INAUGURATION DU MONUMENT ALPHAND
Le jeudi 44 décembre dernier, à 10 heures et demie du matin, a eu lieu, avenue du Bois-de- Boulogne, l'inauguration du monument Alphand.
A l'entrée de cet admirable bois qui fut son œuvre, l’ancien directeur des travaux de Paris se tient penché, donnant des ordres à quatre de ses collaborateurs : un ingénieur, un architecte, un peintre et un sculpteur, personnifiés par MM. Huet, Bouvard, Roll et Dalou, auteur lui-même du monument. Sur l'hémicycle de pierre qui entoure le socle, sont représentés ses autres collaborateurs, les plus humbles, des maçons gâchant le plâtre, et des jardiniers transportant des plantes.
Le sculpteur a voulu ainsi que tous ceux qui avaient été à la peine, qui avaient aidé Alphand dans la lourde tâche qu'il s'était imposée : la métamorphose de Paris, fussent, avecle maitre, à l’honneur,
Malgré le froid qui avait mis son manteau de givre à tous les arbres de l’avenue qu’Alphand aurait voulu toujours riante de soleil et de printemps, de nombreux amis du grand metteur en scène de Paris et le monde oficiel (1) au grand complet avaient tenu à lui apporter l'hommage de leur admiration.
La Société historique d'Auteuil et de Passy avait voulu, en déléguant à cette cérémonie plusieurs membres de son bureau, à la tête desquels, son vénéré président M. Manuel, et Mme Manuel; son secrétaire général, M. Emile Potin; MM. et Mme de l'Eglise, M. Botrel, Mme Flobert, etc. (2), prouver sa sympathie et sa reconnaissance à l'homme qui avait fait la plus belle place à « son Passy » dans le grand amour qu'il portait à Paris tout entier.
M. Mesureur, vice-président de la Chambre, prend le premier la parole pour remettre, au nom du Comité Alphand, le monument à la Ville de Paris.
« Ce monument, dit-il, est ce qu’il devait être : la synthèse du travail accompli en moins d'un demisiècle pour transformer notre vieille capitale en une incomparable cité, rivale moderne des plus belles cités antiques.
« Dans son attitude habituelle, faite de grandeur et de simplicité, Alphand domine cette page vi-
Poubelle, ame au Vatican,