SOCIÉTÉ DES TERRAINS DE LA PLAINE DE PASSY
à Mme Brossard dlnval. La rue Saint-Ange a été dénommée rue Le Sueur par le décret du 24 août i804, en l'honneur du compositeur de musique Jean- François Le Sueur (1700-i8'.n), qui obtint au concours, en 1781), la maîtrise de Notre Dame de Paris et fit représenter à l'Opéra, en 1804, la tragédie lyrique intitulée Ossian ou les Bardes ; Napoléon lui fit remettre, par le général Duroc, la croix de chevalier de la Légion d'honneur et une tabatière d'or avec cette inscription : « L'Empereur des Français à Fauteur des Bardes (1). »
La maison n** G de la rue Le Sueur a été iiabitée, en 1871-1873, par le général Chanzy ; c'est de là qu'il partit, en juin 1873, pour aller occuper le poste de gouverneur général de l'Algérie. La maison n** 7 a été occupée par l'architecte Léon Vaudoyer, en 1804-187:2.
Le rond-point de Longchamp a d'abord été un carrefour irrégulier, formé par le croisement des chemins de Longchamp, des Sablons, des Belles- Feuilles et de la ('roix (rue Decamps) ; sa forme actuelle, avec rayon de 25 mètres, lui a été donnée en 1825 parla Société des terrains de la plaine de Passy ; il tire son nom de la rue qui le traverse ; ses alignements ont été maintenus par l'arrêté préfectoral du 10 février 185(). Le pavage en bois y a été établi en 1898.
Le développement des constructions a été favorisé par l'établissement de trois routes, dont la construction a été commencée à la même époque, vers 18^5 ou 18i6, et qu'on appelle aujourd'hui l'avenue Victor-Hugo, l'avenue Malakofi et l'avenue Bugeaud.
L'arrêté préfectoral du 9 mars 18:20 autorisa la Société des terrains de la plaine de Passy à ouvrir une nouvelle communication entre Paris et Saint- Cloud, reliant, par une ligne droite, la place de l'Étoile aux abords de la porte de la Muette. La Société fit ouvrir, avec une largeur de 23"', 30, cette route, qui est devenue l'avenue Victor-Hugo, et qui s'appela d'abord « avenue Charles-X », du nom du roi régnant. Quand (Uiarles X suivit, pour la première fois, cette route, le ±L mai 1840, en se rendant de Paris à Saint-Cloud, ii adressa une allocution (4j aux conseillers municipaux et habitants de Passy. Après la Bévolution de 1830, on appela cette voie u avenue de Saint- Cloud », parce qu'elle permet d'aller de Paris à Saint-C.loud en traversant le bois de Boulogne. Le raccordement de cette avenue avec la grande route n« 13 de Paris à Cherbourg (avenue de la Crande-Armée) fut terminé en 1829.
Après avoir achevé le cailloutis des trois avenues : celle de Saint-Cloud (Victor-Hugo), celle de Saint-Denis (Malakofi*) et l'avenue Dauphine (Bugeaud), la Société des terrains de la plaine de Passy demanda que la commune fût chargée de l'entretien de ces chaussées. Mais le conseil municipal de Passy déclara, par délibération du 27 août 1833, que l'échange relatif aux routes et chemins de la plaine de Passy ne devrait être approuvé qu'après que la Société, propriétaire de ce quartier, se serait engagée à continuer l'entretien de ces routes et chemins, savoir : 1° des avenues de Saint-Cloud et de Saint-Denis, tant qu'elles ne seraient pas reconnues routes départe-
(1/ Le nom <ic Le Sueur avait c^lé précédemment ilkistré par le peintre Kuslache Le Sueur (i6i(>-iG5r>),qui a peint la vie de sainlBruno, en 22 tableaux, pour le couvent des Chartreux, la vie de saint Martin et celle de saint Benoit.
(2) Voir aux annexes (p. 4if>) une citation des Chroniques dePaany, par Quillet, donnant UD extrait d'un discours de Charle» X.
i)0 HISTOIRE DU XVI*^ ARRONDISSEMENT
mentales; ±* et des autres routes et chemins, jusqu*à ce que la commune puisse trouver, dans raccroissemeut de population de ce quartier, des avantages qui en balancent les charges.
En raison de ces litiges, l'entretien de l'avenue de Saînt-Cloud était fort négligé ; à son croisement avec la rue de Longchamp, cette avenue était souvent sillonnée de profondes ornières, provenant de là circulation des voilures de carriers. L'ordonnance royale du 5 septembre 1839 remédia à cette situation en classant l'avenue de Saint-Cloud comme route départementale n** <)i de Paris à Saint-Cloud par la plaine de Passy. Ce classement, qui était solli<>ité depuis 18î2(i par la commune, mettait l'entretien de la chaussée à la charge du département de la Seine. Cependant, il laissait encore à désirer, car, dans sa délibération du 1'^'' février 1844, le conseil municipal de Passy demande qu'on répare le cailloutis, dont il signale le mauvais état, qu'on rétablisse la circulation, alors interrompue depuis le chemin de grande communication (rue de la Pompe) jusqu'à la porte du bois de Boulogne, qu'un trottoir soit construit au rond point et que la circulation des voitures non suspendues soit interdite sur la route départementale.
Le décret du 2 mars i8()4 a donné à l'avenue de Saint-Cloud le nom d' « avenue d'Eylau »> (4), en mémoire de la victoire remportée le 7 février 1807 sur les armées russes et prussiennes. Lors du percement de l'avenue de TEmpereur, l'extrémité de l'avenue d'Eylau (Victor- Hugo), qui se terminait précédemment à la porte de la Muette, a été incorporée dans l'avenue de l'Empereur (avenue Henri Martin).
La dénomination actuelle de l'avenue Victor-Hugo lui a été donnée par arrêté du 4 mai 1881 pour la partie de l'avenue d'Eylau comprise entre le rond-point et l'avenue Henri-Martin, et par arrêté du 0 décembre 1885 pour la partie comprise entre le rond-point et la place de l'Étoile, en Thonneur de l'illustre poète Victor Hugo (18()2-i88r)), dontlhùtel, qu'il a habité depuis 1878 jus(|u'à sa mort, porte actuellement le n° 124. Son acte de décès, dressé par M. Marinottan, maire du XVÏ" ariondissemeut,surla déclaration de Léopold Armand comte Hugo, son neveu, et du député Lockroy, son ami, porte que Victor-Marie Hugo, membre de l'Académie française, sénateur de la Seine, né à Besançon, lils du général Joseph-Léopold-SigisbertHugo, veuf de Adèle Julie Foucher, est mort en son domicile, avenue Victor-Hugo, 50, le ^2 mai 1885, à l'âge de quatre-vingt-trois aus.
Le Supplément du Petit Journut {V mviTs 1885) contient un article sur Victor Hugo f2).
Le <limanche 27 février 1881, eut lieu, devant la maison de Viclor Hugo, à \'(H'A'/i\HÏoi\ de son entrée dans sa quatre-vingtième année (on sait qu'il était né rn IH02i une manifestation de nombreuses délégations, qui ont défilé devant riiAIel habité par le grand poète, pour lui offrir des fleurs et des couronnes (3).
1, t.r nom «riivl.'ni ;i «'•h* mninicnu pour la villa (Vlùjlau, voie privée de 65 iiièlr«»s «le |j,„^,„.iir, «-ilin**- .ivriiiir \'ir(oi-lIiitr(), V^.
I II Voir liitllflin de In Socièlé hislorique d'Auleuil el de Pasaij, l. IV, pp. io4 ot
!i lA i/.....t:..» :..in/wlii:t/i An.^c, i» .%^..:.,^x» .1.. ..^xi^ ai»:» ^a.
y2 HISTOIRE DU XVI* ARRONDISSEMENT
point de la Plaine »,et ensuite place de THippodrome ». Elle a reçu le nom de '• plare d'Eylau » par arrêté du 19 août i8(îi, et relui de « place Victor-Hugii^ par arrêté du 9 décembre 1885. Elle a été plantée et remise en bon état, en !Hti5, moyennant une dépense de 3:2.(KK) francs.
Le conseil d'administration de la Société des terrains de Passy décida, en 1H:)7. la construction d'un bassin-fontaine pour décorer la partie centrale de cette place, qui portait alors le nom de « rond point de la Plaine ». Un contrat fut passé, à cet effet, avec la compafçnie des eaux d*Auteuil, et l'arcbiteete Heudebert fut chargé de diriger les travaux, qui furent immédiatement entrepris et bientôt terminés. Le bassin était en pierre, avait âO mètres de diamètre et i enfermait un second bassin concentrique, également en pierre. au milieu duquel s'élevait un socle octogone en foute, supportant deux vasques superposées de même métal (1); Teau s*échappait du sommet de l'édicule et retombait en cascade dans le bassin (V. p. 93).
La fontriine fut ensuite supprimée, les deux bassins ayant été remplis de terre et garnis d'arbustes et de tleurs.
On a inauguré le :2(> février 19()i, pour le centenaire de Victor Hugo, le monument (âi élevé au grand poète par le sculpteur Barrias. La cérémonie était présidée par M. Loubet, président de la République, ayant à sa droi'.e M. fiausset, président du conseil municipal, et, k sa gauche, M. de Selves, préfet de la Seine. Les membres de la famille de Victor Hugo avaient été placés dans une tribune spéciale. Des discours ont été prononcés par M. Paul Meu rire, président du comité du monument, par>L Daussetetpar M. de Selves 3. l'ne station du chemin de fer métropolitain (ligne de TÉtoile à la porte f)auphine)est établie sous la place Victor Hugo, au débouché de l'avenue Malakoff.
In hùtel bâti à la place Victor-Hugo, entre la rue Boissicre et l'avenue MalakotT, a été occupé pendant plusieurs années par l'ambassade de Chine l . Iji premier hippodrome fut ouvert, le A juillet 1845, au rond-point de IKtoile; les travaux exécutés pendant les premières années du second Kmpire, pour rembellissenient de cette place et de ses abords, oblijf.rrr-nt M. Arnaud, directeur de cet hippo<lrome, à le déplacer: il le tranv ji/>rla sur un terrain domanial. avtT entrée sur la place aujourd'hui nommée plare Virror-Hiigo, près l aboutissement de l'avenue Bugeaud;on dépen>a plo-! de i"i<».<HKi frnncs pour l'installation de ce théâtre (5), qui a peu duré.
O- :ri'li« .ftions ont «'lô roniiniiniqnôcs A la SiHM«^t^ historique d*Auteuil et de Pa>*v .!.• Vf :•■ fora"'-- •!»• Mont;iirn;H*.
, '. . '..-• M'i!.'»» > ♦— l ri*piv'i«'nh» assis sur mi nM*h«*r. Ç)iintrc flgiires 8ontdispOîiê«•<au- ^.^**...* :■- !i! ,1 -a «Irniit'. la poôsio (lraiiiati<|iie: A sa uaiiclie, la Poésie lyrii|ue. Ii«urv ...... . /.'T.-'- un»- l>r»' : «It'môiv. rK|»o|MV, sonnant <h» la IrompoUe, plane au-df^His
. .'^ r.. .. : îriii*-^ ri t|i' ilraptN'iiix. a\anl assise à c<\lô d'elle la Poésie satirique, qui
.- '. . .-• r'i'*t\h-»' «lu îiosli* 11' l*ot»h» jn«ilirier. Les quatre faces du piédeslal M»nl
,..'... - r.-:ir-r- «'Il l»n»n/.t\ rappelant ipielques-unes des grandes oeu\Tes île
,.-. ■• • . / - '. /; i /. 'If l'i Sot\ /?/.</., nuMH'ro c»»ns;icrê il Victor Hugo.
; ..'.'-:-: f:irri.f^ a CMùté i\> ii«hi francs. Le pn^sident du comité du monumenl
.•^ , . A ■ . - '■ .^ .i.f-prê>iilonl Kmile Auçier. les membres Bonnat, Anatole de b
. ,- - ^ ' un mur »!i» rlôliire *^ rron«\ui\. avec toureUes aux angles (V. p. s3.
.. ;r..»l ■!•' l*a-s> axait oon<iMiti à remplacer pour cet tdppodrome, »
//y •■- :..ir uH'» anninl»* live .!o «».!*¥» francs; elle fut réduite à 3.O0O franc*
ffy .- .-;•., I :î p. 1'-» 'It' la ivortte brute pour les deux cents premiers miU^
... - ''.!•. !■■•.• -^ur 1 e\ot'«leiil.
prix de 17.947 francs, les terrains nécessaires pour permellre rérection,au rond point, d'une chapelle de secours et d'écoles. Le décret du 31 mai 1854 autorisa la commune de Passy à contracter, pour faire face aux frais de codstruction de ces bâtiments, un emprunt de 100.000 francs, remboursable en cinq ans, et à s'imposer, pendant cinq ans, 20 centimes additionnels. En outre, rÉtat fournissait une subvention de 2.000 francs et le département des fonds de concours s'élevant à 7.(XK) francs. La dépense de première consl^u^ lion, pour la chapelle et les écoles, s'est élevée à 149.304 francs, y compris Tachât des terrains, mais non compris les intérêts de l'emprunt. Les travaux furent exécutés de 1853 à 1856, sous la direction de M. l'architecte Debressenne.
La chapelle fut consacrée, le 25 mars 1857, sous le vocable de chapelle du Sacré-Cœur, par M. l'abbé Locatelli, alors curé de Passy, qui y installa M. l'abbé Dorveau comme vicaire.
Par décret du 15 août 1862 et par ordonnance archiépiscopale du 27 du même mois, la chapelle fut érigée en église sous le vocable de Saint-Honoré et avec la délimitation de paroisse qui existe encore aujourd'hui. Elle fut inaugurée, le 1""^ septembre 1862, par Mgr le cardinal Morlot, archevêque de Paris. L'édifice était devenu la propriété de la Ville de Paris, en vertu de l'article 9 de la loi d'annexion du 16 juin 1859.
Cette église fut pillée le 15 avril 1871, par un détachement du 42*" bataillon des fédérés de la (Commune, et le presbytère fut alors transformé, pendant quel(|ues jours, en caserne.
En 1883 et 1884, des travaux d'amélioration, consistant en agrandissement de la nef et adjonction d'annexés, ont été exécutés sous la direction de MM. les architectes Rousseau et Train; l'église, dont le curé était alors Monsignor Sisson,fut bénie par Mgr (iuibert, archevêque de Paris, le 10 février 188i, en présence du dur de Nemours.
Malgré ces agrandissements, l'église Saint-Honoré-d'Eylau (1) était insuffisante pour les besoins d'une population de plus de 30.000 âmes. Aussi M. l'abbé Marbeau, curé de celle paroisse, lit-il construire dans le voisinage de l'église, au n" 66 de l'avenue Malakolï, une vaste chapelle dont les bâtiments ont été exécutés de i8îMi à 1897, |)ar M. Paul Marbeau, et qui est connue sous le litre de Notre-Dame de la Cité paroissiale. Elle est, en effet, comme le centre dune cité comprenant, avec la crypte et les annexes, sur divers points de la paroisse, chapelle des catéchismes, salle pour les œuvres, écoles libres, patronages, ouvroir, crèche, école maternelle, asile de vieillards, fourneau populaire. «^Ir. Celte chapelle, ((ui a (M) mètres de longueur sur 27 mètres de largeur, é>st surtout remarquable par les dispositions prati([ues et utilitaires de sa construction et de son agencement: à l'intérieur, l'emploi du fer a permis de diminuer l'épaisseur des cohuines, de sorte que les lidèles peuvent de tous |e> jxiints voir les cêréuionies liturgiques; les cinq nefs peuvent, selon les l>»^.v>iu-. constituer des centres séparés ou n'en former qu'un seul.
L ai *fnue Malako/fse nommait |)récédeinment «^ avenue de Saint-Denis »»; la JyJ«i^ fffande partie de cette avenue a été ouverte en 1826, avec une largeur de r:r 'in>. par la Société des terrains de la plaine de Passy ; le surplus, du côté
â^'iU' éarli-e n'ii quiino nof lormiiico par un chauir et deux chapelles latérales for-
AVENUE BUGEAUD qS
de la porte de Neuilly, fut exécuté peu de temps après. Elle établissait une communication entre Passy et Saint-Denis, par la route de la Révolte ; elle fut classée comme route départementale n" 9 par l'ordonnance royale du 28 août 1840.
Elle a reçu, par décret du 24 août ISOi, son nom actuel, quelle doit à la prise du bastion Malakolî par Tarmécî française placée sous les ordres du maréchal Pélissier; ce fait d'armes décida de la prise de Sébastopol, le 8 septembre 1855. Aimable-Jean-Jacques Pélissier, né en 179i, capitaine dans la garde royale en 1827, chef d'escadrons à la prise d'Alger en 1830, colonel en 1843, commandait l'aile gauche à la bataille d'Isly, fut nommé maréchal de camp en 18iG, général de division et gouverneur général de l'Algérie en 1850 et commandant en chef de l'armée d'Orient en 1855. La prise de Sébastopol lui valut le bâton de maréchal de France, le titre de duc de Malakolî et une dotation de lOO.CMK) francs.
Les travaux d'abaissement et d'achèvement (1) de cette avenue ont été exécutés, pour la partie voisine du Trocadéro, en 1877-1878, et pour le surplus en 1888 et 1889.
L'avenue Malakolî a été pourvue, en 1897, de trottoirs réglementaires entre la place Victor-Hugo et l'avenue du Bois de-Boulogne; des becs à incandescence y ont été installés en janvier 1900.
Le baron de Pontalba, qui avait été page de Napoléon 1" et aide de camp du maréchal Ney, a demeuré au n* 38 de l'avenue de Saint Denis. La maison construite au n'* 81 de l'avenue par M. l'architecte Le Voisvenel a été primée par la Ville de Paris au concours de façades de 1900.
La partie de ïaueniie Bugeaiid comprise entre la place Victor-Hugo et la rue Spontini a été ouverte en 18:>(», avec une largeur de 15 mètres; la seconde partie, qui s'étendait autrefois jusqu'au bois de Boulogne, fut percée peu de temps après, sur les terrains du parc de la Faisanderie. La nouvelle voie reçut le nom d' « avenue Dauphine », en l'honneur de la duchesse d'Angouléme, dauphine de France. La seconde partie de cette avenue a été remaniée lors du percement de l'avenue du Bois-de-Boulogne.
Le décret du 24 août 1804 a donné à l'avenue Dauphine sa dénomination actuelle, en l'honneur de Thomas Bobert Bugeaud de la Piconnerie, duc d'Isly ( 178i-1849j,qui s'engagea dans les vélites en 1804, au camp de Boulogne, fit les campagnes du premier Empire, se retira dans son pays (Dordogne), à Exideuil, pendant la Beslauration,fut nommé maréchal de camp et élu député» réprima à Paris, en 183:2 et 183i, les insurrections républicaines, gagna sur les Marocains la bataille d'Isly, ce qui lui valut le titre de duc, et eut un rùle prépondérant dans la conquête et la colonisation de l'Algérie, dont il fut gouverneur général. Il était très aimé des soldats et favorisait l'agriculture; sa devise : Ense et aralro, explique les ellorts de toute sa vie.
Le pavage en bois a été établi, en 1899, sur la partie de l'avenue Bugeaud
(i) Les travaux de 1877-1878 oui éh» exécutés, à l'iivcnuc MalakolT, sous la direction de M. rinsjfénieur Bartet et de M. le conducteur Léon; ceux de 1888-1889, sous la direction de M. rinfifénieur Babinet et de M. le conducteur Lepeltier.
Lii voie sous-niinéc a été consolidée sur une longueur de 33-2 mètres, entre la place du Trocadéro et la rue Sainl^Didier. La distance du sol au ciel de la carrière est de ir»™,-25 devant le n® 5, de 19"' ,54 au puits de service à l'angle de la rue de Longclianip; et cJ*' 2i™,5o A Tangie de la rue Saint-Didier. La hauteur des galeries d'exploitation est de i«»,9o au premier point, de i°»,55 au second et de i°»,7r) au troisième.
comprise entre les rues Spontini et de la Faisanderie. Le chemin de fer métropolitain passe sous Tavenue Bugeaud, où se trouve une de ses stations terminus, celle de la porte Dauphine.
La rue Laurislon (Ij a été établie, en 1820, parla Société des terrains de la plaine de Passy, sur remplacement du chemin du Bel-Air (ancien chemin de Versailles, allant du chemin de Longchamp à la barrière de l'Étoile), qui avait en I8i:i une largeur moyenne de 7 mètres. Cette nouvelle rue, ouverte avec une largeur de î)'", 7.*), s'a|)pela « rue Neuve-du Bel-Air », puis « rue du Bel-Air» et « rue des Peupliers ». Le décret du 2i août 1864 a donné à cette rue sa dénomination actuelle, en l'honneur de Jacques Alexandre-Bernard Law, marquis de Lauriston fl7r>8-i8:>8), petit-fils du financier Law (2). Il entra, en 178i, à l'Hcole militaire, où il se lia avec Bonaparte; nommé lieutenant en 178:» et capitaine en 1791, il refusa d'émigrer et fut chef de brigade dans Tarlillerie à cheval en 17î)o; aide de camp du premier consul, il fut nommé général en l8(M)et porta à Londres la ratification du traité d*Araiens. Général de division en i8()i, commandant de Tartillerie de la garde à la bataille de Wagram, il dirigea l'arnère-garde de l'armée française pendant la retraite de Russie, fut fait prisonnier h la bataille de Leipsick et rentra en France à la l>aix. 11 fut nommé |)ar le roi Louis XVIII pair de France et capitaine des mousi]uelaires gris eu 1815, ministre de la maison du roi en 182(), maréchal de France en 18-23. Le maréchal de Laurislon était un des principaux actionnaires de la Soriété des terrains de la plaine de Passy.
En I8i8, on exécuta des travaux de remise en état de viabilité de la rue du Bel-Air ^Lauriston, entre la rue de Longchamp et la rue Boissière, pour iHHMiper les ouvriers sans travail.
La nie* ilu l)(tnu\ qui a uiu» largeur d'environ î)'",8,"), a été ouverte en i8i5, comme voie privée, sur les terrains de la Pelouse: elle a été classée comme voie publique |)ar l'arrêté préfectoral du :\ octobre 1855 et elle communique par un escalit r avec l avenue \ ictor-llugo. Son nom parait dû à ce qu'elle se tmuve dans une situation culminante iLoù on peut voirie dôme des Invalides. La m<* (Unnimsa a été ouverte à 8 mètres de laideur, en i8i5, et fut nommée» ù cette épiM]ue, w rue Saint André •', prénom d'un des actionnaires de la Société des terrains de la plaine de Passy. La délibération municipale du :îl aoi\l ISM» a crédité les travaux nécessaires pour remettre en bon état de viabilité cette rue, dont la largiMir a été portée à 12 mètres, par arrêté pri^ftvtoral du IS Juin isr»t». Sa dénomination actuelle lui a été donnée par le deoivl du :il août isr>l, eu Ihounour de Dominique Cimarosa (1751-181)1;, qui a composé plus de l:^> opéras italiens, sérieux ou bouffons, parmi lesquels on peut citer : le />''Vt*/ca'* ihns remhumis {/mprrsario in angusiie) et le V*r\'«ij;v- .wi 'v/ Jl \/t(/r:»M.»*î:o setjnrt'*, Vn médaillon, qui reproduit les traits de liuKiivsa et qui rap^>elle les dates de sa naissance et de sa uwn^L a clc place dxU\s la tavavle de la maison située à langle de la rue de c\* nom et de I a>euue Klel>er,
I a vCx («;> '-î.^. qui \a de I avenue Kléln^r à la place VIclor-Hugo, a été ouxerte. en is^ v axcc uuo Ku-gxnir de li mètn?s: elle prit le nom de - rue
; IV iss- j ivSii \« -o! .\ o:o . s^it^>v vU' ^ur u»o î.*i»i:ue«r Je 117 hm^iv^^. entiY les