LE PUY. — DOUE. — SOLIGNAC. — BSPALT
valent avoir de leur appui. Nous citerons, comme exemple, un fait entre plusieurs. C'est Burel qui le raconte et nous le reproduisons textuellement : < Après que les garnisons du sieur de Pouzols et des autres eurent si bien butiné à la prise de Soj lignac, dit-il, leurs femmes vinrent au Puy pour » recouvrer les dépouilles. Là , elles se bravoient » toutes, tellement qu'un soir elles commencèrent » une sédition de nuit vers un logis de la rue St-Jac- » ques nommé Anne, et cela pour un mécompte de ^ deuxliardsdepain. Les choses furent si loin qu'on » lira des coups d'arquebuse par les fenêtres et » qu'il y eut deux blessés. Alors l'alarme fut grande D par la ville, tout le peuple étoit en colère. Les X» consuls se trouvèrent contraints de sortir par les » rues avec le chaperon rouge au dos pour apaiser » la fureur publique. Ils ne purent même se dé- » fendre de mettre plusieurs citoyens en prison ; » car le sieur de Pouzols menaçoit de s'aller ranger
tin et pillage de la ville ; lequel pillage, meubles et quelques bestailhs, les soldats et volontaires de la ville firent conduire au Puy deux jours ap.ès, ce qui ostoit chose fort pitoyable avoir. Par le moyen duquel pillage survinrent plusieurs discords entre les capitaines et les soldats. Enfln tous s'accordôrent; et, pour rendre grAces à Dieu d'une si grande victoire, fust faicte une procession gént^rale par toute la ville où il y avoit beaucoup de peuple assistant à ycelle en grand dévotion et prière. Mss, de Saint-Sauvbur, folio 143