TURGOT A AUTEUIL
es quelques lignes qui
suivent, et que M. Guila bien voulu donner sur notre, demande, ne figurent ici en quelque sorte qu'en attente et pour sacrifier à l'actualité. La presse, en effet, s'est récemment occupée de Turgot, l'occasion
des recherches faites pour connaitre le lieu exactde sa sépulture. Nous croyons pouvoir laisser espérer aux lecteurs du Bulletin une ie d'ar-
ticles dans quels M. Guillois fera revivre tour à tour non seulement Turgot, mais encore quelques autres de ces personnages qui fréquentaient chez Mme Helvétius, et dont il parle si bien qu'on croirait que, nouveau comte de Saint-Germain, il a déjà vécu parmi eux.
Turgot était encore en Sorbonne et, portant le petit collet, jouait à la paume avec Mile de Ligniville, chez Mme de Grafligny, tante et mère adoptive de ladite demoiselle de Ligniville — Mie Helvétius dans la suite.
Il l'avait surnommée Minelte, et Mme Helvétius, à son tour, rendit plus tard, ce surnom à ma grand-mère, Eulalie Roucher, devenue Mme Guillois.
Turgot était un assidu de la maison d'Auteuil. Après la mort d'Helvétius, — et avant Franklin, qui fit la même demande, — il sollicita vainement la main de Notre-Dame d'Auteuil.
Turgot amena à Auteuil mon arrière-grand-père, le poète Roucher (voir la lettre délicieuse de Turgot à mon aïeul, dans mon livre Pendant la Terreur), et, à son tour, Roucher présenta à Mme Helvétius le doux, l’angélique Cabanis.
Tels sont les liens qui rattachent Turgot à notre village.
ANTOINE GUILLOIS