‹ Histoire du XIXe siècleChapitre 65 sur 75 · I- Il AN CE · texte numérisé non relu

I- Il AN CE

un exemple unique de la plus dure insensibilité.

Héla s ! ee grand naufrage de 500,000 hommes perdus, enterres sous la neige, e’élail bien autre ehosc qu’une seule armée; c’était un monde, les restes de la réquisition, de la conscription de vingt années; autrement dit la France héroïque, victorieuse du monde, qui , conduite par sa foi aveugle , était venue mourir, s’enterrer là. Quoi! tout ce qui restait de nos armées républicaines, de celles d’Italie, d’Egvple, d’Allemagne, réunies toutes ensemble pour celte catastrophe commune. Et sur ce cataclysme, ce naufrage d’un monde, pas une larme et pas un regret! Ajoutez-y la France entière qui pleura tant d’années l’armée de Moscou. Dirai-je une chose étrange, mais certaine; c’est que, trente ans plus lard, aux hôpitaux vivaient encore de vieilles mères qui attendaient leur Fils et disaient: « Il va revenir ! »

Les Russes mêmes furent touchés de ces scènes funèbres, de ce désastre immense. Ils se souvinrent qu’ils étaient hommes et ils se trouvèrent trop vengés.

Il y eut un homme (un homme seul dans l’humanité) d’un orgueil si féroce, qu’on le vit, pour échapper aux sifflets tant mérités par sa sottise, se retrancher dans un rire, une ironie abominable.

Homme d’airain sans doute? comme Font dit les

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