GABRIEL DELESSERT
Delessert (Gabriel-Abraham-Marguerite), frère de Benjamin et de François, naquit à Paris, rue Coq-Heron, n° 3, le 17 mars 1786. Jusqu'à 1830, il fit partie de la maison de banque Delessert et Cie, dont il fut un des agents les plus actifs.
En janvier 1814, il avait été nommé capitaineadjudant de la garde nationale de Paris, puis adjudant-commandant ; ce fut en cette qualité qu'il se fit remarquer, le 30 mars de la même année, à la bataille de Paris, sous les ordres des maréchaux Moncey et Masséna et du général Durosnel. Sa belle conduite lui valut alors la croix de la Légion d’honneur. L'année suivante, il se distingua de nouveau d’une manière toute particulière au pare de Saint- Cloud et à l'ile Séguin. En 1830, après la révolution de juillet, il fut nommé colonel d'étatmajor, et en 1831 général de brigade de la garde nationale, grades qu'il avait bien mérités par ses antécédents. C’est avec raison que le général Jacqueminot a pu dire de lui qu’il était né militaire.
Maire de Passy, du 1° août 4830 au 12 février 4834, puis préfet de l'Aude, Gabriel Delessert, après avoir vu Carcassonne pendant sept mois, abandonna cette préfecture, le 27 septembre, pour celle d'Eure-et-Loir, dont il se démit en 1836, au grand regret de ses administrés, qui ne pouvaientoublier la belle conduite qu'il avait tenue, lors de l'incendie de la cathédrale de Chartres des 4 et 5 juin 1836.
Le marquis Henri de la Rochejaquelein, témoin oculaire de cette catastrophe, en a donné une relation très détaillée (4) dont nous croyons devoir extraire le passage suivant : « Le feu, que l’onattribue à l’imprudence de deux ouvriers qui étaient employés à la réparation de la toiture, se déclara subitement avec une violence telle, que l'on put juger de suite des conséquences affreuses que l'on avait à redouter ; il commença dans la charpente,
(1) Cette belle publication, qui avait eu pour but de veniren aide aux artistes qui ne pouvai acheter les pièce iginales, paraissaitpar li contenant chacune quatre reproductions.
os Archives possèdent la belle et simple ion de. foi que F.-M.-B. Delessert fit
Chandebois.
(4) Voir la Gazette de France du 7 juin 1836.
à la jonction d’un des bras de la croix formée par les côtés de la nef. Le tocsin sonne immédiatement ; il était six heures et demie du soir. A l'instant toute la population fut sur pied. On essaya de faire agir les pompes, mais la toiture étant en plomb, tous les efforts furent inutiles. Le feu se communiqua avec une telle rapidité, qu'il fallut renoncer à occuper la galerie extérieure du haut de la nef. Dans cet instant critique, il se passa
la foule qui contemplait cette scène de dévouement et de courage, les cris mille fois répétés ; Sauvezvous ! sauvex-vous! tout ensemble était d’un effet que rien ne peut rendre. » Enfin, grâce aux ordres habilement donnés par le préfet et le général Fleury, l'incendie put être circonscrit ; la couverture en plomb, la charpente du grand comble et des deux clochers, ainsi que les cloches furent détruites, le reste fut sauvé.
une des scènes des plus honorables que l'on puisse citer à l'honneur d’un administrateur. M. Gabriel Delessert, préfet d'Eure-et-Loir, avait été un des premiers à s’exposer aux plus grands dangers; il donne l’ordre d’évacuer la galerie ; plusieurs personnes qui l’entourent veulent, par un zèle louable, l'arracher avant elles à une mort inévitable; mais il ne veut se retirer que le dernier ; alors on cherche à l’entrainer, il se débarrasse avec peine des personnes qui le tenaient embrassé ; enfin il est obligé de mettre, avec la plus vive énergie, la main sur la garde de son épée, pour qu’on soit forcé de le laisser le dernier à son poste. Cette noble lutte se passait sous des toits enflammés, le plomb coulant sur ceux qui en étaient acteurs. L'effroi de
ER TRES AD Cecfee,
En reconnaissance de l'intrépide dévouement de
son premier magistrat, la ville de Chartres fit:
frapper avec le métal des cloches fondues par l’incendie, une des plus belles médailles qu’on doive au talent de M. Barre, le grand-père d'un de nos membres les plus généreux. Au recto, la cathédrale de Chartres avec ces mots : Incendie des 4 el à juin 1836. Au verso : A Gabriel Delessert, préfet, la ville de Chartres reconnaissante (1).
(1) Parmi ses boulades, Nestor Roqueplan, dans
Nouvelles à la main, dit que Gabriel Delessert it tellement la vocation des extinctions d'incendie, qu'ily arrivait toujours avant qu'ils fussent commences,
304 HISTOIRE DU XVI* ARRO \DISSEMENT
La façon dont il avait administré la préfecture d'Eure-et-Loir fit songer à lui pour la place émipente et périlleuse de préfet de police, qu'il n’accepta qu'après bien d'honorables hésitations. IL l'occupa du 10 septembre 1836 au 24 février 1848, et, grâce à lui, la capitale tranquillisée put jouir d’un long repos. « N'y a-t-il pas — disait Jacques Arago — un noble dévouement dans la vie de celui qui, pouvant se reposer heureux dans les loisirs de la vie domestique, aime mieux consacrer son infatigable intelligence à la répression des délits et des crimes qui attristent son pays ? M. Gabriel Delessert a bien mérité de ses concitoyens, et de légitimes regrets le suivront dans sa retraite. »
« La population parisienne — a dit encore M. Ducoux, un de ses successeurs — conserve avec reconnaissance le souvenir de ce magistrat dont les vertus privées égalaient l'intelligence et le dévouement à la chose publique. M. Gabriel Delessert sut toujours atténuer les nécessités quelquefois terribles de sa charge, par l'esprit de tolérance et de bonté avec lequel il remplit ses devoirs (1) ».
N'y a-t:il pas lieu de rappeler ici, à ce propos, que deux fois pendant l'exercice de ses délicates fonctions, il eut à recevoir comme prisonnier de passage à la préfecture de police le prince Louis- Napoléon Bonaparte (Napoléon III). La première fois, ce fut le 11 décembre 1836, à 2 heures du matin, après la malheureuse tentative de Strasbourg.
On conduisait le prince de Strasbourg à Lorient, où il devait s’embarquer pour les Etats-Unis. «M. Gabriel Delessert l’attendait (2), et la réception, quoique froide, fut bienveillante, mais douloureuse ; il lui était pénible d’exercer ses sévères fonctions contre le neveu de l'Empereur, de revoir dans la condition extrême de prisonnier le fils d’une reine qui l'avait accueilli autrefois dansses voyages avec une exquise et rare bienveillance, ce fils qu’il avait connu tout enfant et pour lequel il avait eu de si douces et de si gracieuses paroles, de si tendres et de si bons sentiments. Une collation avait été servie pour le prince dans la grande salle à manger de la préfecture, dans cette même salle où, presquetousles matins, Mile Cécile et M. Edouard Delessert, jeunes enfants du préfet, venaient s'ébattre et prendre avec Mlle de Montijo, leur amie, des leçons de gymnastique sous l’habile direction de M. Delestre, alors sous-ofhcier des sapeurs-pompiers de Paris. Le prince ne voulut point accepter cette collation. Il ne prit que quelques biscuits et un verre de champagne dans le salon rouge de la préfecture, où il attendit patiemment le moment de son départ, qui eut lieu deux heures après. »
M. Gabriel Delessert n’en était qu'à la première épreuve.
La seconde eut lieu après la fâcheuse échauffourée du prince à Boulogne-sur-Mer, le 6 août 1840. Conduit d'abord à la citadelle de Ham, il fut amené, dans la nuit du 12, à la Conciergerie
(1) Paris-Guide, 1867, E. IE, p. 1700.
) M. Gabriel Delessert, par Tripier le Franc; Dentu, 1859. Un fort volume in-4, auquel
allons emprunter bon nombre de passages,
Passim: :
de Paris. Comme la première fois, M. Gabriel Delessert l’attendait, et après avoir reçu du prince des félicitations du maintien en exercice de l'ami de sa mère, du fonctionnaire bienveillant qui l'avait si délicatement reçu dans les mêmes conditions quatre ans auparavant, il le fit conduire dans le logement le plus salubre et le plus convenable de la prison, où il resta jusqu'au 26 septembre suivant ; puis le prisonnier comparut devant la Chambre des Pairs, qui devait le renvoyer à Ham.
Après la révolution du 24 février 1848, Gabriel Delessert voulut partager l'exil de son roi, et alla le retrouver à Claremont, où il reçut de Louis- Philippe un accueil plein d’effusion, de reconnaissance et de bonté. Six mois après, sollicité par sa famille et ses amis de rentrer en France, voyant que le pouvoir républicain fonctionnait tranquillement et que sa vie n'avait rien à craindre de ce parti, il sollicita de Louis-Philippe la permission de s'éloigner de Claremont, quitta le sol hospitalier de l'Angleterre et vint se retirer dans sa charmante villa de Passy.
Trois ans après, un événement douloureux vint troubler la sérénité de sa nouvelle existence. Sa fille Cécile, linguiste habile et peintre amateur distingué, mariée depuis 1847 au vicomte Alexis de Valon, jeune homme aussi charmant que modeste, connu par des articles de revues et quelques bons ouvrages, avait organisé le 20 août 1851 une partie de natation dans l'étang de sa belle propriété de Saint-Priest, près de Limoges. Nageurs et nageuses se jettent gaiement à l’eau et gagnent le large. Mme de Valon, se sentant fatiguée, appelle à son aide; son mari nage vers.elle, l’aborde, la soutient et cherche à la diriger vers le rivage, quand tout à coup il s’embarrasse les jambes dans de hautes herbes. Le comte de Nadaillac (Sigismond du Pouget), habitué de la maison, qui voit ce qui se passe, ramène vivement à terre Mme de Valon, puis s’élance au secours de son ami. Dévouement inutile ! il est trop tard, M. de Valon a disparu sous les eaux, il meurt victime de la plus cruelle fatalité. Le désespoir de sa femme et de M. Gabriel Delessert, qui assistaient à cette scène, est indescriptible.
Seize mois après, Mme de Valon, qui avait trouvé dans son sauveur une âme aussi généreuse que sympathique, touchée des soins dévoués et sincères que M. de Nadaillac n'avait cessé de lui témoigner dans la cruelle épreuve qu’elle avait eue à subir, et, de plus, encouragée par son père et sa mère ({), unissait son sort à cet homme de bien.
En dépit de son âge, Gabriel Delessert — qui, du reste, n'avait guère connu la maladie — ne laissait pas s’écouler un seul jour sans faire une promenade à cheval, au bois de Boulogne ou du Vésinet, ou ailleurs. Le 46 juillet 1856, étant dans la forêt de Saint-Germain, son cheval s’effraye
QG) Mlle Marie-Charlotte de Laborde, née en 1806, élait fille de la comtesse de Laborde, ancienne dame d'honneur de l'impératrice Joséphine, et avait épousé M. Gabriel Delessert, le 1° juin 182%. Elle mourut en mai 1894. Mme de Nadaillac, sa fille, néc ré 1825, mourut également à Pas
d'une pierre placée sur le chemin, se cabre, tombe des quatre pieds à la fois, jette sous son corps le corps de son habile monteur et pose ses pieds sur sa nuque. M. Delessert a la colonne vertébrale presque brisée, on le ramène à demi mourant à Passy; mais, grâce aux soins des docteurs Chenu et Lenoir, médecins de la famille, aidés du chirurgien Velpeau, le blessé se rétablit promptement et continua à remonter à cheval tout comme auparavant.
Six jours seulement avant sa mort, Gabriel Delessert chassait avec quelques amis dans une partie de la forêt de Chantilly qu'il avait affermée. Il faisait froid. L'étang de la reine Blanche paraissait fortement glacé ; un chien poursuit une pièce de gibier sur la glace, qui se rompt; l'animal tombe à l'eau et va se noyer. Un brave paysan voit le danger que court le pauvre animal, tente de le sauver; mais la glace se brise également sous ses pieds, et il est lui-même sur le point de disparaitre. Alors M. Gabriel Delessert, oubliant ses années, jette son habit à terre pour s’élancer au secours de cet homme; on lui barre le passage, on le retient, en Jui montrant qu'une personne plus rapprochée que lui du lieu de l'accident s’est précipitée au secours du paysan et du chien, qui sont tous les deux sains et saufs. C’est dans ce tragique incident que M. Gabriel Delessert, qui avait été saisi par le froid, prit le germe de la maladie dont il ne devait pas se relever.
Néanmoins, ayant appris le lendemain que l’Empereur et l’Impératrice devaient se rendre le jour suivant à un bal que donnait l'ambassadeur d’Angleterre, il résolut, quoique très souffrant, de s’y rendre, afin d'y rencontrer l’Impératrice, qu'il connaissait depuis son enfance et à laquelle il avait voué une vive affection, afin surtout de pouvoir la féliciter, ainsi que l'Empereur, sur la manière miraculeuse dont tous deux venaient d'échapper à l'attentat eriminel du 14 janvier (1).
Il rentra chez lui vers minuit, à Passy, et, quoique bien enveloppé, il eut froid en route. C'en était fait de lui; le lendemain matin une fluxion de poitrine se déclarait et fit en peu de temps d’elfrayants progrès.
L'Impératrice avait envoyé prendre de ses nou velles. Ayant appris qu'on désespérait de le sauver, elle monta brusquement dans une voiture de service et se rendit à Passy. Arrivée dans la chambre du vieillard mourant, les yeux pleins de larmes, elle se jette éperdue sur son lit et l’embrasse avec eflusion, M. Gabriel Delessert la reconnait, tend sa main défaillante vers Sa Majesté et lui dit : Soyez bénie ! merci! merci!
Le lendemain matin, 31 janvier 1858, il expirait, âgé de soixante et onze ans, ayant gardé jusqu’au dernier moment la sérénité de sa belle âme, la dignité et la noblesse de son beau visage.
Suivant son désir, qui fut ponctuellement respecté, son convoi et son inhumation au cimetière de Passy se firent avec la plus grande simplicité. Sa femme et son fils reposent auprès de lui.
Gabriel Delessert avait été promu officier de la
(1) On së rappelle que le soir de ce jour-là, Orsini et ses trois complices lancèrent, rue Le Peletier, trois bombes sur la voiture de 1 Empereur et de l’Impératrice, qui se rendaient à FOpéra.
Légion d'honneur en 1839, commandeur en 1839 et grand officier en 1845. Il était pair de France depuis le 2% mars 1844.
La propriété qu'il habitait au n° 19 actuel de la rue Raynouard avait été construite sur l’emplacement de la demeure du duc de Lauzun, qui y avait donné quelquefois l'hospitalité à Saint-Simon, son beau-frère. À propos de cette demeure, Amédée Achard disait en 4867 (1) :
« Là est une maison fameuse, où la plus aimable hospitalité a fait accueil à tous les hommes qui ont un nom dans la politique et les lettres. M. Cousin, M. de Rémusat, M. Mérimée, M. Thiers, M. le prince de Broglie, M. Sainte-Beuve en savent le chemin. C'est une des gloires et des élégances de Passy que d’avoir conservé le salon, ouvert autrefois par M. Gabriel Delessert, qui fut le plus honnête homme de son temps. »
Nous ne pouvions finir cet article par un plus bel éloge.
DELESSERT (Alexandre-Henri-Édouard), fils du précédent, naquit à Paris le 13 décembre 1898. À vingt-deux ans, il accompagna le savant M. dé Sauley dans son voyage à la mer Morte, et visita successivement Ja Palestine, la Syrie, la Turquie, la Grèce, la Sardaigne, l'Italie, l'Allemagne et l'Angleterre. Il publia à Paris en 4853 : Voyage aux Villes maudites. Un an après, il fit paraître Une Nuit dans la cité de Londres : en 1855, Six Semaines dans l'ile de Sardaigne; en 1860, un livre fantaisiste initulé le Chemin de Rome, s’il vous plait ? et, en 1869, Toujours tout droit, réponse au livre précédent. Il avait été en 1851 un des fondateurs de l'Athéneum français, auquel il ne cessa de collaborer jusqu'à sa fusion avec la Revue contemporaine en 1836 (9).
Comme son cousin Benjamin Delessert IL, il s’intéressa vivement aux débuts de la photographie, et fut le premier l’auteur de pièces de dimensions considérables. Au mois de septembre 1860, il exposa les épreuves d’un cheval de grandeur naturelle et de personnages de même dimension, qu'il avait obtenues à l’aide d'un appareil de son invention qu'il fit breveter sous le nom de Portelumière Édouard Delessert et Bianchi.
Enfin Édouard Delessert s'occupa longtemps d’affaires financières, devint vice-président du conseil d'administration de la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest et administrateur de la Banque de l'Indo-Chine. Il était, en plus, membre du Jockey-Club et du cercle de l'Union artistique. En 1855, il avait été nommé chevalier de la Légion d'honneur; il fut promu oficier quelques années après.
Il mourut à Paris le 28 mars 1898 et fut inhumé au cimetière de Passy.
IL avait prouvé tout l'intérêt qu'il portait à nos travaux, en se faisant inscrire un des premiers sur la liste de nos sociétaires. Depuis, deux autres
(1) Paris-Guide, 1867, t.IT, pp. 1230. 1291.
(2) Outre les ouvrag énoncés, Édouard Deles- $ publia encore une dizaine d'opuscules sur dés sujets différents.
membres de la famille nous ont honorés de leur adhésion : le très regretté baron Bartholdi et Mme Odier, dont nous souhaitons vivement voir le nom figurer bien longtemps encore sur la liste de nos adhérents.
Ici s'arrête notre monographie des Delessert, que nous avons longtemps hésité à écrire. Ce n'est guère par les membres de la famille, on le sait, qu'il eût été possible d'obtenir des renseignements plus nombreux, et surtout plus intimes : leur amour du silence pour tout ce qui les concernait, leur modestie, excessive peut-être, mais qu'on ne saurait blâmer, leur inspiraient l'horreur de tout ce qui aurait pu ressembler à de la réclame. Force a donc été pour nous d’avoir recours à tout ce qui a été écrit sur eux par des contemporains qui les avaient fréquentés, et à leur faire de nombreux emprunts. Aussi notre travail s'est-il, en partie, simplement borné à réunir des documents épars, à les collationner et à les mettre en ordre.
Ces documents, nous aurions hésité à les publier du vivant des frères Delessert, dans la crainte de blesser ce sentiment de modestie qui, chez eux, était une véritable passion ; mais aujourd’hui que, hélas ! ils ne sont plus, nous regardons comme un devoir de reconnaissance de les insérer dans nos Archives, pour perpétuer le souvenir de ces hommes de bien dont la vie peut servir de modèle à tous.
Ah ! s’il nous eût été donné de connaître tous les actes de bonté et de bienfaisance qu'ils répandirent chaque jour si discrètement sur Passy et ailleurs, pendant une grande partie de notre siècle, bien des pages ne sufliraient pas à les divulguer. C'est d’eux qu'on peut dire que leur main gauche ignorait le bien que prodiguait leur main droite, et nous ne saurions mieux finir qu’en rééditant ces mots bien connus :
Oh! les braves gens ! les braves cœurs !
Léopozn Mar.
OUVRAGES CONSILTÉS :
Biographie des hommes utiles (Société Monthyon ël Franklin), année 1837 : Etienne Delessert, par Jarry de Mancy.
Eloge historique de Benjamin Delessert, académicien libre, par M. Flourens, secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences (lu dans la séance publique du 4 mars 1850).
Notice sur la vie de Benjamin Delessert, par le comte d'Argout (lue à l'assemblée générale des s rene, le 8 mai 1847); Paris, Plon frères, 1847, pièce in-h.
Notice sur Benjamin Delessert, par Alphonse de Candolle.
Travaux et Bienfaits de M. le baron Benjamin Dessert, par le baron Ch. Dupin; Pa F. Didot frères, 1847, pièce in-32.
loge de Benjamin Delessert, par Paul-Antoine Cap (de Par ar l'Académie de Lyon; Paris, Plon "es, 1850, in-8.
Notice chonologique sur M. le baron Benjamin Delessert, par Tisseron et C. V. Paris, imp. de Mme de Lacombe, 1847, pièce in-8, extraite des Archives des hommes du jour.
Biographie Michaud, long article sur Benjamin Delessert.
Magasin pitloresque, articles sur Benjamin Delessert, années 1847, p. 406; 1850, p. 398; 1859, p. 102.
| Notice biographique sur la vie et les travaux politiques de M. François Delessert; Paris, à l'Administration générale, 1845, pièce in-8, ext e des Contemporains.
M. Gabriel Delessert, par Tripier le Franc ; Paris, Dentu, 1859, 1 fort volume grand in-8.
Edouard Delessert, par Henry Lauzac, extrait du
8° vol. de la Galerie historique et critique du xixe siècle : Paris, Bureau de la Galerie, 1861, pièce in-8.
Annales historiques nobiliaires et biographiques,par Tisseron., — Voir l’article sur les Delesserl
Notice sur la collection de tableaux de MM. Delessert; Paris, 18/6, in-8.
Catalogue des tableaux de M. François Delesserl ; Paris (s. d.), in-8 (contenant 236 numéros).
Galerie Deless par Ch. Blanc (Gazette des Beaux-Aris); Paris, Claye, 1869, gr. in8 avec 8 eaux-fortes.