AVENUE DU BOIS-DE-BOULOGNE
à partir de la place de l'Étoile, qui se trouvait alors en dehors de l'enceinte de Paris. On a créé ainsi une grande voie dont la largeur est de 40 mètres au débouché de la place de l'Etoile, sur une longueur de 90 mètres ; au-delà et jusqu'à la porte Dauphine, la largeur est de 120 mètres (1). Une zône de servitude non ædificandi est réservée sur 10 mètres de largeur, de chaque côté de l'avenue, sur les terrains qui avaient été expropriés par la Ville : aucun genre de commerce ou d'industrie ne peut y être exercé (2). L'ouverture de l'avenue du Bois-de-Boulogne était comprise dans les travaux à faire suivant le traité conclu le 18 mai 1858 entre l'État et la Ville de Paris, en vue de la réalisation d'une série d'opérations de voirie. Les dépenses d'établissement de cette avenue se sont élevées à 542.991 francs, dont moitié à la Charge du département de la Seine, attendu que l'avenue se trouvait alors en dehors du mur d'enceinte de Paris et faisait partie de la route départementale n° 4; en outre, la Ville de Paris a dépensé une somme de 105.000 francs pour l'élargissement du pont du chemin de fer d'Auteuil, les semis et plantations de l'avenue et le drainage de l'allée des cavaliers.
Le percement de l'avenue du Bois-de-Boulogne à supprimé la rue Andréine, la rue des Vernis et une partie de la rue de la Pelouse. Il a coupé les rues de Bellevue (rues Chalgrin et de Traktir), des Bouchers (Chalgrin), de Villejust, Leroux, l'avenue de Saint-Denis (avenue Malakoff), les rues du Petit-Pare (Spontini et Pergolèse), de la Pompe, Picot, de la Faisanderie et l'avenue Bugeaud.
Le n° 27 de l'avenue du Bois-de-Boulogne a été habité par l’économiste Michel Chevalier, de 1862 à 1879, et Le n° 64, près la villa Saïd, par Jean-Hippolyte-Auguste Delaunay de Villemessant (ce dernier nom était celui de sa mère), qui a fondé le Figaro el plusieurs autres journaux, est né en 1812 et mourut en 1879, à sa villa de Monte-Carlo ; il avait habité, en 1853, une villa de la rue Boileau et conserva sa maison de l'avenue du Bois-de-Boulogne depuis 1872 jusqu'à sa mort ; il a été inhumé au cimetière d'Auteuil (3).
C'est à l'avenue du Bois de-Boulogne que se trouve l'hôtel qui a été légué par le D' Evans à la ville de Philadelphie et qui a été loué et aménagé par l'État pour y loger des souverains pendant l'Exposition universelle de 1900 ; c'est en sortant en voiture de cet hôtel que le shah de Perse a failli être victime d’un attentat.
Le public sera bientôt admis à visiter, au n° 59 de l'avenue du Boiïs-de- 3oulogne, les magnifiques collections de l'hôtel où le célèbre auteur dramatique Dennery est mort à l'âge de quatre-vingt-sept ans et où Mme Dennery avait rassemblé un très grand nombre d'objets d’art japonais ; ce musée, dont M. Deshayes est l'érudit et aimable conservateur, permettra d'apprécier non seulement les arts, mais encore l'histoire du Japon.
le service des promenades et plantations de Paris, sous la direction d'Alphand, de MM. Fontaine et Darcel, ingénieurs des ponts et chaussées, et de M. Lalo, conducteur chef de section.
(1) Cette largeur de 120 mètres comprend une chaussée centrale de 16 mètres, deux allées latérales de 12 mètres chacune, deux larges zones gazonnées et plantées d’arbustes, enfin deux chaussées ayant chacune 9 mètres de largeur et longeant les grilles des propriélés riveraines,
(2) Voir aux annexes (pp. 413 ets.) la loi du 22 juin 1854 el le décret du 13 août de la même année concernant la place de l'Etoile et l'avenue du Bois-de-Boulogne,
(3) Voir les pages 93 et 94 du tome IV du Bullelin.
A l'angle de l'avenue du Bois-de-Boulogne, de la rue Duret et de l'avenue Malakoff, n° 124, l'architecte Sanson à élevé un palais pour le comte Boni de Castellane (1). I1se compose d’un grand corps de logis principal à un étage sur rez-de chaussée et de deux ailes semblables, en retour d’équerre, le tout garni de hautes fenêtres cintrées, reliées entre elles par des pilastres de marbre rose. Une balustrade court tout au long de l’entablement du bâtiment.
On voit au n° 30, à l'angle des rues Lesueur et Chalgrin, un hôtel d'un bel aspect ; au n° 32, un hôtel Renaissance, édifié en 1884 et riche d’ornementations ; et, au n° 54, un grand hôtel, avec large perron tournant et riche balustrade en pierre; un fronton cintré couronne le milieu du bâtiment. L'hôtel du ministre de la république de Saint-Marin se trouve au n° 44 de l'avenue du Bois-de-Boulogne.
La rue de Presbourg constitue une partie de la rue circulaire, créée pour donner des accès aux hôtels de la place de l'Étoile, conformément au décret du 13 août185%, qui a réglé la belle ordonnance de cette place et de ses abords; ce décret a assigné à cette rue une largeur de 21 mètres; elle a été tracée avec des rayons de 160",43 et de 172",42. Le décret du 2 mars 1864 lui a donné sa dénomination actuelle, en mémoire de Presbourg, ancienne capitale de la Hongrie, où fut signé, le 26 décembre 1805, le traité cédant Venise et une partie du Tyrol à la France et érigeant la Bavière et le Wurtemberg en royaumes.
Georges V, dernier roi de Hanovre, né en 1819, à qui son infortune (conquête de son royaume par la Prusse) noblement supportée et son infirmité (il était devenu aveugle) avaient concilié l'estime et l'affection de l'Europe, est mort le 12 juin 1878 dans l'hôtel n°7 de la rue de Presbourg. L'ambassade de Turquie se trouve dans cette rue, au n° 10. Coquelin aîné, l’acteur célèbre, demeure au n° 6.
>armi les grands percements qui ont été exécutés dans le XVI° arrondissement, sous le second Empire, celui de l’avenue du Bois-de-Boulogne est le seul qui ait été terminé avant l'annexion des communes suburbaïnes, prononcée par la loi du 16 juin 1859. Les avenues portant actuellement les noms de Marceau, Trocadéro, Henri-Martin, Iéna et Kléber ont été décrétées en 1858. Pour suivre l'ordre chronologique, je ne parlerai de ces avenues qu'après avoir mentionné les rues ouvertes de 1854 à 1858.
La villa Saïd, impasse ayant son entrée n° 56 de l'avenue du Bois-de-Boulogne, et barrée, à l’autre extrémité, par le chemin de fer d'Auteuil, a été fondée en 185%, avec une largeur de 7",50, par M. Hardon, un des entrepreneurs des travaux de construction du canal de Suez. Le nom de cette villa, qui est plantée d'arbres, rappelle celui de Port-Saïd, par lequel le canal de Suez débouche sur la Méditerranée, ou celui de Saïd Pacha (18221863), khédive d'Égypte (Saïd est le nom que les Arabes donnent à la Haute-Égypte). Paul Dalloz, directeur du Moniteur universel, du Monde illustré, ete., mourut en 1887, dans son hôtel de la villa Saïd, n° 4. Anatole France, de l'Académie française, demeure au n° 6.
La villa Dupont, ainsi dénommée par l'arrêté du 1” février 1877, est une voie privée, en impasse, qui aboutit à la rue Pergolèse et a été créée en 1854,
(1) Mine la comtesse Boni de Castellane a donné un million pour l'édification de l'hôtel de la Charité, rue Pierre-Charron (VIII arrondissement).
PARG GUICHARD 123
sous le nom de cité Dupont, avec une largeur de 4 mètres, par M. Dupont, propriétaire des terrains.
La rue Marbeau, qui est voisine de la villa Dupont et aboutit également à la rue Pergolèse, a été ouverte, en 1854, par M. Dupont, sur des terrains ayant appartenu à M. Marbeau, trésorier général honoraire des Invalides et père du fondateur des crèches.
La villa du Redan, qui débouche sur l’avenue Malakoff, près des fortifications, est une voie privée, de 6,30 de largeur, fondée en 1854 par M. Cessard, propriétaire des terrains, qui, à l’occasion du mariage de l'impératrice, lui donna le nom de «villa Eugénie ». L'arrêté préfectoral du 4° février 1877 lui a donné sa dénomination actuelle, en raison du voisinage du redan de la porte Maillot.
Le boulevard Émile-Augier doit son nom au membre de l’Académie francaise (1820-1889), auteur de tant de pièces de théâtre qui ont eu le plus grand succès. Comme il était très modeste, il disait : « Je suis né en 1820 et, depuis, il ne m'est rien arrivé. » La partie de ce boulevard qui se trouve auprès du château de la Muette a été exécutée en 1854 et est restée fort longtemps à l'état d'amorce, n'ayant que 250 mètres de longueur. L'achèvement de ce boulevard a coïncidé avec celui de la ligne de chemin de fer qu'il suit parallèlement. On avait d’ailleurs réuni, en 4896, au boulevard Émile-Augier, le « boulevard Flandrin prolongé », qui formait impasse sur une longueur de 50 mètres, à partir de l'avenue Henri-Martin, à gauche du chemin de fer. Ces deux tronçons ont été réunis grâce aux travaux (1) exécutés de décembre 1898 à juillet 4900; maintenant, le boulevard Émile-Augier constitue une voie continue, longeant le chemin de fer d'Auteuil depuis la chaussée de la Muette jusqu'à l'avenue Henri-Martin.
La rue Rude a été ouverte en 1854, lors du percement de l'avenue du Boïsde-Boulogne, sur des terrains appartenant à la Ville et provenant de l’ancien promenoir ou pelouse de l'Étoile. On l'a d’abord appelée « rue Neuve ». Le décret du 2 mars 1867 lui a donné sa dénomination actuelle en l'honneur du sculpteur François Rude (1784-1855), grand prix de Rome en 1808. Il avait commencé par être poëlier-fumiste ; on lui doit le Jeune Pécheur napolilain, la statue en bronze de Godefroi Cavaignac au cimetière Montmartre et le fameux bas-relief de l'are de l'Étoile, intitulé /e Départ, ou la Marseillaise conduisant les soldats français au combat. Un autographe de Rude porte :
« Je crois cette fois avoir réussi, car il y a là dedans quelque chose qui me fait passer à moi-même chaud et froid dans l'âme : nos guerriers courent à la défense de la patrie et non à la gloire. »
Le vice-amiral comte d'Estaing (2), né en 1799, avait rue de Passy un hôtel, qui était surtout remarquable par l'étendue et la beauté de son pare. Il s'illustra par ses campagnes de 1778 et 1780, battit la flotte anglaise près Sainte- Lucie et prit la Grenade; il fut exécuté sous la Terreur, le 28 avril 1794.
Le pare de l'hôtel d'Estaing (3), qui a été nommé ensuite pare Guichard,
(1) Ces travaux de voirie ont été dirigés par M. l'inspecteur général Boreux et par
MM. les ingénieurs Babinet et Bret.
(2) Voir aux annexes (p. ‘article de M. Antoine Guillois, intitulé: « L'Amiral d'Estaing
ssy et à Sainte-Pélagie ».
(3) M. de Riancey a occupé le premier étage de l'hôtel d'Estaing,
depuis 1848 jusqu'à
sa démolition.
avait une superficie de 22 arpents et s'étendait depuis la rue Desbordes- Valmore jusqu'à la rue de Passy ; il possédait de beaux mouvements de terrain et un délicieux pavillon Louis XV. Cette vaste propriété passa entre les mains de M. Guichard, ancien avocat à la Cour de cassation et aux conseils du roi, avocat de la liste civile sous la Restauration et auteur de plusieurs ouvrages très estimés.
On avait établi, vers la fin du gouvernement du roi Louis-Philipe, les plans des rues à percer dans le pare Guichard, pour vendre avantageusement les
Fauslin-Hélie.
(Collection de M. Chandebois.)
terrains; mais M. Guichard tenait à ce que, de son vivant, sa propriété, qu'il habitait, fût conservée. Il mourut à l'âge de quatre-vingt-cinq ans, et son fils céda, en 1854, le pare Guichard à une compagnie qui était représentée par M. Guibert, propriétaire, demeurant rue de la Tour, n° 63, alors membre du conseil municipal de Passy; il fit percer à travers le pare Guichard, indépendamment de la place Possoz, six rues de 10 mètres de largeur, savoir : la rue Guichard, la rue Saint-Hippolyte (aujourd'hui Cortambert), la rue Sainte-Claire (rue Faustin-Hélie), la rue Saint-Georges (rue Delaroche), la rue Saint-Pierre (rue Nicolo) et la rue Notre-Dame (rue Desbordes-Valmore). La réception de ces nouvelles voies, d'abord ajournée par suite d’un vote du 47 février 1856, fut prononcée par une délibération du conseil municipal de Passy
PLACE POSSOZ 125
en date du 5 décembre 1858. Il résulte de cette délibération, pour laquelle M. Guibert s'était abstenu de voter, que les rues du pare Guichard avaient été dès 1854 assainies par des égouts, qu'elles étaient nivelées avec les rues adjacentes, garnies de caniveaux pavés, trotloirs et appareils d'éclairage. En conséquence, ces rues, établies par la Société civile formée entre MM. Guichard, Guibert et Lesar, ont été remises à la commune de Passy, pour être entretenues par elle, et classées comme voies publiques.
La « rue Sainte-Claire » avait été ainsi nommée parce que Mme Ohnet, dont le mari était l'architecte de la compagnie du pare Guichard, portait le prénom de Claire. Le décret du 3 décembre 1885 a donné à cette rue le nom du jurisconsulte Fauslin Hélie (4799-1884), qui a habité la rue Singer de 1859 à 1879, et ensuite l'hôtel n° 18 de la rue Desbordes-Valmore jusqu’à sa mort, survenue en 1884. Faustin Hélie à été président de la Cour de cassation: sa théorie du Code pénal et son traité d’Instruction criminelle font autorité.
La rue Delaroche (nommée précédemment « rue Saint-Georges », en raison du prénom d'un des cointéressés de M. Guibert) a reçu son nom, le 24 août 1864, en l'honneur du peintre Hippolyte, dit Paul Delaroche (1797-1856), membre de l'Institut, qui a décoré l'hémicycle du palais des Beaux-Arts.
La rue Desbordes-Valmore (1), nommée précédemment rue Notre-Dame, parce que l’église de Passy a été consacrée sous le vocable de Notre-Dame-de- Grâce, a été ouverte, comme les rues précédentes, en 1854, sur les terrains de l’ancien parc Guichard. Elle a reçu son nom actuel, par décret du 24 août 1864, en l'honneur de Marceline Desbordes, dame Valmore (1786-1859), qui a publié des romances, contes en vers, élégies et autres poésies, À celles qui pleurent, la Veillée, etc. — Il résulte de conventions acceptées par les propriétaires qu'une servitude non allius lollendi limite, sauf pour les maisons d'angle, la hauteur des constructions sur le côté droit de la rue Desbordes-Valmore, entre les rues de la Tour et Nicolo, ce qui conservera aux numéros pairs de cette section leur caractère d'élégants petits hôtels.
La place Possoz, qui a 45 mètres sur 35, doit son nom à Jean-Frédéric Possoz (1797-1875), qui a été maire de Passy sous la monarchie de Juillet (2), ainsi que pendant les premières années de l'empire jusqu'à l'annexion. Il résulte d'une lettre de M. Guibert, administrateur de la Société des terrains de l’ancien parc Guichard, que cette Société avait résolu de donner à cette place le nom du maire Possoz, sans l'en prévenir. M. Possoz, dernier maire de Passy, s’y était fixé en 1827; il fut maire de 1834 à 1848 et membre du conseil général de la Seine pendant le même temps; réintégré comme conseiller général en 1849 et comme maire de Passy en 1852, il fut, jusqu'en 1870, le doyen du conseil général de la Seine.
On voit, sur deux côtés de la place Possoz (d'une part, entre les rues Cortambert et Delaroche; d'autre part, entre les rues Faustin-Hélie et Guichard), des parties non bâties qui constituent des amorces de la voie projetée pour relier directement la place du Trocadéro à la rue Mozart et à la chaussée de la Muette ; cette voie, projetée dès le second Empire, n’a pas été exécutée.
1) La voie sous-minée a été consolidée en 1856, sur 56 mètres de longueur; devant le ne 6, la distance du sol au ciel de la carrière est de 8n,30 et la hauteur de la galerie d'exploitation est de 3,50.
(2) Voir aux annexes (pp. 421 et 423 ) les biographies de MM. Possoz et Dauvergne, maires de Passy.
Le boulevard Flandrin, dans l'axe duquel passe le chemin de fer, s'est d'abord nommé « boulevard latéral au chemin de fer d'Auteuil »; il se compose, en eftet, depuis la station de l'avenue Henri-Martin jusqu'à la rue Dufrénoy, de deux voies séparées l’une de l'autre par la voie ferrée ; la largeur entre les constructions et la clôture du chemin de fer est de 12 mètres. La partie comprise entre la rue de la Tour et la rue du Puits-Artésien (rue Dufrénoy) a été ouverte par la Ville de Paris, en 1856, sur des terrains désaffectés du bois de Boulogne. Le côté pair a été ensuite continué depuis la rue du Puits-Artésien jusqu'à la rue de Longchamp prolongée, sur un terrain appartenant à M. Théry, au moyen d'un échange fait entre ce propriétaire et la Ville, en 1857. Le prolongement entre la rue de Longchamp et la rue du Général-Appert (1) a été exécuté, par les propriétaires riverains, Comme voie privée. Du côté de la porte Dauphine, le boulevard Flandrin avait été ouvert dès la création de la station du chemin de fer, dénommée station du Boïs-de- Boulogne ; mais le boulevard est resté fort longtemps en lacune, aux abords de l'impasse Cothenet, ce qui réduisait également ces deux sections du côté pair du boulevard Flandrin à l'état d’impasses. Il sera bientôt achevé, puisque le conseil municipal de Paris a, par délibération du 11 avril 1900, autorisé le préfet de la Seine à acquérir, moyennant 100.000 francs, la partie de l'immeuble sis impasse Cothenet, n° 12 bis, d'une superficie de 486 mètres carrés, nécessaire pour compléter, sur ce point, l'ouverture du boulevard Flandrin.
Le nom actuel de ce boulevard lui a été donné par décret du 2 octobre 1865, en l'honneur d'Hippolyte Flandrin (1809-1864), peintre d'histoire, élève “'Ingres, grand prix de Rome en 1832. On lui doit la vaste frise de Saint- Vincent-de-Paul, les peintures murales du château du duc de Luynes, à Dampierre, et de l'église Saint-Germain-des-Prés. Un monument lui à été élevé dans cette église : « À Hippolyte Flandrin, ses amis, ses élèves, ses admirateurs; — enlevé prématurément aux arts qu'il honorait par son caractère et son talent. »
Les glacières du bois de Boulogne sont établies sur le côté impair du boulevard Flandrin, près de l'angle de la rue Dufrénoy. Barthélemy Saint- Hilaire (1805-1895), philosophe et helléniste (2), traducteur d'Aristote et de l'/liade, secrétaire général de la présidence de M. Thiers, sénateur, que la Société historique d'Auteuil et de Passy s'honorait de compter parmi ses membres, habitait, au boulevard Flandrin, l'hôtel portant le n° 14.
Un décret du 3 novembre 1856 autorisa la Ville de Paris à acquérir de MM. Théry et Duval la propriété d’une partie du chemin ouvert par eux sur leurs terrains pour établir une communication entre l'avenue d'Eylau (avenue Victor-Hugo) et le boulevard latéral au chemin de fer d'Auteuil. Cette acquisition fut faite en 1857, par contrat notarié des 10 et 20 mars; la nouvelle voie, ayant 12 mètres de largeur, fut nommée « rue du Puils-Arlésien », à cause du voisinage du puits artésien, foré de 1855 à 1863, au square Lamartine. Vers 1860, cette rue fut prolongée par la Ville jusqu'au boulevard Lannes.
; (1) La partie du boulevard Flandrin située aux abords de la rue du Général-Appert à de mise en état de viabilité en 1897. La longueur de la voie sous-minée est de 14 mètres. rès l’avenue du bois de Boulogne, la distance du sol au ciel de la carrière est de 11,50: la hauteur de la galerie d'exploitation est de 4 mètres, (2) Voir aux annexes une notice historique sur Barthélemy Saint-Hilaire, p. 424.