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LES C BONNES HOMMES

Le 23 janvier 1651, Evelyn va revoir les Bonnes Hommes qu'il décrit : Un couvent qui a un beau cloître où sont peintes les vies des nermites ; le jardin sur un rocher avec plusieurs des-

centes, une belle vigne et une gentille vue sur la cité. On y élevait en ce moment dans la chapelle un magnifique autel, 24 janvier.

Le lendemain, journée bien remplie : après avoir vu un dromadaire, une très monstrueuse bète qui ressemble beaucoup au chameau, mais plus grosse, et un saltimbanque, Evelyn fait une visite au frère Nicolas, que, sans lu, nous ne connaîtrions pas, et ce serait dommage. Il est le médecin, Tapothicaire, le chimiste du couvent. M. Anatole France en pourrait faire un joli conte de frère Nicolas, qui a guéri M . Senétan d'une maladie mortelle, et, en reconnaissance de celte guérison, M. Senétan fait bâtir un autel monumental qui coûtera 37.500 francs. Frère Nicolas conduit Evelyn dans son laboratoire, où il a une rare collection de remèdes spagyriques. Il est peintre aussi, peintre sur boites ; au lien d'y écrire les noms des drogues, il v représente, ainsi que sur les pots, les ngnres des drogues et des simples. Il monlre à Evelyn comme grande curiosité un peu de mercure, d'antimoine.

Guy Patin, partisan de la purge et de la saignée, n'aimait pas les « moines froquez et défroquez, charlatans, chimistes, soufdeurs, apothicaires et ton^iiam o^mi atu /ton ^< m/^ si mio« » , qui admettaient l'antimoine. € Jamais, dit-il, 6 mai 1650, tête encapuchonnée ne fut propre à notre métier. » Guy Palin se trompait, frère Nicolas y était propre, et, grâce à lui, le couvent avait son'autel.

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