III
•(combien il eet dfîfficile d'êtpe juste ! par con^ bien de nuages, de barrières k A'érité peut être ajournée, ifidérmiment obscurcie î
^'en ai Pexempledans mon troisième volume
Des àe mé i m ks peu connus en Russie , et
lYni PRÉFACE.
ailleurs parfaitement inconnus ^ m'ont mis à même de pénétrer et de juger une épocpie et un règne jusqu'ici fort mal représenté, le règne du czar Paul P.
Le temps n'a pas manqué. Voici soixantetreize ans que Paul est dans la terre. Ses fils ont régné cinquante ans avec un pouvoir absolu. Qui donc a empêché la vérité de se produire? L'empereur Alexandre, à qui la fin tragique de Paul laissa toujours un nuage sombre, i^'aimait point qu'on touchât ce lugubre sujet ; il eut toute sa vie le malheur de voir autour de lui les assassins de son père. Sous Nicolas, le fait était déjà ancien, et il ne restait guère que lés fils de ceux qui avaient fait le coup.
Or, ceux-ci étaient de deux classes, ou de ces Allemands bâtards qui, comme fonctionnaires ou autrement gouvernent tout en Russie, ou bien des seigneurs russes, qui devaient une partie de leur fortune aux confiscations de Pologne. Toucher à ces derniers, ce serait, pensait- on, découragerle zèle, méconnaître les services rendus. Et quant aux Allemands, ils sont tellement mêlés