‹ Histoire du VelayChapitre 64 sur 125 · U FAMINE, LA PESTE ET LA GUERBE DANS LE VELAT · texte numérisé non relu

U FAMINE, LA PESTE ET LA GUERBE DANS LE VELAT

rapidité, qu*il fallut creuser d'énormes fosses en dehors des murailles pour y jeter pèle-mèle les vietimes de chaque jour. « Tel étoitle désespoir de cette » population misérable, dit Burel, que la nuit en- » tière, le jour tout entier, ils crioient : Alarme! • Nous mourons de faim!,.. Et encore quand on

> venoil pour les secourir ils mordoient comme des

> chiens enragés. »

L'encombrement et les besoins furent si grands aux fêtes de TAscension, vers Tendroit où Ton avait coutume de porter les aumônes, que ceux qui étaient chargés de les distribuer, soit qu'ils ne pussent résister aux violences qu'ils éprouvaient, soit que le contact trop prolongé des pestiférés les effrayât, se retirèrent laissant encore beaucoup de monde sans secours, et ajournèrent l'œuvre charitable qu'ils n'avaient pas eu la force ou la possibilité d'accomplir. Mais quelle ne dut pas être leur douleur lorsque, le lendemain, ils trouvèrent quatre à cinq cents personnes mortes dans les fossés ?

Pendant ce temps, l'amiral duc de Joyeuse, favori du roi , s'avançait, à la télé d'une armée de dix mille hommes , pour combattre Henri de Navarre. En quittant la cour, le présomptueux général s'était engagé à soumettre tous les sujets rebelles qu'il rencontrerait sur sa route, et à revenir bientôt vainqueur du Béarnais.

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