U FAMINE, U PESTE ET LA GUERRE DANS LE VELAT
Joyeuse, ea attendant qu*il pût tenir la seconde partie de ses promesses, se mit en mesure d'accomplir la première. Il traversa la Umagne, s'arrêta à Brioude, prit connaissance des lieux, et demeura quelques jours dans cette ville pour diriger ses plans d'attaque contre les plfu^es^ insoumises du Velay, du Gévaudan, du Rouergue et d'une partie de TAuvergne. Déjà des ordres avaient été expédiés de Paris afin que le Yelay eût à lui fournir, pour sa part, trois mille écus et sept cents septiers de blé. Comme il était impatient de recevoir cette taxe, il expédia en toute hâte un courrier au Puy, réclamant, sous peine de traverser la province et d'y séjourner avec son armée, une s^tmme de quinze mille écus et six des canons de la ville.
Les états immédiatement assemblés décidèrent qu'un emprunt allait être fait aux personnes les plus riches, jusqu'à concurrence de la taxe royale, et qu'on en enverrait le montant à l'amiral par le gouverneur lui-même, avec humble prière de ne pas exiger davantage, car la misère du pays ne permettait pas un plus grand sacrifice. Saint- Vidal remplit sa mission. Pour donner au roi une preuve de la sincère affection de la province, il remit, à titre de prêt, trois canons de plus que le nombre indiqué. L'argent et Tartillerie ftirent acceptés avec empressement* On loua le zèle des