AUTEUIL QUI S'EN VA
Passy se construit de plus en plus. Les huta maisons sortent chaque jour de terre et giPMt du terrain vers .Auteuil. I^es jardina, les jarllMts tendent à disparaître. Arbres, arbustes tonbeot, deviennent bûches ou fagots. A la pUee des verts gazons s'ouvrent des troos béants, bientôt garni, revêtus de pierres mealîères. Les liôteb et les maisons familiales font place ans constroetiiBS^ six ou sept étages, bientôt peuplées d'biMes k passage qui n'auront pas connu notre vieux sil et qui, sans doute, ne Ini aceorderont qu'oo trèi mince intérêt.
Kt cependant n*est-il pas bon,n*est-il puni, moral, utile, de savoir, an bmwis dans ses |àèralitês. l'histoire, la géographie dn petit eaoi m l'on doit vivre, ne fût-ce que quelques-unes des ar.ne<'> qui nous sont départies ? Enfants, ooos ippiYiiions à respecter le nom, à vénérer U nè- 3: 'ir:^ do bisaieux que nos yeux ne virent poiat, ic.\i> •;-ji nous tracèrent le sillon de notre Boéesle vir. Hommes^ ne devons-nous pas reponcr nôtre if^.- tueuse et respectueuse s^mpatlûe sur les ries. les m^ !>:•!-.>, les sites que les gêoérations prirêirstes d:'3$ ont pn^parés. façonnés, en v laisMl 0^-33^ un rpfiet dVlles-mêmes T
>: îe progrès, si les nécessités croissaitei et Vtw^zsi.^'n des DopuUtioQs rers fooest Mnactit Ie< v'.^uv coins, les arbres ou les antiques quf :>.>> r^ir\is aimaient à OMitt D>-> i>i coaserrer Tii
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ii\ f/ïvrier. — Nous étions accoudés à la barrière, d*ob Ton plonge dans le jardin en contrebas de Gararni. ()ne main sur notre épaole. Cest In bohème, gardien marron des sept mille mètres do terrain à vendre. Tout le jardin abandonné, inrultn, ruineux, le lierre sN'talant sur la bosse des onriens mouvements de terrain, et le pittoresque des ravuges de la nature et de la plante paraNito.
Nous promenant à travers ce fouillis de la nature, le bohème nous mène, tout en bas du jardin, à la ligne des beaux arbres qui le finissaient dans leur grande ombre... Ici sera une guinguette, un bouchon pour les dimanches et les lundis des porties de ram|>agno, et où la canaille, abhorrée de (iavarni, viondra, sous le portique toujours vert, oti il promenait sa haute K'verie, arroser de bleu des tri|>eH à la mode de Caen, dans des berteaux qu'arrondit devant nous un marchand de y'\i\ basque,
(Uirieux invalide, que ce Ivohème, cet ancien graveur sur l>ois, goutteux et pres(|ue aveugle, es|HVe de philosophe agreste et crapuleux, sorte «le Thomas Vireloque, laissé en sentinelle là par rtfluvre de (iavarni, faisant sa compagnie de deux terriers fen>ceset, remisant, le jour, dans le trou noir de la (ilarièn^ où frissonne, sous le pldtre tout écaillé. Al fri7rM5(*de Houdon.