LE CHEMIN DE FER METROPOLITAIN
inconvénients que les tunnels de chemins de fer, qui sont fréquemment obstrués par la vapeur et surtout par la fumée des locomotives, ce qui empêche de les éclairer d'une manière efficace. Les voitures sont munies de portes à coulisses. Les murs des stations, où la durée de chaque arrêt ne doit pas dépasser trente secondes, sont revêtus de carreaux en grès cérames blancs. Le souterrain est relativement chaud en hiver et frais en été ; les trottoirs des stations sont à peu près de plain-pied avec le |)lancher des wagons.
C/est pendant TExposition universelle, le 10 juillet 1900, qu'on a ouvert à la circulation publique la première section du métropolitain, c'est-à-dire celle qui va de la porte de Vincennes à la porte Maillot, ainsi que les stations intermédiaires de l'Aima, Marbeuf, Champs-Elysées, Concorde, Tuileries, Palais-Royal, Louvre, Châtelet, Hôtel-de-ville, Saint-Paul, Bastille, gare de Lyon, Reuilly et place de la Nation. Peu de temps après, on a ouvert les stations d'Obligado et de l'Étoile. L'embranchement de la place de l'Étoile au Trocadéro (avec les deux stations de l'avenue Kléber et de la rue Boissière) a été inauguré le 2 octobre 1900, et celui de la place de l'Étoile à la porte Dauphine (avec une station à la place Victor-llugo) a commencé le service public le 13 décembre de la môme année. La construction a coûté environ trois millions par kilomètre. Les entrées des gares du métropolitain ont été construites et décorées par M. l'architecte Guimard.
La traction électrique assure un mouvement doux, et les trains, composés chacun dune voiture motrice et de voilures d'attelage, se suivent de très près. La voiture motrice prend, au moyen de flotteurs flexibles, le courant sur un rail latéral à la voie et le transmet aux machines dynamos placées sous les essieux ; toutes les voitures renferment des lampes électri(jues.
Le régime du métropolitain consiste en une association entre la Ville de Paris, qui construit le réseau à ses frais, et la compagnie concessionnaire, qui arme ce réseau et l'exploite. Le tarif des voyageurs pour un trajet quelconque sur les diverses lignes du métropolitain est fixé à i^i centimes en première classe et à 15 en seconde. La part de la ville consiste dans le prélèvement de 3 centimes par billet de ±* classe et de 10 centimes par billet de 1"- classe.
Avant l'ouverture de ce chemin de fer, on prétendait que la clientèle parisienne ne se résignerait pas à descendre dans des souterrains pour faire une course en ville. Mais le public a accueilli, au contraire, avec une grande faveur, ce nouveau mode de transport, grAce à la vitesse et à la multiplicité des trains et au prix peu élevé qu'on lui demande ; le métropolitain, dont la création fait honneur à MM. E. Empaiu, A. Berthelot et Bienvenue, permet d'aller en quelques minutes d'une extrémité de Paris au Louvre ou au Palais- Royal. Le nombre des voyageurs transportés a dépassé i.iOO.OOO en avril 1901. Les intéressés demandent que de nouvelles lignes soient concédées, pour desservir leurs quartiers. Le conseil municipal a approuvé, le 13 juillet 1900, le projet de construction du métropolitain entre l'Ktoile et la place de la IVation, par les boulevards extérieurs de la ligne droite. L'exécution de cette ligne sera en souterrain et, pour partie, en viaduc; la dépense de construction est évaluée à environ 2.700.000 francs par kilomètre. Parmi les autres lignes concédées, il y en a deux qui emprunteront le sol du XVï*' arrondissement, savoir :
!• La ligne des boulevards extérieurs de la rive gauche, qui pirrt de la place du Trocadéro, passe sous la rue Franklin, entraînera l'expropriation de la
1793) et, en 1796-1797, de Tallien (président de la Convention, puis du conseil des (-inq-('.ents), et de Mme Tallien, née Cabarrus.
La rue de J\fagdebourg (1 ) peut être divisée, au point de vue de son histoire, en trois parties comprises : la première, entre le quai Debîlly et Tavenue d*Iéna,la seconde, entre l'avenue dlénaet celle du Trocadéro, et la troisième entre Tavenue du Trocadéro et l'avenue Kléber.
La première partie allait du quai à la rue des Batailles (aujourd'hui aveiiiie d'Iéna); le plan de Verniquet (1789) l'indique sous le nom de « ruelle d'ilérivault »> (Ktienne llérivault était procureur fiscal en la prévôté de Passy). Elle a été classée comme rue par une décision ministérielle du 7 fructidor anXll. Kn 18(M), elle a reçu le nom de rue de Magdebourg, en mémoire do la prise de cette ville par les Français, le 8 novembre de la même année. Sa largeur, qui avait été fixée à 7 mètres par la décision ministérielle du 7 fructidor an Xll, a été portée à ll'",r)() par le décret du 23 novembre 1849.
La seconde partie a été d'abord un chemin qui figure sur le plan de Verniquet (1791) sans dénomination; on lui donna le nom de « rue Sainte- Mario », parce que le chemin que remplaçait cette rue longeait le mur du jardin du monastère de la Visitation-Sainte-Marie. La largeur de cette section avait été fixée à 10 mètres par la décision ministérielle du "23 frimaire an VI 11 ; le décret du 17 septembre 1801 a déclaré d'utilité publique félargissement à 12 mètres et, pour réaliser cette disposition, un autre décret du 2i du même mois a sanctionné le traité passé entre la Ville et la Société Thoine et (>\ I/arnMé préfectoral du 2 avril 18(i8 a réuni la rue Sainte Marie, qui proloni^eait en ligne droite la rue de Magdebourg, à cette dernière rue, sous la même dénomination.
Le décret du 17 septembre 18()i a ordonné le prolongement, avec 12 mètres de largeur, de la rue Sainte-Marie (aujourd'hui rue de Magdeboui^) jusqu'à favenue du Hoi-de-Home avenue Kléberj; ce prolongement, exécuté au moyen du traité passé par la Ville avec la Société Thome et C'% et ci-dessus visé, a reçu, par arrêté du 20 juillet 1808, le nom de rue de Magdebourg.
Kn 1789, la partie de la rue de Lnbeck comprise entre la rue Boîssièreet la rue de Longchamp existait à lélat de sentier. En 186i, la rue de Lubeck commençait à la rue de la Croix Hoissière rue Boissière) et se terminait à Tancien b;)ulevard de Longohamp (avenue Kléber), près de la place du Trocadéro ; elle avait alors o92 mèlros de longueur et se composait de deux parties. La première, comprise entre la rue de la Croix- Boissière (rue Boissièrei et la rue de Longohamp, avait remplacé un cheinia étroit et sinueux, indiqué sans dénomination sur le plan de Verniquftt 1791). La seconde partie était comprise entre la rue de Longchamp et l'ancien boulevard de Longchamp, au point où se trouvai! la barrière Sainte-Marie (la section comprise entre celle barrière et la rue de Magdebourg s'est trouvée ultérieurement supprimée : en vertu d'une décision ministérielle du 19 juillet 1806, cette stvoude partie fut ouverte, vers 1807, sur des terrains qui avaient dépendu autrefois du monastère de la Visitation Sainte-Marie, et sa largeur fixée à
i l.o <ol »lo ooU»^ rno a olo oonsoliaô. on i^ ol iSS8. sur une longuearde iio mètres onhx* lo< ;u»Muio-. «I lon,i ol «lu TrxH*atlt»i\>. La ili^lanoo «lu sol nu ciel de la carrière est »lo .V\Oh» |»iv*» la\onuo »l loua. *|o N«.tvs à lancl»' «l«* ravoiuio thi Trocadéro, et de i5»,5i à Vauicîo tlo laxoiuio Kloln^r. I a liaiitour «lt*s iialohos dVxploilaUi^ esl de a mètres au IMViiuor |»oinL «lo 3 luôUvs au sooiuul ol de i luèlres au li\M>ièiiie.
Riies ouvertes pendant les cinquante premières années
du XIX^ siècle, dans les quartiers de Chaillot, de la Muette et de la Porte-Dauphine.
Au xviii'* siècle, aucun nom de rue n'était indiqué sur les murs de Passy, et ce n'est qu'en 1816 qu'on se décida à y poser des plaques indicatrices à l'encoignure de chaque rue. Quant à l'éclairage de nuit, il fut complètement inconnu jusqu'à la fin de l'année 1791 ; alors seulement, un premier réverbère à l'huile fut suspendu devant le corps de garde de la milice nationale. L* éclairage général de la commune ne fut installé qu'en 18:25, toujours au moyen de réverbères à réflecteurs, ('.es réverbères, qui, en 18:£o, étaient au nombre de vingt, n'étaient pas allumés pendant la période de la pleine lune.
Il y eut peu d'opérations de voirie à Chaillol, Passy et Auleuil pendant les guerres de la Révolution et du premier Empire. On ne relève à ce sujet dans les délibérations du conseil municipal de Passy, en ce qui concerne le quartier de la Muette, que la demande de prolongement de l'ancienne rue des Carrières; ce prolongement, qui parait avoir été terminé vers 1808, constitue actuellement la partie de la rue Vital comprise entre la rue de la Tour et la rue Nicolo (1). Du reste, le budget de la commune de Passy était modeste à cette époque : en 18()(>, les recettes de la commune s'élevèrent à 2.047 fr. 80 et les dépenses à 2.0iolr.52. Il n'y avait alors (ju'un seul réverbère à Passy.
La rue Bizei doit être divisée, au point de vue de son histoire, en deux parties, dont la première forme la section comprise actuellement entre l'avenue Marceau et la rue de Chaillol, la seconde, la section comprise entre la rue de Chaillol et Tavenue d'iéna (2).
Première parité, — Elle remplace un ancien chemin qui figure au plan de Jouvin de Rochefort (dressé en lliTi), allant du quai de Seine à la rue de Chaillot et portant le nom de « ruelle des Tourniquets ». Elle a été classée comme « rue des Blanchisseuses » par une décision ministérielle du 13 fructidor an VIII, fixant sa moindre largeur à 10 mètres ; cependant, elle n'a constitué jusqu'en 1846 qu'une ruelle tortueuse et assez étroite, ayant une largeur
(i) Voir ci-après les indications données au sujet de lancicnnc rue des Carrièroia.
f2! La longueur de voie sous-niinée est de lô mètres devant le n» ly de la rue Hizet et de 8i mètres entre le n* 2.3 et l'avenue d'iéna. La distanre du sol au eicl de la earrièrc est de S m. 3o; la hauteur de la galerie d'exploitation est de 3 m. Tk), devant le n* i».
HHy HISTOIRE DU XVI** ARRONDISSEMENT
et qui tlfîflnissent les mouvements des corps célestes. Il ne laissa que vingt (hîiix (Wîus, deux habits et^une seule chemise.
La rue du Botif/iiel-de-Longchanip doit son nom à un ancien bouquel (rarbres qui existait au village de Longchamp, territoire de Longchamp. Le plan de Veniiquetil789jrindique sans dénomination. Sa largeur a été fixée c^ 8 moires par une décision ministérielle du 18 juin 1817, et à 10 mètrfô par un décret du 17 août 1818.
Le sol de la rue Bellini a été abandonné à la commune de Passy par M. Joyeux, son propriétaire, suivant acte du il juin 1823. Elle a été tracée, au canton de la Planchette, sur remplacement d'un chantier dit de la Planchette ou delà Marbrière. Klle avait en 18:2") une largeur de -ô^M^ et a porté longtemps le nom de u rue de la Planchette ». Sa largeur a été fixée à 7 mètres par arrêté du 10 février 18r)(). Le décret du 2i août 1801 a donné le nom de Bellini à la rue de la Planchette, en mémoire du compositeur Vincent Bellini, néà Catanc le P' novembre 180:2 et mort prématurément, le 23 septembre 1835, à Puteaux, après avoir fait représenter à Paris les opéras de Norma, la Somnambula, /. Puritani,
Par délibération du li mars 182.%, le conseil municipal de Passy demanda que le chemin de la Pelouse, ayant précédemment de 6 à 10 mètres de largeur fût classé avec moindre largeur de 10 mètres. La rue fut, en effet, percée, avec 10 mètres de largeur, en 182."), sur une partie [du promenoir de Chaillot, ou pelmise de TKtoile, et fut nommée u rue jNeuve-de-la-Pelouse ». Cette rue, qui va de la rue Chalgrin à l'avenue de la Grande-Armée, n'a été achevée qu'en I8ii0; elle est desservie par une station du chemin de fer métropolitain. I-e déoivt du 10 août 1808 Ta dénommée rue dObligado, en mémoire de la violoiiv n^mporlée, le 20 novembre 181:*), par la flotte anglo-française, sur les ArgiMilins. l/ordonnance royale du 15 février 1810, qui a élevé le capitaine de vaisseau Tréhouart au grade de contre-amiral, sur le rapport de Tamiral commandant la station navale du Brésil et de la Plata, signale les actions dVolat accomplies par le capitaine de vaisseau Tréhouart dans Tattaque du barrage et des batteries d'Obligado Paraua .
i^>uoique la rue Chulifrin ne soit pas très longue, son histoire est fort compliquée: elle se compose actuellement de deux parties formant équerre; celle qui va du coude i\ la rue Le Sueur s est appelée « rue des Bouchers », et celle qui va du coude à l'avenue de la Grande Armée se nommait précédemment V rue de Bellevue ".
La pivnùèn* juniie, aboutissant à la rue Le Sueur, est le restant de Tancien chemin des Innichei^s, qui allait aulivfois jusqu à la rue de Villejust et dont une ivirtie assez étendue a èlè supprimée par suite du percement de Tavenue du IVis-de Inuilogne: celle que Ton a conservée avait été classée, comme > rue lies Inuichei^ -, avec moindiv lannnir de 8 mètres, par Farrété préfeclor.d du 10 forier IS,%0. In décret du *> septembre 1861 a approuTé le redressement de cette rue des Bouchers et a autorisé la Ville à accepter la pro position qui Un avait èle faite par le comte de iUermont-Tonnerre et M. Bigé de supporter tous les frais d\^\pi\>priatiou et de leur concéder, en retour, la jvirtie supprimtv de la rue des Bouchers, qulls ont réunie à leurs propriétés, en avançant leui*s ilO»turt*> jusqu à laliirnement du prolongement de la rue S.ùuî Vui:x^ aujourd hui rue Le Sueur .
La s^wude (Mrtie de la rue iUiakrin, prenant aujourdlmi naissance à
RUE DE 8AÏi;0N 87
Tavenue du Bois-de-Boulogne et formant un coude avec la première partie, est ce qui reste d'une rue qui commençait à la rue du Bel-Air (rue Lauriston), traversait l'avenue Victor-IIugo et avait été ouverte en iSiTi, avec une largeur de 8 mètres, sur les terrains de la plaine de Passy; sa situation lui avait fait donner le nom de « rue de Bellevue »; des travaux d'assainissement et d'amélioration y ont été exécutés conformément aux délibérations du conseil municipal de Passy en date du 1*"^ août 1839 et du 10 novembre 184<j. Elle fut coupée parle percement de l'avenue du Bois-de-Boulogne, et, à la suite de ces travaux, la partie de la rue du Bel-Air comprise entre la rue Lauriston et l'avenue Victor-Ilugo reçut la dénomination de «( rue de Traktir »>.
La dénomination actuelle de la rue Chalgrin lui a été donnée par le décret du 2 octobre 18()5, en l'honneur de Jean-François-Thérèse Chalgrin (1739-1811), qui obtint le grand prix d'architecture en 1758, acheva l'église Saint-Sulpice, fit construire celle de Saint-Philippe-du-Boule. fut nommé membre de Tlnstitut en 1799 et chargé de l'érection de l'arc de triomphe de rÉtoile.
C'est à la hauteur de la rue Chalgrin que la Ville a fait construire, avenue du Bois-de-Boulogne, le monument de l'inspecteur général des ponts et chaussées Alphand, qui a tant contribué à l'embellissement de Paris et à la transformation du XVb' arrondissement ; sa statue d) est entourée de celles de quatre collaborateurs : M. lluet, inspecteur général des ponts et chaussées en retraite; M. Bouvard, directeur des services d'architecture de la ville; M. Boll, peintre, et M. Dalou, sculpteur. Ce monumeni, élevé en l'honneur de l'organisateur des Expositions universelles de I8(i7, 1878 et 18S9, a été inauguré avant l'ouverture de l'Exposition universelle de iîKK), le 14 décembre 1899.
Ldi rue (le Traktir faisait autrefois partie de la rue de Bellevue, ouverte en 1825, comme il a été dit ci-dessus. Le décret du 2 octobre 18(m a donné le nom de Traktir à la partie de la rue de Bellevue comprise entre la rue de Lauriston et l'avenue du Bois-de Boulogne ; l'autre partie de la rue de Bellevue porte actuellement le nom de rue Chalgrin ; enfin, un décret du 15 juin 1875 a déclassé et supprimé la partie de la rue de Traktir comprise entre la rue Lauriston et l'avenue Victor-Hugo; remplacement que cette partie occupait a été vendu à un propriétaire riverain.
Traktir est le nom d'un pont sur la Tchernaïa (rivière qui se jette dans la baie de Sébastopol), auprès duquel l'armée franco sarde remporta une victoire sur les Busses le 1(3 août 1855.
La rue de Saigon a été percée, en 18:24 ou 1825, sur une partie du promenoir de Chaillot, ou pelouse de l'Étoile, avec une largeur de 10 mètres, et prit d'abord le nom de ^ rue de la Pelouse ». Le nivellement général de cette rue fut autorisé par une délibération du conseil municipal de Passy du 10 avril 1851. Sa dénomination actuelle lui a été donnée par le décret du 10 août 18l>8, en mémoire de la prise de Saigon, capitale de la Cochincliine, le 17 février 1859. La rue de Saïgon a été munie, en 1899, de trottoirs réglementaires.
Le plan extrait de l'atlas des environs de Paris, dressé par l'ex- bénédictin
(r Voir aux annexes p. 'iift) l'arUrle «le M. le roinl» Fern.ind de TK^lise, sur l'inauf^Miratiun du monuincnl Alphand. — L aflichagc est interdit, inOme en leni|)s déleelioiiîj, sur ce monument,
88 HISTOIRE DU XVl*" ARRONDISSEMENT
('ouloiiH, revu et publié en 1800 par Ch. Picquet, montre que toute la plaine de Passy, entre la rue de la Tour, la rue Lauriston, la lisière du bois de Houlogne, l'avenue de la Grande-Armée et le mur d'enceinte de Paris, ne formait, à la fin du xviir siècle, qu'une vaste étendue de cultures et de vignes, coupée par des excavations provenant de carrières et de trous à sable. Cette situation ne s'est pas modifiée pendant les premières années du xi\" siècle, parce que les capitaux étaient peu abondants ou timides ; d*autre pari, la spéculation ne s'était pas encore emparée de cette question. Mais l'accroissement de Passy fut considérable, à partir de 1824, par suite des percements de rues et des constructions qui eurent lieu dans cette plaine. La création du nouveau quartier, qui fut nommé d'abord « Élysée- (iliarles X », est due principalement à la Société des terrains de la plaine de Passy, (jui était devenue propriétaire d'une grande partie des terrains corapris entre l'avenue de Neuilly (avenue de la Grande-Armée), le boulevard extérieur (avtMiue Kléber), la rue du Petit-Parc (rue Spontini) et le village do Passy. ('elte Société entreprit, à partir de 1825, la transformation d'an ciens chemins, généralement étroits et sinueux, en rues suffisamment larges. Kilo dressa un plan général d'alignement des rues projetées, et ce plan fui approuvé en principe par le conseil municipal de Passy, en 1823.
Il fut convenu que la commune de Passy abandonnerait des terrains à la Société, en échange du sol des nouvelles rues que cette Société devait remettre ù la commune. Ce contrat d'échange de terrains fut approuvé par une ordonnance royale du l*' mai 1832, mais suscita entre la commune et la Société de nombreuses difticultés, notamment au sujet des conditions dans lesquelles les nouvelles chaussées devaient être entretenues. Ces difficultés ne furent définitivement réglées qu'en i8:u>, après une nouvelle enquête. Le plus im portant de ces contrats d'échange est celui par lequel la Société des terrains de la plaine de Passy a remis à la commune les voies suivantes, après leur achèvement : avenue Dauphine lavenue Bugeaudu rue des Bassins (rue Copernic, rue Hoissière, rue Saint-André rue Cimarosa), rue du Bel-Air (rue Lauriston. rue et rond poinl de Longchamp, rue du Petit Parc (rue Spontini , rue Perier rue Pergolèse , rue des Sablons, rue Mesnil et rue de la Pelouse rue de Saïgon , en tout 3 hectares 83 ares et 3 centiares.
La Société I était devenue propriétaire de beaucoup de terrains dans la plaine de Passy, et c'est surtout à elle qu'est due la transformation de cette plaine en un quartier élégant.
La partie de la rue Le Sueur qui est comprise entre Tavenue de la iirande- Armée et le cnnsement avec la rue Chalgrin, a été ouverte en 1825, avec une largeur de 10 mètres. Cette section, qui prenait naissance à la rue des Bouchers rue Chalgnn\ ilul son premier nom de « rue Saint-Ange » au banquier Bosi^heron Saint-Ange, l'un des principaux actionnaires de la Sivieté des terrains de la plaine de Passy. L'ouverture de la partie de la rue Le Sueur, qui, sur une faible longueur, se trouve comprise entre la rue Cbalgrin et l'avenue du Bois-ile-Bouli>gne, a été autorisée par le décret du 9 septembre ISiil et promptement n\Uisèt\ aprî*s l achat des terrains nécessaires
i l .1 SvViolo ilo< lerrams *lo la |»Iamo do Pa-->> était ooaifK>sê^,mi83i,de M3i. Capron. i oa<t:int)n. Uia:i\ lîr.vi^, IV^sno iKMU-jn'^rt» do M. Thiors'. PiooL Minguet (banquier), i\»nunot <muIk- vlo< o*Hirtior-i do o«^mîuor\*o , l>idior et i\>>n,tr\i ancien notaire à Passv .