RUE DE LA SOURCE
posé beaucoup de pièces de théâtre, entre autres : les Petites Danaïdes, la Challe merveilleuse, M. Vaulour. Il dirigea le Caveau moderne et devint, en 1815, directeur du théâtre du Vaudeville. Nodier a dit de Désaugiers : « Malin sans méchanceté, il a fait rire aux dépens de tout et ne s’est jamais permis de faire rire aux dépens de personne. On ne saurait ni compter ses épigrammes, ni lui en reprocher une seule. Il a exercé la critique sans blesser et le pouvoir sans nuire. » Un buste lui a été élevé à Fréjus, sa ville natale.
La rue de la Source et la rue Jasmin, précédemment nommée rue de la Cure, sont à peu près parallèles et ont succédé à d'anciens chemins publics qui existaient au nord de la rue La Fontaine ; ces chemins étaient fort étroits. Le nom de rue de la Cure est attribué en raison de la vertü curative que possédaient les sources d'eaux minérales, découvertes dans les vignes d'Auteuil. Au-dessus des glaises, chargées de pyrites et de cristaux de gypse, qui constituent une partie du sous sol d'Auteuil et de Passy (1), il existe une nappe d’eau chargée de sulfate de chaux et de sels de fer ; c'est de cette nappe que provenaient les sources, traversant les sables ocreux qui surmontent l'argile. Une d'elles existait dans le parc de la villa Montmorency; une autre portait le nom de source de la Vigne ou source Joseph et alimentait une fontaine dans la grande rue; la source Quicherat, découverte en1842, a été exploitée jusque vers 1894, au n° 4 de la rue de la Cure. Les tranchées exécutées pour la construction d'égouts et de maisons particulières ont à peu près complètement tari ces sources.
La rue de la Source a remplacé une sente dite des Vignes, pour laquelle le conseil municipal avait proposé, le 23 septembre 1822, d'approuver un plan d'alignements, avec 6 mètres de largeur ; cette voie est indiquée sur le cadastre de 1823. Le 10 octobre 1827, M. Evrard, alors maire d'Auteuil, demanda au préfet qu’elle fùt convertie en une rue de 8 mètres de largeur, portant le nom de rue de la Source, afin que les constructions projetées par les riverains fussent bien alignées ; il a été donné satisfaction à cette demande par l'arrêté du 28 janvier 1898, classant la rue de la Source avec une moindre largeur de 8 mètres.
La mise en état de viabilité des parties de la rue de la Source comprises entre la rue Pierre-Guérin et la rue Raffet, ainsi qu'entre les rues Mozart et tibéra, date de 1878 et 1879 et a coûté 33.000 francs (2). On a complété ce travail, en 1889, par la mise en état de viabilité de la partie de la rue de la Source située entre les rues Raffet et Mozart, moyennant une dépense de 23,950 francs.
Le prieuré des Bénédictins de la congrégation de Saint-Maur, établi depuis 1893 rue Garancière, puis rue Vaneau, a été transféré, en 1895, au n° 5 de la rue de la Source, dans l’ancienne propriété de feu M. Perrichet. Les Bénédictins, n'ayant pas cru devoir demander au gouvernement d'autoriser leur congrégation, ont quitté, en 1901, la maison qu’ils occupaient à Auteuil.
L'ancienne rue de la Cure, dont l'assiette a été profondément modifiée par suite du percement de la rue Mozart, avait remplacé une partie de la sente de
(1) Voir, pour les eaux d'Auteuil, à la page 52 du 1: volume du Bulletin, l'article de M. le docteur Raymond sur les origines des eaux dé Passy et d'Auteuil, et une note sur le service des eaux dans le XVIe arrondissement, insérée aux annexes (p. 395).
(2) Ces travaux ont été exécutés sous la direction de M. de Fontange, ingénieur en chef, de M, Bartet, ingénieur, et de M, Lomprez, conducteur des ponts et chaussées,
Louis Tchel Yardoo, Toner. Chevalier de L'Erdre du Roi, Yemier Jantre
du Roi d lapagne, ancien Recteur de l'Academie Royale de Pointure e de Sculpture, TLoint per lui même, en 1702 travaillant au portrait de feu son Àre
Jear Baptiste V'anloo, Luintre du Ros Professeur en la même Academic.
Gravé en 1779. par Simon Charles Miger Ga eur du Roi =D
(Collection de M. Ém. Polin.)