‹ Histoire du XVIe arrondissement de Paris (volume 2)Chapitre 30 sur 329 · RUE DE LA MANUTENTION · texte numérisé non relu

RUE DE LA MANUTENTION

rable au point de jonction avec l'avenue de Saint-Denis (avenue Malakof), que la profondeur des ornières s'élève à 1 mètre et qu’elles sont continuellement remplies par les eaux pluviales, demande que le préfet de la Seine mette les carriers en demeure de fournir immédiatement les matériaux nécessaires à la réparation, la Société des terrains de Passy ayant offert de se charger de la main-d'œuvre. Cette Société redressa, en 1834, et élargit à 11,70 la partie de la rue de Longchamp comprise entre l'avenue Kléber et la rue Spontini.

La section comprise entre les rues Spontini et de la Faisanderie a été ouverte, en 1884, en vertu d'un contrat entre la Ville de Paris et les proprié taires intéressés. Enfin, la partie comprise entre la rue de la Faisanderie et le boulevard Lannes avait été ouverte par la Ville de Paris, sur 12 mètres de largeur et 150 mètres de longueur, et d’abord comme voie privée sur des terrains retranchés du bois de Boulogne.

Un arrêté préfectoral du 10 novembre 1873 a maintenu le nom de rue de Longchamp pour les parties comprises entre l’avenue d'Iéna et la rue Spontini, ainsi qu'entre la rue de la Faisanderie et le boulevard Lannes. L'exécution, en 1884, de la section comprise entre les rues Spontini et dela Faisanderie a établi la continuité de la rue de Longchamp depuis la place d’'Iéna jusqu'à ce boulevard,

Le pavage en pierre a été converti en pavage en bois de mars à juin 4900, dans la partie de la rue de Longchamp comprise entre la place d’Iéna et la rue du Bouquet-de-Longchamp. Au n° 154 de ia rue de Longchamp, près de l'angle de la rue de la Faisanderie, on voit un hôtel de style Renaissance, qui a été élevé en 1881 par M. l'architecte Brière ; il se compose d'un rez-dechaussée à trois fenêtres, avec porte cintrée à deux vantaux ; d'un premier étage à trois cro s, celle du milieu à meneaux; et d'un second étage à balustrade de pierre formant balcon devant, trois fenêtres à frontons se détachant en relief sur un haut toit à lucarnes. Rue de Longchamp, n° 437, rue de Lota, n° 2, se trouve un hôtel du style Louis XIIT, avec avance en encorbellement au premier étage (MM. P. Dureau et Orième, architectes, 1894). L'hôtel contigu (M. F. Delmas, architecte, 1894) possède un haut pignon, étagé à la mode flamande.

La rue de la Manutention oecupe une partie de la rue « Basse-Saint- Pierre », qui portait ce nom à raison de sa proximité de l'église et qui allait du quai Debilly à la rue de Chaillot. Sa largeur avait été fixée à 7 mètres par une décision ministérielle du 15 vendémiaire an IX et à 14 mètres par une décision de fructidor an XII; le décret du 23 novembre 1849 prescrit une moindre largeur de 12 mètres. En 1864, la rue terminait encore alors à la rue de Chaillot, en formant un coude, avait 369 mètres de longueur ; mais le décret du 17 septembre 1864 supprima la partie comprise entre l'avenue du Trocadéro et la rue de Chaïllot; quant à la section comprise entre le quai Debilly et l'avenue du Trocadéro, elle fut régularisée à la suite d'une convention entre l'État et la Ville et forme la rue de la Manutention, ainsi dénommée par l'arrêté préfectoral du 26 février 1867, parce qu'elle longe le bâtiment des subsistances militaires ; son accès à l'avenue du Trocadéro a lieu par un escalier de soixante-quatorze marches.

La rue Basse-Saint-Pierre a vu la demeure de Mlle Dumesnil (tragédienne morte en 1803), de A.-L. de Gontaut-Biron, duc de Lauzun (mort en

1793) et, en 1796-1797, de Tallien (président de la Convention, puis du conseil des Cinq-Cents), et de Mme Tallien, née Cabarrus.

La rue de Magdebourg (1) peut être divisée, au point de vue de son histoire. en trois parties comprises : la première, entre le quai Debilly et l'avenue d'Iéna, la seconde, entre l'avenue d’'Iéna et celle du Trocadéro, et la troisième entre l'avenue du Trocadéro et l'avenue Kléber.

La première partie allait du quai à la rue des Batailles (aujourd'hui avenue d'Iéna); le plan de Verniquet (1789) l'indique sous le nom de « ruelle d'Hérivault » (Étienne Hérivault était procureur fiscal en la prévôté de Passy). Elle a été classée comme rue par une décision ministérielle du 7 fructidor an XII. En 1806, elle a reçu le nom de rue de Magdebourg, en mémoire de la prise de cette ville par les Français, le 8 novembre de la même année. Sa largeur, qui avait été fixée à 7 mètres par la décision ministérielle du 7 fructidor an XII, a été portée à 11,50 par le décret du 23 novembre 1849.

La seconde partie a été d'abord un chemin qui figure sur le plan de Verniquet (1791) sans dénomination; on lui donna le nom de « rue Sainte- Marie », parce que le chemin que remplacçait cette rue longeait le mur du jardin du monastère de la Visitation-Sainte-Marie. La largeur de cette section avait été fixée à 10 mètres par la décision ministérielle du 93 frimaire an VIII ; le décret du 17 septembre 1864 a déclaré d'utilité publique l'élargissement à 12 mètres et, pour réaliser cette disposition, un autre décret du 2% du même mois a sanctionné le traité passé entre la Ville et la Société Thome et Ci. L’arrêté préfectoral du 2 avril 1868 a réuni la rue Sainte- Marie, qui prolongeait en ligne droite la rue de Magdebourg, à cette dernière rue, sous la même dénomination.

Le décret du 17 septembre 186% à ordonné le prolongement, avec 12 mètres de largeur, de la rue Sainte-Marie (aujourd'hui rue de Magdebourg) jusqu'à l'avenue du Roïi-de-Rome (avenue Kléber); ce prolongement, exécuté au moyen du traité passé par la Ville avec la Société Thome et Cie, et ci-dessus visé, a reçu, par arrêté du 20 juillet 1868, le nom de rue de Magdebourg.

En 1789, la partie de la rue de Lubeck comprise entre la rue Boissière et la rue de Longchamp existait à l’état de sentier. En 1864, la rue de Lubeck commençait à la rue de la Croix-Boissière (rue Boïssière) et se terminait à l’ancien boulevard de Longchamp (avenue Kléber), près de la place du Trocadéro ; elle avait alors 592 mètres de longueur et se composait de deux parties. La première, comprise entre la rue de la Croix-Boissière (rue Boissière) et la rue de Longchamp, avait remplacé un chemin étroit et sinueux, indiqué sans dénomination sur le plan de Verniquet (1791). La seconde partie était comprise entre la rue de Longchamp et l'ancien boulevard de Longchamp, au point où se trouvait la barrière Sainte-Marie (la section comprise entre cette barrière et la rue de Magdebourg s'est trouvée ultérieurement supprimée); en vertu d'une décision ministérielle du 19 juillet 1806, cette seconde partie fut ouverte, vers 1807, sur des terrains qui avaient dépendu autrefois du monastère de la Visitation Sainte-Marie, et sa largeur fixée à

(1) Le sol de cette rue a élé consolidé, en 1887 el 1888, sur une longueur de 110 mètres entre les avenues d'Iéna et du Trocadéro. La distance du sol au ciel de la carrière est

de 5,60 près l'avenue d'Iéna, de 8,08 à l'angle de l'avenue du Trocadéro, et de 15%,51 à l'angle de l'avenue Kléber. La hauteur des

premier point, de 3 mètres au second et de

galeries d’exploilation est de > mètres au 2 mètres au troisième,

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