RECENSEMENT DE QUARTIERS EE
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(1) La largeur extrême du XVIe arrondissement est de 1.450 mètres, du Trocadéro à la Porte Maillot;sa plus grande longueur, de 4.850 mètres, de la Porte du Point-du-Jour à la Porte Maillot, et sa largeur la plus minime, de 350 mètres, de la Porte de Saint-Cloud à la Porte de Billancourt.
(2) Voir aux annexes (p. 333) le décret du 20 avril 1896 et le rapport qui le précède.
La population du XV[e arrondissement s'était accrue d'environ 47.000 âmes de 1891 à 1896; on voit que de 1896 à 1901, elle s'est augmentée d'environ 15.500 âmes, ce qui correspond à un accroissement continu de trois et demi pour cent par an. De 1896 à 1901, la population des dix premiers arrondissements, c'est-à-dire du centre de Paris, n’a augmenté que de 1.686 habitants, tandis que, dans le même laps de temps, la population de la périphérie s’est accrue de 124.315 habitants.
Le loyer moyen, qui n'est que de 571 francs pour l’ensemble de la ville de Paris, en 1901, dépasse 2.000 francs pour le quartier de Chaillot, 1900 franes pour celui de la Porte-Dauphine, 1.100 francs pour celui de la Muette, et 600 francs pour celui d'Auteuil.
La population du XVIe arrondissement s'était accrue d'environ 17.000 âmes de 1891 à 1896; on voit que de 1896 à 1901, elle s’est augmentée d'environ 15.500 âmes, ce qui correspond à un accroissement continu de trois et demi pour cent par an. De 1896 à 1901, la population des dix premiers arrondissements, c’est-à-dire du centre de Paris, n’a augmenté que de 1.686 habitants, tandis que, dans le même laps de temps, la population de la périphérie s’est accrue de 124.315 habitants.
Le loyer moyen, qui n’est que de 571 francs pour l'ensemble de la ville de Paris, en 1901, dépasse 2.000 franes pour le quartier de Chaillot, 1900 francs pour celui de la Porte-Dauphine, 1.100 francs pour celui de la Muette, et 600 francs pour celui d'Auteuil.
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IL — Histoire des quartiers de Chaillot, de la Muette et de la Porte-Dauphine (Anciens territoires de Chaillot et de Passy).
Pour donner quelques indications historiques sur les rues qui ont été successivement établies sur le territoire de l’ancienne commune de Passy, je les classerai, autant que possible, suivant l’ordre chronologique de leur ouverture, totale ou partielle. Je commencerai donc par énumérer celles qui ont été percées avant le xix° siècle (1); elles sont marquées sur le plan dessiné en 1731 par Roussel, dont un extrait se trouve ci-contre, ou sur le plan publié en 1800 par Picquet.
RUES QUI EXISTAIENT AU XVIIIe SIÈCLE
Ces anciennes voies pourraient être divisées en deux catégories, dont la première comprendrait les rues bâties avant le x1x° siècle (telles que la rue de Chaillot, la rue de Passy, etc.) et la seconde les routes et chemins qui étaient dès cette époque livrés à la circulation publique, mais n'étaient bordés en 1800 que de quelques maisons isolées, et ont été peu à peu transformés en rues (par exemple la rue de la Tour, la rue de Longchamp, etc.). Toutefois, je ne considère pas, dans cet ouvrage, comme rues existant au xvInr® siècle, celles qui ont remplacé d'anciens chemins plus ou moins étroits et sinueux, mais pour lesquelles le premier classement ou le premier titre établissant leur reconnaissance comme rues est postérieur à l'année 1800; elles seront énumérées ci-après, suivant l’ordre chronologique de leur classement et comme ne datant que du xixe siècle.
La rue de Chaillot existe depuis plus de douze cents ans; elle dépend du VIII et du X VI° arrondissement; je n’ai à m'occuper ici que de la partie située sur le XVI, qui est assez courte, mais comprend l'église Saint-Pierre de
(1) J'ai divisé ce travail en trois parties : 1° les rues qui existaient à la fin du xvure siècle ; 2° celles qui ont été ouvertes pendant la première moitié du xix° siècle ; 30 celles qui ont été ouvertes de 1850 à 1901.
Chaillot (1), mentionnée, comme il a été rappelé ci-dessus, dans une bulle pontificale de l'an 1097.
L'église actuelle a été rebâtie d'abord vers la fin du xvue siècle, puis en 1740 ; elle se compose d’une nef terminée par un chœur, avec bas-côtés, mais sans transept; la façade de l'édifice, sur la rue de Chaillot, n'offre de remarquable que sa vieille tour, d’ailleurs peu élevée. La grosse cloche, posée en 1777 dans le clocher, eut pour parrain et marraine Louis XVI et Marie-Antoinette ; elle fut nommée Louise-Antoinette et fut bénie par le futur cardinal Dominique de La Rochefoucauld, alors archevêque de Rouen. Une nouvelle reconstruction de l'édifice eut lieu en 1785 et 1786.
Sous la Révolution, l’église de Saint-Pierre de Chaillot, conservée d'abord comme paroisse (2), en vertu de la loi du 4 avril 1791, fut fermée en 1793, mise en vente, adjugée le 24 août 1796. Rendue au culte le 29 avril 1803, elle devint alors troisième succursale de la paroïsse de la Madeleine. Le curé racheta l'immeuble et le légua par testament à une dame, qui le vendit, à la date du 24 septembre 1821, à la Ville de Paris, moyennant la somme principale de 38.000 francs et une rente perpétuelle sur l'État de 530 francs au nom et au profit de la fabrique de l’église de Chaillot, pour l’acquittement de divers services dont l'édifice se trouvait grevé.
L'église suffisait à l'ancien village de Chaillot, mais elle n'était pas appropriée aux besoins d'un vaste et riche quartier de Paris. Reconnaïissant cette insuffisance, l'administration municipale, sous le second empire, avaitréservé, sur l'emplacement des anciens réservoirs de la pompe à feu de Chaillot, avec façade sur l'avenue d'Iéna,un terrain de 5.040 mètres carrés, où l'on aurait pu ériger une construction devant remplacer l'église actuelle. La réalisation de ce projet fut ajournée, parce qu'on prétendit que cet emplacement, actuellement occupé par la place des États-Unis, était trop éloigné du centre de la paroisse. Les événements de 1870-1871 firent abandonner ce projet. On s'occupa ensuite de projeter une nouvelle église sur un terrain voisin de celui où on à construit le musée Galliéra; mais les négociations entamées pour l'acquisition du terrain nécessaire ne purent aboutir. Il fallut donc se borner à améliorer sur place l'église de Saint-Pierre de Chaillot, dont la cure avait. dès 1866, pris rang de première classe. L'hôtel de M. de Tubiny, contigu à l'église, fut acheté ; sur son emplacement, on établit le presbytère, et M. l'architecte Paul Marbeau érigea une chapelle qui est dédiée à Notre-Dame des Victoires et qui communique avec l'église. Les extensions et améliorations exécutées dans ces dernières années à Saint-Pierre de Chaillot ont donné des résultats très satisfaisants.
La rue de Chaillot (3) avait conservé dans toute son étendue, jusque vers 1865, son ancienne physionomie de grande rue d'un village formant faubourg de Paris; elle avait alors une longueur de près de 900 mètres, entre les Champs- Elysées et la rue de la Croix-Boissière ; mais, par suite des nombreux percements (avenue et place d'Iéna, rue Pierre-Charron, etc.) exécutés dans ce
(1) La superficie sous-minée au-dessous de la chapelle annexe de Saint-Pierre de Chaillot (sise avenue Marceau) est de 140 mètres carrés. La distance du sol au ciel de la carrière est de 12 m. 50; la hauteur de la galerie d'exploitation est de 5 mètres. La consolidation a été opérée pär colonnes de béton, piliers maçonnés et remblais bourré Se
(2) Voir aux annexes (p. 334) l'article intitulé: « Une émeute à Saint-Pierre-de-Chaillot ».
3) On trouvait, en 1849, à la rue de Chaillot des institutions Bousquet au n° 15 et Bigot au n° 21) dont les élèves suivaient les cours du lycée Bonaparte. £