lusIekas, qa ««il mi ippap>il asao régolÂr de modloas^ d^enriToo 18 pouces de UMgaear sur 7 oa 8 de ha::le«r. La salle est diTisée par one nasfit de cinq arcades en pietn-cintre, reposant sur des pOîers carrés, épanneiés et comme cannelés sor lenn angles. La coape des daTeam, la forme de ces pilier», cdle de la Toûte, Tappareil de la maeonnme; ne permettent pas de méconnaître one coostmction da moyen-ftfe . dont U date serait probabl?ment la fin du quinzième on le commencement da seizième siècle. Feot>étre la salle est-elle pios ancienne, car ses arcades , qui semblent pins modernes , penrent arolr été ajoutées après oonp pour consolider U ▼oûle. — Quelle que soit la date , je le répète, il n'y a rien de romain là-dedans, et c'est, sans contredit, une citerne établie par les propriétaires du château. Cette destination ne parait pas douteuse, quand on examine deux conduits, bouchés aujourd'hui, qui amenaient les eaux de pluie dans ce réservoir (p. 256-357). > — M. Félix GreUet, dont l'opinion sur les antiquités de Polignae est si sérieusement méditée, si sagement discutée, n'hésite pas dayantage : « Nous ajouterons, dit-il , que nous avons peu visité de forteresses du moyen-âge bâties sur des rodiers, qui ne présentassent des citernes identiquement semblables à celle de Polignae, c'est-à-dire resserrées vers le col, et fort évasées à la partie inférieure. On en trouve de pareilles aux châteaux d'Arzon et de Mozan , à l'abbaye de Chanteuges; il en existait une autrefois au château d'Allègre, et on nous assure que le château de Lavoûte-PoU-

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