‹ Histoire du XVIe arrondissement de Paris (volume 2)Chapitre 83 sur 329 · RUE MOLITOR · texte numérisé non relu

RUE MOLITOR

des maisons hospitalières voisines (Institution de Sainte-Périne et maison de

Potin.)

en 1800, de la propriété, 16, rue d'Auteuil.

Ém.

(Collection de M.

a DS eo) ] © a

retraite Chardon-Lagache) par le prolongement de la rue de la Municipalité, actuellement nommée rue Chardon-Lagache.

En 1872, la Ville de Paris acheta le reste de ce pare, soit 32.339 mètres carrés, au prix de 835.000 francs et paya en plus les charges, pour y établir l’école Jean-Baptiste-Say (1) et l’école normale d'instituteurs. Des indications ont été données pages 172 et 187 au sujet de ces deux établissements : l'école normale a son entrée rue Molitor, n° 10.

Au n° 1 bis de la rue Molitor se trouve l'hôtel Delfaut, construit par M. l'architecte Hector Guimard; la partie saillante en est terminée par un pignon garni de deux petites fenêtres jumelles cintrées, surmontant un arc surbaissé, qui encadre un bas-reliefen faïence vernissée, dont le sujet principal est un coq gaulois ; au-dessous du bas-relief, la fenêtre rectangulaire du premier étage s'ouvre sur un balcon en fer d’un dessin original.

La dénomination de la rue Molitor lui a été donnée par le décret du 2 mars 1867, en mémoire de Gabriel-Jean-Joseph comte Molitor (1770-1849), général de brigade en 1799, gouverneur de Dalmatie en 1806 et de Poméranie en 1808, maréchal de France après la campagne d'Espagne en 1823, gouverneur général des Invalides en 1847 et grand chancelier de la Légion d’honneur en 1848.

La villa Molilor à été ouverte en 1873, par M. Paul Verhoeven, sur des terrains dont il était propriétaire, entre les n% 7 et 9, et aboutit au croisement des rues Chardon-Lagache et Jouvenet.

Le pavage en pierre a été converti en pavage en bois, rue Molitor, entre les rues Boileau et Chardon-Lagache en mars 1900. Puis le pavage en bois a été poursuivi jusqu'à la rue Michel-Ange, là où s’infléchit le tracé du tramway électrique à plots qui sort par la porte de Saint-Cloud, pour passer devant le cimetière de Billancourt et aboutir au pont de Billancourt. Des candélabres à incandescence ont été installés dans cette rue au mois de mai de la même année. En 1901, on a percé une porte dans les fortications, en prolongement de la rue Molitor, pour la faire communiquer avec Boulogne et permettre l'établissement du tramway de Boulogne à Montreuil, dont le tracé primitif a été détourné dans la rue Michel-Ange. La création d’un nouveau bureau d'octroi à la porte Molitor a été autorisée le 28 novembre 1901.

La rue Mirabeau, séparant l'institution de Sainte-Périne de la maison de retraite Chardon-Lagache, a été terminée en 1869 dans toute sa longueur. Elle a été ainsi nommée, par décret du 2 mars 1867, en mémoire d'Henri- Gabriel Riquetti, comte de Mirabeau (1749-1791), orateur et homme politique, qui a exercé une influence prédominante sur les résolutions des États généraux de 1789, où il représentait le Tiers-État de la ville d'Aix.

On a commencé en 1894 et terminé en 18971le pont Mirabeau (2), qui relie à Auteuil la grande artère qui fait communiquer le quai de Javel avec les entrepôts de Bercy et traverse les XVe, XIV°et XIII° arrondissements de Paris, sous les noms de rues de la Convention, d'Alésia et de Tolbiac.

La partie de la rue Chardon-Lagache qui s'étend de la rue Claude-Lorrain à la rue Jouvenet, remplace l’ancienne rue de la Municipalité, qui date du xvin siècle et figure au cadastre de 1823, mais était beaucoup moins large; la

(1) Voir aux annexes (p. 462) l'article déjà cité de M. Émile Potin sur l'école J.-B.-Say. (2) Voir aux annexes (p. 365) ma note sur la Seine entre le pont d'Iéna et le Point-du-Jour; voir également aux annexes (£. 491) l'article de M. L. Mar intitulé : Auteuil il y a deux cents ans, et, p. 491 également, un article sur le pont Mirabeau,

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