RACINE ET LA CHAMPMESLÉ
Avant 1677, date de son mariage et de son entrée dans la vie régulière. Racine, qui, depuis, devint notre hôte à Auteuil, avait longtemps aimé l'actrice Desmares, dite la Champnicslé, qu'il avait formée à la déclamation, lui explif|uant le sens des vers qu'elle avait à réciter, lui indiquant les geste, lui dictant les intonations, ot plus tard, quand l'élève était devenue célèbre, créant des rôles pour elle.
Quand la Champmeslé eut quitté la scène, elle vint également se retirer à Auteuil, où elle mourut le 15 mai 1698, âgée d'environ cinquantesix ans, et repentante de ses fredaines passées. — Qu'il lui soit beaucoup pardonné, parce qu'elle a beaucoup aimé! En effet, quoique mariée à l'acteur Chevillet, dit Champmeslé, la chronique aftirme qu'elle ne sut ^ue trop partager son cœur. Après avoir oublié le jeune Sévigné, et plusieurs autres, elle avait également sacrifié le trop tendre Racine au comte de Clermont-Tonnerre, et c'est alors qu'un mauvais plaisant commit le quatrain suivant :
A la plus tendre amour eHe fut destinée,
Sui prit longtemps racine dans son cœur ; ais par un insifoie malheur Le Tonnerre est venu, qui l'a deBacinée,
DéfendaDt avec piété la mémoire de 9on père, Louis Racine affirme que les rapports qu'il eut avec la Champmeslé furent seulement ceux d'auteur à acteur, de professeur de déclamation à élère. Qui doit-on croire, Louis Racine ou le quatrain du temps (i) ?
Une autre singularité peu connue, c'est que la femme de Racine, ^ui lui survécut trente-trois ans, ne connut jamais, dit-on, soit par la lecture, soit par la représentation, les œuvres qui avaient acquis à son mari une si grande réputation.
femme et enfants ; perdez tout, hors l'honneur ! »
Il garda soo honneur ; mais, par son opposition, il encourut la disgrâce de Louis XIV.
Kn 17i7, il fut nommé chancelier par le Ré-
Sent ; Tannée suivante, ayant combattu le système e Law,son exil de Paris fut prononcé, etd'Aguesseau se retira dans ses terres de Fresnes, qui devinrent célèbres par son séjour.
Quand on eut reconnu tout ce qu'il y avait de désastreux dans Torganisation financière de Law, d'Aguesseau fut rappelé, en 4720 ; mais, deux ans après, le cardinal Dubois le fit destituer, et les sceaux ne lui furent rendus qu'en 1737, sous le ministère du cardinal Fleury.
Voici la copie du Tableau généalogique de la branche ainée de la famille Racine, offert par M. Mirleau d'illiers et déposé aux Archives :
Jean RACINE, Catherine de ROMANET,
de TAcadémie française, i652 — 1782
21 décembre 1689 — 20 avril 1699
Louis RACINE, de rAcadémie des Inscriptions et Belles-Lettres, 6 novembre 1692 — 29 janvier 1768
Marie PRESLE de l'ECLUSE, 1700 — 1794, Marraine de Louis-Marie Mirleau o*Illiers ci-après
Louis-Grégoire MIRLEAU de NEUVILLE Anne RACINE,
DE SAINT-HERY, Seigneur de la Berruère, Née à Lyon en 1700,
dos Radrets, d'illiers Décédée à Blois'le 10 Brumaire an XIV
5 octobre 1712 — 4 novembre 1788 (Erratum. Lisez : Née à Lyon vers 1780)
Louis MIRLEAU de NEUVILLE des RADRETS
d'Illiers,
Avocat au Parlement de Paris
Marie-Louise-Claude de BONVOUST,
1765 — 1847 {Armoriai de France, registre /, p. 80)
Louis-Marie MIRLEAU d'ILLIERS.
!•' avril 1786 — 14 novembre 1870 M"* BL\cine, sa marraine
LouiSE-AsPAsiE de GUÉROUST de la FONTELLE,
1796 — 1871 [Armoriai de France, registre 5, tonie /"')
I m Louis-Marie-Pierre MIHLEAU dILLIERS, né à Vendôme le 3 avril 1829.