FRIEDLAND (.JUIN 1807). — DÉCOURAGEMENT D’ALEXANDRE
L’empereur Alexandre disait qu’il était né pour une condition privée. Et, en effet, les grands événements de son règne s’expliquent par sa vie intérieure, les fluctuations de son âme, qui toujours a nagé entre l’amour, le mysticisme.
Ce qui étonne dans cette âme allemande, où tout semblait devoir être nuancé, autant que nuageux, c’est la brusque finale que prennent parfois ses passions. Par exemple cette poésie romanesque, qui, de 1802 à 1807, l’asservit aux intérêts de la Prusse, et que ses jeunes amis (Polonais, Russes) lui reprochent courageusement dans la lettre (déjà citée) de Czartoryski, cette poésie finit tout à coup. Dans son