LE BAL DU RANELAGH
On vous a entretenus aussi. Messieurs, à la séance du 9 juin 189^, du bal du Cours, à Passy. J'ai eu la bonne fortune de retrouver quelques documents relatifs à ce bal et, parmi ceux-ci, le premier registre de ses recettes.
Morisan, qui, comme on vous l'a dit, en fut le premier fondateur, était garde de la porte de Passy, au bois de Boulogne. R obtint du maréchal
S rince de Soubise, gouverneur du château de la luette et grand écuyer du bois de Boulogne, la permission de faire enclore le terrain de danse. Une estampe de l'époque, de la série dite des
(i) Rousseau écrivait un jour à M. de Malcshcrbes :
« .l'ai fait cet hiver une herborisation au bois de Boulogne elj'en ai rapporté quelques mousse^. «
3ii
Vues (Taptûnie, représente le bal da Ranelagh (4).
A droite ae la grande allée, éclairée par des lanternes accrochées an tronc même des arbres, se trouTaient des petits salons à manger, couverts et fermés de trois côtés. A gauche, an milieu des statues, une rotonde reposant sur des colonnes de pierre. Les musiciens étaient au premier étage de la rotonde ; on circulait an-dessous. Des guir- UinJes de fleurs reliaient les colonnes entre elles.
L*ouTerture eut lieu le lundi 25 juillet 1774 ; rentrée coûtait 24 sous. La recette, dans les premiers temps, ne fut pas brillante ; certains soirs, elle descendit à 30 livres, à 7 livres iO sous et même à 3 livres iS sons. Mais lorsque Marie- Antoinette, qui affectionnait particulièrement la Muette, eut pris Thabitude de Tenir se mêler aux danses avec les dames de la Cour, la vogue du Ranelagh devint immense. Toutefois la reine, assez délicate de santé, n*osait pas toujours s'arrêter ainsi, le soir, dans un endroit découvert. Aussi Morisan fut-il autorisé à élever un comble couvert en ardoises au-dessus de Taire du bal. De ce jour date la véritable prospérité du Ranelagh ; la reine vint plus souvent encore que par le passé. Le registre en fait foi : € 21 avril 1780, jour que la reine est venue avec la famille royale: 5 musiciens, 627 livres de recette et 10 louis de présence. »
En 1 789, la Cour, bien entendu, abandonna les pelouses. Elle y fut remplacée, comme Ta dit M. Léo Claretîe, par une société ob l'on n'admettait que les gens distingués.
Puis, en 1792 et 1793, les habitués se recrutèrent dans le personnel ordinaire des clubs révolutionnaires. On chantait au Ranelagh le ça ira et Ton y dansait la carmapole.
En 1794, on dut fermer le bal, faute de danseurs.
Sous le Directoire, les Muscadins y établirent leur quartier général ; ils y conspiraient, paraitil, car, un soir, la garde directoriale vint les assiéger dans le lieu même du bal. c Ce fut, dit un auteur anonyme, un sauve-qui-peut général. Les uns sautèrent par-dessus lesnaies, d'autres montèrent dans les arbres ; ceux-ci se réfugièrent dans les caves ; ceux-là furent faits prisonniers. Puis, on ramassa les blessés ; on emmena les valides et les vaincus eurent à subir, pour leur peine, quelques mois de prison. » L'établissement fut ravagé par les vainqueurs et fermé jusqu'au Consulat.
Musset a commis un léger anachronisme quand il parle de la valse :
... aux jours de Thermidor, Lorsqu'au bruit des canons dansait la République Et que la Tallien, soulevant sa tunique, Faisait de ses pieds nus craquer les anneaux d'or.
La valse n'était pasconnue aux temps héroïques. Elle l'était à peine sous le Consulat, et Trénitz, le héros du Ranelagh en 1800, ne valsait pas encore. C'est à Passyque le brillant danseur adressa à l'un des assistants, qui se félicitait d'avoir pu
(i) C'est le nom d'un lord qui avait fait bâtir à Cheisea (Londres), près do l'endroit où est aujourd'hui Comorne-Garden, une rotonde où l'on donnait des concerts. Plus tard, il y eut des bols publics sur ce terraia.
l'admirer, ce mot resté célèbre : € Etiez-vous bien placé ? »
En 1814 et i815, le Ranela(;h fut occupé par les Russes et servit alternativement d'écurie, d'hôpital et de salle de correction.
Au début de la Restauration, la duchesse de Berry reprit la tradition de Marie-Antoinette, et le bal redevint le rendez-vous de la bonne société. Le règlement de 18!20 montre quelles étaient les (Nrécaùtions prises pour assurer la bonne composition des danseurs. « Les abonnements, dit l'article premier, ne seront délivrés à des dames, qu'après l'information qui aura été faite par les commissaires. »
Par l'article 3, il était établi un comité de six commissaires représentant les dames abonnées, faisant les honneurs du bal, présidant au bon ordre, etc.
L'article 4 se préoccupait de l'expulsion possible (et elle eut lieu plusieurs fois) des € personnes qui pourraient déplaire à la société ».
Les hommes ne pouvaient pas garder leur chapeau sur la tête ; ils devaient porter l'habit noir et la cravate blanche.
Enfin, près du bal, était un petit théâtre sur lequel jouaient de jeunes élèves.
Dans ces conditions particulières de distinction et de décence, le bal jouissait d'un succès honnête et tranquille ; les dames de Passy se faisaient un plaisir de s'y abonner et je ne crois pas me tromper en disant que les grand'mères de beaucoup d'entre nous s'y amusèrent souvent.
En 1818, un ouragan d'une violence inouïe s'abattit sur Passy et sur les pelouses. La toiture fut enlevée, les pavillons renversés, cette année-là les recettes baissèrent.
Depuis 1825 jusqu'en 1870, le bal de Passy perdit son caractère aristocratique; les héroïnes de Musset et les < dames de la nouvelle Athènes » remplacèrent les marquises et les bourgeoises de Passy. Les mercredis et samedis, les coupés, les fiacres et les paresseuses^ partis des rues Bréda, de Notre-Dame-de-Lorette et de h Rochefoucauld, venaient amener aux fêtes de nuit du Ranelagh les habitants de ces quartiers éloignés.
Maintenant, et depuis 1870, on ne danse plus sur les pelouses de Passy, on ne danse plus à Auteuil qui ne le cédait en rien à Passy, puisque, pour bien affirmer les goûts chorégraphiées des nabitants, le conseil municipal de ce joli village avait choisi pour maire, ayant l'annexion, l'illustre Musard.
DOCUMENTS INÉDITS RELATirS A JEAN RACINE ET A SA FAMILLE
Jean Racine nous appartient doublement, puisque nous avons le plaisir de posséder parmi nous M. Louis Mirleau d'Uliers, son arrière<petit-fils. C'est à ce titre que j'ai voulu vous donner la primeur d'une notice publiée, il n'y a que quelques jours, par M. le vicomte de Grouchy, ancien ministre plénipotentiaire (i), quia eu
(i) Paris. Téçbener, ap juin i8^
la bonne fortune de retrooTer, dans les minntiera de quelques notaires parisiens, certains docnments du plus haiit intérêt pour Thistoire intime de Jean Racine et de ses descendants.
Mais, auparavant, ie dirai un mot d*une pièce, donnée le 18 juin dernier, dans le journal la Paix; c*est un extrait du registre des sépultures de Port-Royal-des-Champs qui relate renseyelissement du poète. Gedoeument, reproduit par dirers journaux de Paris et donné comme inédit, se trouve m extenso dans le Dictionnaire critique de Jal (Paris, Pion, 4867).
La notice de M. le vicomte de Grauchy comprend les docnments suivants pour lesquels il n*a pas dressé de table récapitulative :
— Contrat de mariage de Racine suivi de Tétat des biens des futurs («SO mai 4677);
— Vente du 1<2 août 4684 ;
— Bail de la maison de la rue de la Friperie (même date) ;
— Dot d'Anne Racine (45 décembre 4698);
— Contrat de mariage de Marie-Catherine Racine (5 janvier 4699) ;
— InventairedesbiensdeRacine(44mai 4699) ;
— Etat (ou catalogue) des livres après le décès de Racine;
— Vente, par sa venve, deTofiSce de secrétaire du roi rS juin 4699) ;
— Vente, par sa veuve, de TofRce de trésorier de France (46 juillet 4699) ;
*- Tution et avis de Racme ;
— Liquidation et partage (dernier juillet 4699) ;
— 0>ntrat de mariage de Marguerite Vitard ;
— Constitution de rentes ;
— Contrat de mariage de Louis Racine (!•' avril 4728) ;
— Testament olographe de J.-B. Racine.
Pour ces deux dernières pièces, M. le vicomte de Grouchy déclare en devoir la communication à M. Louis Mirlean dlUiers.
Négligeant le détail des stipulations financièrei portées an contrat de mariage de Racine avec Catherine de Romanet, nous remarquerons, dans cet acte, les signatures du grand Condé et de Louis de Bourbon ; celles du premier président de Lamoignon, du ministre (}olbert, du marquis de Sei^nelay, du duc d'Albert, et celle plus modeste, mais plus intéressante pour nous, de Nicolas Vitard, seigneur de Passy, avocat au parlement, cousin germain de Racine.
Le mariage (mai-juin 4677, Tannée même oii Phèdre fut représentée) coûta 6.000 livres.
Racine apportait son office de trésorier de France aux gages de 2.400 1. 1. (capital 36.0001.) ; 400 1. de rentes (8.000 1. en principal) dues par Nicolas Vitard ; 666 1. de rentes sur THôtel de Ville. < Le S*" Racine jouit en plus de 4 .500 1. de pension qu il plait au Roi luy donner et, pour le surplus, il est couché sur Tétat de S. M. »
Il apportait aussi de Targenterie, des tapisseries des Flandres et de Bergame, etc., un grand miroir et plusieurs tableaux valant 500 livres.
La fortune de (ktherine de Romanet était sensiblement plus élevée que celle de son futur mari.
Le 42 août 4684, quatre ans après son mariage. Racine achetait à la veuve du conseiller Le
Mazier une maison sise rue de la Friperie, moyennant la somme de 48.400 livres.
En 4688, il avait prêté 22.000 fr. à Honoré d*Albert, duc de Chevreuse, et 43.000 1. à Boileau en 4689 et 4695.
A sa mort (2fl avril 4699), Racine avait donc augmenté notablement sa fortune (4). Il avait maintenant un carrosse doublé de velours ronge, et une petite chaise roulante à 4 roues, et, pour traîner ces deux voitures, estimées 275 I., deux chevaux hongres, sous poil blanc, à courtes queues, vieux et caducs, prisés, avec leurs harnais, 36 livres!
Je passe sur le linse, les vêtements et Targenterie pour arriver à la bibliothèque, on, parmi les auteurs anciens ou modernes, un seul manquait : Racine lui-même.
Les prix des ouvraees sont instructifs ; car tandis une les œuvres d Andilly sont estimées 50 l. et celles de Tillemont 40 I., Molière atteint péniblement 7 1. et les 44 volumes de Corneille arrivent tout juste à 3 livres !
Il y a, on le voit, dans cette brochure de 78 pages, bien des détails intéressants sur la vie et les habitudes de Racine ; et Ton ne saurait assez remercier ces travailleurs désintéressés qui consacrent, à des œuvres en apparence aussi arides, les loisirs d*une retraite studieuse et ho* norée.
vn
RAaNE ET SA PAMILLE A AUTEDII.
A Toccasion des lettres de Racine, adressées à son fils et dont quelques-unes sont datées d*Auteuil, il a été rappelé à la dernière séance que Louis Racine n*avait que sept ans à la mort de son père et qu'il était, dès lors, invraisemblable qu'une telle correspondance ait pu avoir lieu.
Ainsi présenté, le fait est indiscutable ; mais il ne s*agit pas des lettres adressées à Lonis Racine. L*auteur d'Andromaque avait un fils aîné, Jean-Baptiste, né en 4679, qui fut employé dans la diplomatie en Hollande du vivant même de son père et qui, à la mort de celui-ci, avait déjà vingt ans. Deux de ces lettres (4698), où il est auestion des derniers moments et de la mort de la Champmeslé, sont particulièrement intéressantes pour nous : « Je dois, dit Racine à son fils Jean- Baptiste, réparation à la mémoire de la Champmeslé qui mourut avec d'assez bons sentiments^ après avoir renoncé à la comédie, très repentante de sa vie passée, mais surtout fort affligée de mourir ; du moins, M. Despréaux me Ta dit ainsi, l'ayant appris du curé d'Auteoil c|ui l'assista à sa mort, car elle est morte à Auteuil, dans la maison d'un maître à danser ob elle était venue prendre l'air. »
Sainte-Beuve s'étonne, à juste titre, du ton de sécheresse de cette lettre. € On a besoin, dit-il, pour l'excuser, de croire que Racine voulait faire indirectement la leçon à son fils et condamner ses
(i) Suivant Mesnard, Mme Racine perdit sa fortune lors du système de Law.
propres erreurs dans la personne de celle qoi en arait été Tobjet. »
La famille de Racine, après la mort de celui-ci et après le départ même de Boilean, conser?a à Autenil de nombreuses relations. Louis Racine, parvenu à Fâge d'homme, venait faire de fréquents séjours chez d*Agnesseau. Le chancelier aimait le poète, mais il n^avait pas grande estime pour son esprit.
Ant. GuiLLOis.
ASPECT GÉNÉRAL, EN 4717, DE LA BOUCLE DE LA SEINE QUI RENFERME AUTEUIL ET PASSY
Notre premier Bulletin contient une note fort intéressante sur la Muette et sur Pacy (ou Passy). On y a annexé un plan du bois de Roulogne en 4705, par N. de Fer.
J*extrais d*un original que je possède du même géographe, d*un plan qni donne toute la banlieue de Pans, de Bourg la Reyne an Drancy et de Colombes à Champigny, ce oui concerne Âuteuil, Passy, Chaillot et le bois de Boulogne.
Ce plan est daté de 4747 : il est donc plus récent de douze ans que celui qni a été communi- Sué par M. Saint-Lanne. (Une erreur dans la copie ie la gravure a fait clicher 47:27. C'est bien 4747 qu'il faut lire. Ob plan a été reproduit p. 44.)
Comment se rendait-on, en 4747, de Paris à Âutûein.,.
On pouvait, comme on le voit par le plan, sortir par le faubourg du Roule et êagner immédiatement la grande Avenue Royale des Tuilleries, en laissant à gauche les Champs EUzées. Ou bien on continuait ie faubourg jusqu'au Roule même. De ce point, on obliquait à gauche par Chaillot (4), en passant au-dessus de Tanbaye des Bons Hommes, pour arriver à Passy. Du Roule, on pouvait encore gagner la grande étoile (S), le grand carrefour à huit branches de VA venue Royale et sans doute tomber par un chemin de champs sur Passy.
1^ voie la plus courte paraissait être la suivante :
Partir du Pont Royal, sur le quai, non loin de l'ancien emplacement de la Porte-Neuve, longer les Tuilleries sur un quai qui commençait à se construire an-dessus de la berge, sortir par la Porte de la Conférence et le pont du fossé des Tuilleries, et prendre le Cours de la Reyne. Après avoir dépassé la Savonerie (3) et franchi le ruisseau venu d'au delà des Porcherons (4), on avait le choix, ou de monter par les Bons Hommes à Passy, ou de suivre la Biviere de Seine et de monter directement à Auteuil. Ces deux localités communiquaient sans doute entre elles au moins
(i) Une partie ét^it faubourg de Paris depuis i659 environ, sous le nom de faubourg de la Conférence. Mais le nom primitif a prévalu.
(a) Rond-point de I Etoile actuel, emplacement de 1 Arc de Triomphe.
(3) La fameuse faorique de tapis, prèsde laquelle il y avait encore un hôpital en 1672.
('^) C'est ranligue ruisseau de Ménilmontant. Dejiuis Charles V; il recueillait, portie à ciel ou-
par un chemin de champs au bord du coteau : le plan ne montre rien à cet égard.
Sur la rive gauche, Paris s'arrêtait bien avant le bac indiqué au plan. Ce bac, situé au bas de Tesplanade des Invalides, établissait la communication du faubourg du Gros-Caillou avec la rive droite. On peut reconnaître qu'il faisait face au rond-point et à la grande allée des Champs Klizées qui forment aujourd'hui l'avenue d'Antin, en amont de Vlsle du Mas ou de Querelle (4).
Le piéton qui continuait à se promener sur la rive gauche devait dépasser la plaine et le château de Grenelle, ainsi que quelques « lieux dits», en laissant à sa droite un Ilot qui n'existe plus dans le lit du fleuve, pour retrouver un passage un peu au-dessus du moulin de Javelle, entre le pont Mirabeau et le viaduc actuel. S'il poussait plus loin encore sa promenade, dépassant une branche de la route de Vaugirard, traversant le ruisseau de Clamar et celui de Chalais-Medon, il lui fallait gagner le Pont de Sève pour communiquer de nouveau avec la rive droite. On peut s'en assurer sur la carte.
Mais nous voici arrivés k Passy par le Cours de la Reyne, et tout de suite le bois de Boulope nous attire. Nous passons devant la Muete, dont l'orthographe, qui n'est point conforme à celle que donnait l'autre jour M. Claretie, appelle notre attention. J'ai recherché la raison de cette bizarrerie apparente, et voici une explication qui peut paraître suffisante.
Delort, en 4824, après avoir parlé du château de Madrid, ajoute :
€ 11 existe encore un autre petit château dans l'intérieur du bois de Boulogne. C'est celui de la Muette ou de la Meute, situé à l'entrée du bois du c6té de Passy.
« Comme la première intention fut d'établir un simple rendez-vous de chasse (2), il est plus vraisemblable de croire qu'il faut dire meute, lieu où l'on renferme les chiens en attendant les chasseurs, que muette, qui désigne un lieu secret, fermé de bois de tous c<^tés. »
Les deux orthographes successives peuvent donc s'expliquer assez naturellement. De Meute^ la corruption de l'usage et de mauvaises habitudes de langage ont insensiblement fait Muete, par la simple interversion d'une lettre. Ce dernier nom a paru dIus gracieux : peut-être a-t-on fait quelque légende pour le justifier — légende que nous découvrirons un jour — et on a fini par lui donner un t de plus, sans doute une lettre de grande naturalisation.
Je n'insisterai pas davantage, afin de ne pas allonger cette communication. La comparaison, facile à faire, entre les deux plans de 4705 et de 4747, montrera combien noms, lieux, terrains su-
vert, partie en souterrain, les é^outs de Paris. 11 est à sec depuis . longtemps, et son lit forme aujourd'hui la branche qui a une issue grillée au pont de l'Aima.
(1) Sur une carte de 1731, celte lie ne s'appelle plus qu'Ile M aque relie ; mais apparaît ce sous-titre : ou des Cignes. On y met des dépôts de bois. Elle communique par le Pont-Roaae (en bois), jeté en travers du petit bras, avec le Gros-Caillou.
(2) La proximité du vaste château de Madrid justifie celle opinion.
bissent d'hésitations, de perturbations, de transformations en très peu d'années. On doit s'estimer heureux de s'y reconnaître après plus d'un siècle écoulé.
Emile Potin.
AUDIKOT AU RANELA6H
Audinot (Nicolas-Médard), oui avait été successivement perruquier, acteur delà Comédie Italienne, auteur (paroles et musique) du joli opéra-oomiqne le Tonnelier, créateur d'un théâtre de marionnettes appelé le Théâtre des petits comédiens die bois, auxquels succédèrent de véritables enfants, vint en 4784 s'installer avec ses jeunes artistes près de l'établissement du Ranelagh. Il y donnait de petites pièces et d'intéressantes pantomimes dans sa salle des Petits Comédiens de bois et avait eu soin de conserver sur son rideau l'inscription Sicut enfantes audi nos, dont la fin était un assez mauvais rébus ou jeu de mots dont il était fier. En 4785, le privilège qu'il avait obtenu pour le Ranelagh lui fut retiré, et il rentra à son théâtre de l* Ambigu-Comique, au boulevard du Temple.