L'INQUISITION AD PUT
breuses procédures* que, le 27 du même mois, le glas funèbre des agonisants annonçait encore à là ville consternée de nouveaux supplices. Jacques Balalhon fut massé, roué en place publique, et son cadavre fut porté sur une claie au pilori de Ronzon ; Antoine Sabatier fut pendu ; quelques jours après son frère Claude fut décapité (1).
Ces grandes et terribles exécutions se terminèrent par une procession solennelle à laquelle voulurent assister toutes les illustrations de la province. Monsieur le sénéchal, le juge-mage, les consuls et les gens de justice étaient en tète, vêtus de leurs robes ; le pétard de Chàlillon y fut aussi porté. Depuis lors, tous les ans, en l'honneur de dette heu^' reuse délivrance, on fit une semblable cérémonie.
(1) Et qunnt aux autres prisonniers, il fut plus en plein procédé, ce que trouverez aux actes du seigneur prévost.
BUREL
vin