‹ Histoire du Vicomte de Turenne, Maréchal Général des Armées du RoyChapitre 35 sur 50 · LOUIS DE BOURBON · texte numérisé non relu

LOUIS DE BOURBON

Je vous prie d'affùrer Meffieurs de Beauveau , de Duras Se de Grandpré .de mon fervice , &c Meffieurs de Saint Romain 8c Satraûn , 8c tous les Officiers qui vous ont fuivL

O X<3. Février t6$U

Il LETTRE.

ONSÎEUR,

^J'ai reçu la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrlre , 6c vû celle que /vous avez écrite à ma Sœur ; je m'afTure quelle vous mande au long l'état de (toutes chofes ; je vous fupplie de me faire feavoir le plus fouvent que vous fourrez ce qui fe pafTcra de delà , foit pour la Trêve foit pour la fufpenfion d'armes. Les affaires ici n'ont pas encore pris 1 affiette qu'on pourroit fbuhaiter , 6c nous y travaillons au mieux qu'il nous eft poffible , je vous en ferai feavoir le détail au premier jour. Le Contrat de M. de Bouillon fera figné dans quelques jours à là fatisfa&ion. Il reftoit un article que j'ai fait réfoudre avant-hier qui l'avoit arrêté jufques ici , 6c qui étoit très important : c'etoi t pour faire jurer Monfieur votre frère foi de Prince , fi bien que tout eft à *ctte heure conclu. Pour vos intérêts particuliers ma S«ur m'en a entretenu

Xx PREVUES.

fort au long , j'y travaillerai comme je dois , & je vous jure qu'ils me feront plus chers toujours que les miens , & que je ferai toutes chofes pour vous le témoigner. Nous vous envoyons quelqu'argent , mandez nous librement ce dont vous aurez befoîn , & nous y pourvoirons à l'heure même. Aflurez-vous , je vous conjure , de mon extrême amitié , & continuez moi la vôtre , puifque je fuis plus qu'homme du monde,

MONSIEUR

Votre très - arTc&ionné Serviteur, LOUIS DE BOURBON.

AParit tt I». M*rt K/i.

///. LETTRE

L'Embarras des affaires ainlî que vous l'aurez déjà appris par Moniteur votre frère , m'empêche de vous pouvoir répondre bien polîtivement fur l'affaire de la paix , aulfi faut-il attendre le retour de celui qu'on a envoyé à Bruxelles pour fça voir fi l'Archiduc a pouvoir : Mais il me femble que vous avez déjà allez de fujet de prendre vos mefures avec les Efpagnols pour vous retirer.Monfieur votre frère s'eft chargé de vous faire fçavoir tous nos fentimens là-dcuus , nous en avons eu une longue conférence avec ma Sasur enfemble ; cependant je vous fupplic de me faire fçavoir à peu près le tems auquel il faudra que je tienne mon monde prêt pour entrer à Stenai , fie comme on en ufera pour la Ville 6c les choies qu'il faudra mettre dans la Place , foie pour les munitions de bouche , foit pour celles de guerre , j'en ai donné le gouvernement à M. de Marfin , je croi que vous ne défaprouverez pas le choix que j'en ai fait. V ous voyez qu'il cil nécclfaire que je fçache ces chofes. là un peu de bonne heure crainte d'être furpris. Je donnerai ordre au plutôt pour vous faire avoir fatisfiûion pour vos troupes , mais je n'ai pû encore le faire, Moniteur Se moi ne voyons pas encore la Reine. Vos autres intérêts me font plus chers fie plus confiderables que les miens , Se je ne vous fais pas un compliment quand je vous aflure que je vous le ferai paroître de telle manière que vous le fouhaiterez. Je fuis,

MONSIEUR

Votre très - affe&ionné Serviteur, LOUIS DE BOURBON-

APtriJ tt it. Avril K/i.

PREUVES. xxj LETTRES DU VICOMTE A LA VICOMTESSE

DE ÎU&ÏNNE.

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