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A quelque temps de là un certain Terrisse, hu- ' guenot du Puy, eut une querelle avec Ghabanne , catholique , et le blessa assez grièvement. Alors arriva le même incident que pour Jacques Guitard. Voici de quelle manière le rapporte Burel, qui en fut témoin : c ... Ce fust la cause que le peuple » commença à murmurer et à s'irriter contre luy, » de sorte qu'Us avoient levé les armes. Ce qui » donna moyen à Monseigneur le sénéchal de ve- » nir à Touvroir de Terrisse , la main armée, et de » le prendre prisonnier. Il trouva Terrisse déjà la » corde au col et il Fôta de la fureur du peuple » qui le vouloit tuer.' Les huguenots étoient re- A tirés aux- fauxbourgs, et les enfans les y allè- » rent reconnaître. Lors, fut tué d'un coup d'arqué- » buse un chirurgien au moment où il cherchoit à » se garantir aux fialadours et jardins de St-Gilles. » Les autres se prosternoient par les fenestres des » maisons. Gomme il étoit heure tarde , on ne les » inquiéta pas davantage ; cependant ceux qui se » reliroient dans la ville laissoient les armes à la » porte. — Plus tard, information fut faite par au-
Saint-Pierre-le-Vieulx, où ils estoient gardés par des gardes expressément. Et toutes leurs armes trouvées en leurs logis furent mises et serrées dans la maison de ville. — Toutefois , on n'a moyen de pouvoir nommer tesdicts btiguenots, i cause du grand nombre qu'ils étbieft t / ' Sfàkh^cfitie BtJlltiV
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» lorité de justice, et plusieurs des rebelles fugitifs » furent condamnés, puis exécutés en effigie, i
Les calvinistes du royaume avaient choisi la ville de la Rochelle pour leur quartier général. Là , se léunirent Condéy échappé par miracle aux ardentes poursuites de Vieilleville, de Montluc et de Tavannes , A'Andelot, que la reine-mère n'avait cessé d'environner de pièges et qui n'était pas arrivé sans dangers non plus que les trois mille bretons armés dans son gouvernement , Jeanne dCAlbret , que Catherine appelait auprès d'elle pour lui faire de la cour une éternelle prison , Henri , son fils , ftgé de quinze ans à peine qui, dans une marche périlleuse de près de vingt jours et à la tête de quatre mille soldats, venait de faire replier les postes du terrible Montluc. — En voyant arriver à travers tant d'obstacle ses nobles compagnons, Goligny s'écria comme Thémistocle : Nous périssions^ amis, si nous n'euS' siens été perdus ! — Ce fut vers la fin de l'année qu'ils se mirent de nouveau en campagne , sans s'inquiéter du traité qui, du reste, était réciproquement violé par la cour et par les parlements .
Les deux armées étaient à peu près égales en nombre et s'étaient donné pour champ de guerre l'Auiiis, la Saintonge, l'Angoumois, la Bretagne et leToitou. Les rigueurs de la température suspen-
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dirent momentanément les hostîlités^. Quand il fallut se battre', Tarmée huguenote ',''triâ»'$oldée,'éè trouva amoindrie déplus d'iih tietis. Les' royaiiîx saisirent adrôitemeiit fcétte éiréôta^taftcé' el;> le^ 19 mars 1569, livrèrent et ^àgnèrehft M'ftÀtAlLLE de Jarnac; bataille dans laqtlellë Slldc?oinbà; 'efri • l!èrt>s le prince dé Côhdé. • ' '' ' ' '"' * ' ^' ^ •• ' '• û C'est poùf célébrer det êVémèmetif, dît 'Ba- » rel, qu'il lut fait dne hottorablc' prbcessifm pir » la ville du Fuy, lés portes fermées, lefe cloches » sonnant, tout le peuple étant en grande réjouis- » sance. Le lendemain on alluma un énorme feu » de joie sur la place du Martouret et on chanta un » retour poui^ les âmes des pauvres gens décédés » dans ce combat (1). »
Golîgny vint mettre le siège devant Poitiers. Il s'imaginait qu'il lui serait facile de s'emparer de cette
(1) Au mesme an, le jour de Saint Barthélémy, M. de Rochebonne, gouverneur, fl^'assettiblerles gens au Puy pour aller reprendre jBonnc/ay, .Mî/i, Sa^M^irè^e-; c&qull/flst. Ayant faict battre Je timbour,.fusl,tçllQipent,^ccpRiDalgniè dq jcetui de la ville, qu'enfin. ils chassfàrenl l'ennemy. qu'estoit dans Bonnefoy, et luèrent trente de ceux qui estoient de la compaignie du capitaine Charreyb', sans y peràrè dîe ïèur côt^ 'qu'un beau-fiKdtf'teilip^l'bMehîef dM'PttJr. ' " "l'i — '-«l*'
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ville, mais sea jEispéran^es furent loin de se réaliser. Pour.Ia-p»emièrei,foi^.il se trouvait en face du duc de Gttise^ hérUier 4^ • haut renom de son illustre père; etMeut.iiuttey^.nonispjuJbBip^nt contre ce vindicatif /^^d^epaîre^^iiais en^^rp cqi^trçune épidémie violem te qui. décima ou (jlsypersa, f\ine partie de ses troupes. Il fallut alors songer à la retraite; l'amiral 'y a^isa* Vennew, de noncoté, sut profiter du nKMBenè et , compae? à Jaifnacy provoqua une aetioti dans la va&te .plaine de Moncontour, où, le 3 novembre de la même années les catholiques reinportèrcnt encoreune éclatante victoire.
Les huguenots dispereés ne perdirent cependant pas courage; tous regagnèrent Montauban. De nombreux secours les y rejoignirent, et en peu de temps leur permirent de se rendre maîtres d'une grande quantité de places importantes, entr'autres, de Sain Ih Jean- d'An gély^ devant laquelle le frère du roi lui-même fut obligé de capituler.
C'^st à cette époque qu'il faut placer une sanglante exécution ordonnée au Puy par Rochebonne, sénéchal-gôuvel'rtenr. Dôiïze jeunes marchands de la ville de Crèst , accusés de venir du camp et convaincus (Je porter lès aripes pour lej triomphe de l'hérésie, furent p^|iu$ ^ .étr^nglé^, sans miséricorde et p^s.prQqès, la nuit, à la lueur des torches,
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sur la place du Martouret , devant une foule immense, c Le peuple , dit Burel , trouva la chose 1 fort lamentable , fort scandaleuse , et n'en fut » témoin qu*avec grands pleurs et lamentations. >
Après l'hiver, Coligny, accompagné du jeune Henri de Bourbon et du fils de Gondé, traversai TAgenois, franchît les Cévennes , se dirigea sur Paris , tandis que les royaux, commandés par le maréchal de Cossé, s'avançaient contre eux. Les deux armées se rencontrèrent auprès d'ARNAY-LE-Duc, au mois d'août 1 570 ; mais cette fois les calvinistes restèrent victorieux et, ce qui est bien digne de remarque, ils furent les premiers à tendre la main. Coligny voulut, dans cette circonstance, donner une haute leçon à ses deux élèves ; il le fit avec la grandeur d'âme qu'on devait attendre d'un héros. Toutefois ce fut lui qui dicta les conditions de cette troisième paix, dont les principales clauses, formulées en édit royal, garantissaient: Amnistie générale aux réformés^ — liberté de conscience, — exercice public du calvi7iisme dans toutes les villes où il était établi^ — révocation de toute sentence criminelle pour cause d'opinion^ etc.