‹ Histoire du xix.e siècle. (Œuvres posthumes)Chapitre 25 sur 79 · BONAPARTE DUPE LE DIRECTOIRE · texte numérisé non relu

BONAPARTE DUPE LE DIRECTOIRE

céments pour tout le parti rétrograde, en tenant à Milan près de lui le dangereux Antraigues qui avait leur secret, il voit ce parti même l'attaquer aux Cinq eenls, au sujet de Venise, par le d^uté Dumolard. II s'étonne, s'indigne, voit que les rétrogrades (royalistes, Autrichiens) se sont joués de lui, ne lui savent aucun gré de sa modération pour le pape et l'Empei^ur. Et sa fureurl'emporte jusqu'à cetaveu ridicule. Il dit précisément ce que nous disons : « Qu'à Léoken, il a sauvé Vienne et l'existence de la maison d'Autriche ^ »

M. Lanfrey a fort bien résumé ses incroyables variations, de mars en octobre 97, tous ses marchandages d'États, de peuples. Venise, offerte par Carnot, et, d'autre part. Milan dans une autre combinaison, arrivent tour à tour. Mais c'est dans la Correspondance de Bonaparte, c'est de lui-même qu'il faut apprendre les détails de sa perfidie. Nonseulement il laisse nos envoyés français s'engager, promettre en son nom, mais lui-même il écrit aux Vénitiens comme à un peuple ami et allié, protégé de la France, pour leur soutirer leurs vaisseaux par lesquels il saisit dans l'Adriatique les îles vénitiennes. De proche en proche il se rend maître des ressources de tout genre qu'offrait leur port, même du bois de construction. Pendant ce temps, dans ses lettres à

*■ Correspondance, t. III, p. 205.

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Paris, il écrit mille injures contre les Italiens, pour faire plus d'impression, il met par deux dans ses lettres des petits stylets vénitiens, qui, d ont servi aux assassinats de Vérone.

Pour retrouver un spectacle semblable dans 1 toire il faut remonter jusqu'aux légations de chiavel, aux perfidies de César Borgia.

UVBE TROISIÈME

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