BUE GAVARNI I
provenant exclusivement 'de souscriptions volontaires ; il a été inauguré le dimanche 15 novembre 1891.
Au n*' 20 de la rue Corlambert se trouve la chapelle de Notre-Darae-du-Très- Saint-Sacrement, achevée en 1900, dans le style gothique, par MM. les architectes Coulomb et Chauvet. Elle est desservie par la congrégation des servantes du Très-Saint- Sacrement (i).
On voit au n° 43 de la rue Cortambert un hôtel du style semi-gothique fleuri, en pierres et briques, édifié par M. Sauvan. Le général du Barail, avant d'être ministre de la Guerre, avait habité la maison qui a été remplacée par cet hôtel.
Ponsard, poète et auteur dramatique, habita de 1866 à 1867 le a** 60 de la rue Cortambert.
L'illustre astronome Faye, doyen de l'Académie des Sciences, ancien ministre, membre du bureau des Longitudes, inspecteur général honoraire de renseignement supérieur, habitait le n"" 39 de la rue Cortambert et y est mort en 1902.
La rue Gavarni, qui est coudée, va de la rue de Passy à la rue de la Tour; elle fut percée en 1835, avec une largeur de 9 mètres, sur des terrains appartenant à M. Deyeux, et prit le nom de « rue des Artistes ». Le décret du 10 février 1875 lui a donné sa dénomination actuelle, en Thonneur de Sulpice-Guillaume Chevalier, dit Paul Gavarni (1801-1866), qui passa plusieurs années à Tarbes, au cadastre, fit ses premiers dessins dans les Pyrénées et emprunta son nom de guerre à la cascade de Gavarnie (2). 11 fut le collaborateur d'Emile de (iirardin au journal la Mode et alimenta te Charivari pendant plusieurs années. Sainte-Beuve a fait de lui le portrait suivant : « Tout ce qui a passé ou défilé sous nos yeux depuis trente-cinq ans en fait de mœurs, de costumes, de figures élégantes, de plaisirs et de repentirs, tous les masques et les dessous de masques, les carnavals et leurs lendemains, les théâtres et leurs coulisses, les*aihours et leurs revers, les malices d'enfants petits ou grands, les diableries féminines ou parisiennes, il a tout dit, tout montré et d'une façon si légère, si piquante, si parlante que ceux même qui ne sont d'aucun métier ni d'aucun art, qui n'ont que la curiosité du passant, rien que pour s'être arrêtés à regarder aux vitrines, ou sur le marbre d'une table de café, quelquesunes de ces milliers d'images qu'il laissait s'envoler chaque jour, en ont emporté en eux le trait et retenu à jamais la spirituelle et mordante légende. »
Le gouvernement du roi Louis-Philippe, qui s'attacha à donner une vive impulsion à tous les travaux publics, voulut doter la banlieue de Paris de moyens de communication ne forçant pas à traverser la ville pour aller d'une commune à l'autre. Les routes départementales ainsi créées (indépendamment de la route départementale n° 2, qui empruntait la rue de Passy, et dont le classement date du premier Empire) sont les suivantes :
La route départementale n^ 9, qui suivait l'avenue de Saint-Denis ^avenue Malakofl);
.i) Cette congrégation a pour objet Tadoration perpétuelle du 1res saint sacrement exposé, et les œuvres euchaiistiques ; elle a été fondée en i856 par le père Eymard ; sa maison mère est au n* 23 de Tavenue Friedland.
-2: Voir aux annexes (p. 419) l'article de M. Léopold Mar, intitulé : «^ Gavarni, garde oalional ».