‹ Histoire du VelayChapitre 122 sur 125 · LOCUS ISTE SANCTUS EST · texte numérisé non relu

LOCUS ISTE SANCTUS EST

Le maitre-autel n'existe plus ; il a entraîné dans sa ruine la tombe de Robert de Mehun , évêque du Puy , assassiné aux portes de l'abbaye.

Le mercredi 3 juin 1609 , Messire François Barry , contrôleur des tailles de la ville du Puy, en présence du sieur Bertrand, juge-mage, fut, par lettres patentes scellées du sceau de la cbancellerie, installé comme économe au gouvernenlent et aux fruits de l'abbaye.

Jacques Teysson, granger du couvent, témoigne de la mort de Messire du Lac, abbé de Doue, arquebusadé près do l'abbaye, le s mai 1609.

Le 15 août 1762, Louis XV nomma Dom Martin Gaudivaliy, abbé de Doue. Il fut le lO» et le dernier. Ses prédéœsseurg, qui vivaient à Paris, avaient dissipé les revenus et endetté le monastère. Aussi, quelque temps après, le roi Louis XVI la mit d'abord en économat, puis en commende ; c'est-à-dire que les religieux furent conduits dans d'autres monastères, et un administrateur fut chargé de régler la situation.

NOTE G (Page 318;

Dans une réunion qui eut lieu au Monastier , dans la salle du chapitre, le 17 août 1590, et à laquelle assistaient Vévêque, Saint-Vidaly de Chaste, Rochemore et les consuls du Puy Irailh et Vallat, les états rédigèrent un traité dans le but, y est-il dit, de remettre la paix, Vunion et la tranquUlité entre les habitants de la ville du Puy et les diocésains du pays de Velay.

Le premier article de ce traité est ainsi conçu : « Les » gens des états ayant entendu les remontrances faites par » le sieur de Rochemore tendant à la paix et à la tranquillité » du pays, singulièrement de reconnaître l'autorité du sei- » gneur de Montmorency comme 11 est plus amplement écrit » au procès-verbal des séances des états ,

» Messieurs les consuls de la ville du Puy ont répondu ce > qui s'en suit :

» Lesquels consuls, au nom de la communauté de la ville » du Puy, après avoir protesté n'avoir jamais été cause de » la guerre qui s'est faite en ce pays de Velay, et ne vou- » loir être occasion de l'interruption de la paix, ains s'em- » brasser de toute leur afleclion et volonté, ont déclaré au » seigneur de Rochemore que pour la manutention de la

» paix aux dits pays et ville, ils se yonlaient conformer à » l'intention et volonté de monseigneur de Saint-Yldal, gou- » vemeur, et reconnaître pour gouverneur et lieutenant- » général du roy en Languedoc monseigneur le duc de » Montmorency, sous le bon plaisir et volonté de notre » Saint-Pére le Pape, chef de l'Eglise catholique, apostolique » et romaine, demeurant toujours lesdits habitants en leurs » anciens privilèges, franchises et libertés accoutumées dans » l'état auquel il sont depuis cet arrêté , et demeurant la > déclaration faite par les consuls et messieurs du chapitre de » l'église Notre-Dame de la ville du Puy, sans préjudice de » celle que l'autorité de monseigneur le duc de Montmorency » comme gouverneur et lieutenant-général pour le roi en » celte province de Languedoc, fera reconnaître dans tout le » pays de Velay.

» Néanmoins les dits états supplient très-humblement mon » dit seigneur le duc les vouloir maintenir en la religion » catholique, apostolique et romaine, et ne permettre qu'au dit » pays y soient aucuns chefs attirés.

» ...Et de môme maintenir les rebelles pays de son obéis- » sance en leurs anciennes libertés, franchises et privl- » léges, etc., etc... »

NOTE H (Page 326;

Nous croyons devoir donner aussi une autre lettre d'Henri ly à César de Saignard , un des braves chevaliers du Yelay. La maison de Saignard , dont les titres de noblesse furent confirmés par jugement du 12 décembre 1668, possédait la baronle de Queyrlère» une des dix-huit qui donnaient un

Siège aux éUte. Au nombre des ancêtres dont se glorifient cette famille et le pays, il ne faut point oublier Jean de Saignard qui offrit au roi Coarles Vil les premiers drapeaux enle- Tés aux ennemis dans le Telay.

Lettre (T Henri lY h César de Saignard, commandant rfime compagnie de deux cents hommes^ par commission du 4 avril 1590.

« A notre cher et bien amé César de Saignard, salut. » Ayant délibéré de melirc sus et faire promptement lever et » assembler bon nombre de gens de guerre tant de cheval » que de pied , pour nous en servir ès-occasions qui se pré- » senteront pour la conservation de notre état et de nos » bons sujets, et d'en bailler la charge à quelques vaillants » et Apérimentés capiUines à nous fidèles et assurés. A celte » cause, iesdites qualités être en vous, vous avons commis » et député, commettons et députons par ces présentes, si- » gnées de notre main, pour lever, mettre sus et assembler » incontinant et le plus diligemment que faire se pourra, le > nombre de deux cents hommes de guerre à pied, françois, » des meilleurs et des plus aguerris soldats que pourrez » choisir ; et iceux mener et conduire à la guerre avec vous, » sans désemparer ladite compagnie, sous la charge de notre » cher et très amé cousin le duc d'Epernon, l'un des pairs » de France et colonel-général de notre infanterie française, » la pari où il sera par nous ou nos lientenants-généraui » ordonné et commandé pour notre service, faisant iceux » vivre avec telle police, qu'il ne nous en vienne aucune 9 plainte. De ce faire, vous avons donné et donnons plein » pouvoir, autorité, commission et mandement à tous ceux » qu'il appartiendra, qu'à vous ce faisant ils obéissent; car » tel est notre bon plaisir.

» Donné à Corbeil le quatrième jour d'avril, l'an de grâco » 1590, et de notre règne le premier.

> Signé Henri.

» Par le roi : Signé Suzs »

NOTE I (Page 368;

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