‹ Histoire du XVIe arrondissement de ParisChapitre 31 sur 128 · RUES ETABLIES A AUTEUIL DEPUIS 180O JU&QU^A L^ANNEXION · texte numérisé non relu

RUES ETABLIES A AUTEUIL DEPUIS 180O JU&QU^A L^ANNEXION

Inique les voies à maintenir et dont le classement a été ainsi confirmé. ^c'.tftUeau A renferme toutes les rues d'Auteuil qui ont été mentionnées ci- HMM8 et, en outre, trois chemins : la sente de la Fontaine, le chemin des nptifl et la sente du Four, dont il sera parlé ci-après, leur sol ayant été téirieurement incorporé aux rues Dangeau, RafTct, du Docteur-Blanche et y rYvetle.

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Rues, boulevards et avenues classés à Auteuil pendant les quarante dernières années du XIX^ siècle.

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Les parties bâties à Auteuil avant rannexion se trouvaient principalement entre la rue d'Auteuil et la rue de TAssomption, ou au Point-du-Jour. C'est surtout dans les quarante dernières années du xix'' siècle que la construction des maisons a pris une grande extension dans toute retendue comprise eoire l'enceinte fortifiée, la Seine et Passy. Ce mouvement a été favorisé parla réalisation de grandes opérations de voirie, dont la plus importante a été autorisée par le décret du 30 novembre 1862, à la suite duquel ont été percées les rues Chardon-Lagache, Mirabeau, Molitor, Michel-Ange et d'Erlanger. On a ainsi entamé, immédiatement après l'annexion de la commune d'Auteuil, un programme d'ensemble dont la réalisation par le service des ponts et chaussées, sous la direction du baron Haussmann et d'Alphand, a provoqué l'exécution à Auteuil de nouvelles rues, de^Omètres de largeur,ayant ensemble une longueur de plus de i kilomètres.

Le baron Emile d'Erlanger, né à Francfort-sur-le-Mein en 1832, banquier et consul de Grèce à Paris, avait acheté de l'État de vastes terrains provenant de la réunion à Paris d'une partie du bois de Boulogne. Il constitua une société pour mettre en valeur ces terrains, qui étaient alors déserts, en friche et sillonnés d'ornières, et pour y fonder un nouveau quartier, en y établissant diverses rues, ainsi qu'une exposition universelle et permanente. 11 olïrait de céder gratuitement à la Ville 27.000 mètres carrés pour percer ou élargir les nouvelles voies, de les mettre à ses frais en état de viabilité et de céder les terrains nécessaires pour prolonger le passage des Clos jusqu'à la rue, alors projetée, qui porte actuellement le nom de Michel- Ange. Les projets présentés par le baron d'Erlanger furent modifiés par la Ville de Paris et, pour que ces modifications pussent être eflectuées,il acheta, au prix de 97i.(>00 francs, les propriétés Ozeuue, Renneville et Prince Pierre Bonaparte ; il dépensa, en outre, 711.000 francs pour divers travaux de viabilité et de nivellement en faveur desquels une subvention municipale de 600.000 francs était accordée.

A la suite des traités passés les 7 février et 22 mai 1862 entre la Ville de Paris et M. d'Erlanger, le décret précité du 30 novembre de la même année autorisa l'ouverture des quatre voies suivantes :

Rue A, parlant de l'avenue de Versailles au point où la rue Rémusiat (alors

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neur de deux villages situés près de^^la ville de Châteaudun, illustrée par la défense héroïque du 18 octobre 1870. Les travaux (1) faits en exécution dudit arrêté du A novembre 18()î), ainsi que pour l'achèvement de la rue Chanez, ont coûté irja.rKX) francs.

Au n" 23 de la rue de Varize, se trouve Tasile Schilizzi, tenu par les petites sœurs des pauvres ; il a été fondé par MM. Paul Stefanowich et Jean Schîlioi, au nom de leur frère, M. Demetri Schilizzi, banquier à Paris. Le terrain a été acheté en janvier 189H et la construction commencée en février delà même année, sous la direction de l'architecte Vaudremer ; elle a été terminée le 2i mars 1897 ; les donateurs ont fourni tout le mobilier. S. E. le cardinal Richard, archevêque de Paris, a béni, le 3 juillet 1897, cet établissement, qni contient 250 vieillards : I2"> hommes et 125 femmes. Il est uniquement entretenu par les quêtes que font chaque jour les petites sœurs des pauvres.

Un traité fut passé, le 13 août 18(i7, entre la Ville de Paris et M. Perrichont, qui fut conseiller municipal d'Auteuil de 188C à 18{f6, pour l'exécutHm des travaux d'achèvement de la rueMolitor, delà rue Mirabeau et de la partie de la rue Chardon-La^ache située entre la place d*Auteuil et la rue Jouvenet.

Les travaux de la rue MnlUor furent terminés, en 1869, entre les rues Chardon-La^çache et Michel-Ange, ainsi qu'entre la rue d*Erlanger et le boulevard Murât.

L'Institution Notre-Dame-d Auteuil, établie vers le milieu du xix* siècle pour réducation des jeunes gens et dirigée, avant 1860, par les abbés Lévëqoe et Poiloux, avait un vaste parc, ombragé de beaux arbres, qui s'étendait encore, en 1867, de la rue d*Auteuil à la rue Jou venet, le long des propriétés bordant la rue Boileau, au sud-est. ('e parc occupait remplacement de Tancien château de M. Ternaux (:2), qui fut d*abord transformé en une grande teinturerie, rattachée à l'industrie des châles Ternaux (cachemires français). M. Lavessière, l'un des derniers propriétaires, morcela le parc ; leslotsaboutissant sur la rue Boileau furent pronipteinent vendus et bâtis. En 185t M. Laveissière Uls vendit la propriété à M. Lévêque, préfet des études de l'Institution Poiloux, de Vaugirard, qui y fonda l'Institution Nolre-Damed'Auteuil, contenant alors près de 6 hectares. L'abbé Lévêque mourut enlM&i et, aprrs lui, la prospérité de Tlnstitution déclina : la distribution des prix de 1870 fut la dernière. En 1808, ce beau parc ne contenait plus que \ hectares, parce qu'il avait été coupé pour Touverture de la rue Molitor et séparé

(i) (U»s Imvaux ont élt' dirif^cs \m\v riii^ôrileur Houssrau et par le conducteur des pooté ol rlwiussros Loiiipnv..

{'?.\ Collt' pn>pri«'*lô Tcrn.'uix ôl;iil, au \\\\^ sirclo, attenante au jardin do la roaip*Mi soiuniMirialo tior^ al>l)és do Sainlc-Cienovirve: elle avait son entrée rue du Buis, près «if la place de rK^lise, et renfcrniait deux maisons continues. Elle appartint, de iG55iifiÛ9, à Slieliel de Vertiiaiiion, marquis «lo Mano'uvre, et)nseiller d'Ktat, et l\ «a femme, flUf d'Ktieiuie d'Allure, <urjnleiidant de»* lliiantM»s, puis rhanreli<M' de France. Elle fui possédff, de H'C><| à ir»77, par KdnuanI (iavol, el jn-heltM' le \*\\ avril 1(177 I****** Louis l^rt^vol de Maw, ^entillionune de la maison du Hoi, qui lit rcronslniii'c le eliAteau et le c<>ila à la nuirquise de IUmicI, qui inourul eu 17HJ. Sou lils, Tabbé de Hênel, hc^rita de celle pn»priiM^'. M. ParenI de Hosiui rroil qu'rlii* fui lial)ilé<* par d'Airuessean. Oualre ans api*ès la mort «le «rAi;u<»sse;ni, eu i7r»,'>, elli* lui .'u'tpii^c luoxennant !H).oih» livres jKir la veuve du eli«*>alier de Mai'i^n> : elle la revt'iidJI eu 177', ;i licuoist 1)<m'ou, ancien substitut du pro<*unMir ;;éiici'al au irrand ct»u>eiLqui s fu délit eu 1777, uh»\ ciuiant -20.000 livres, en faveur «rHêbcrt. tré^iu'ier de lar^enterie du Hoi, et de Hailleux, marchand de musique.

2i(> iiistoirk: nu xvi* arrondissement

(leorge-Sand ; après la mort du fils de Chardon-Lagache, survenue en \9^, celte propriété, qui a été morcelée par des opératioas de voirie, avait été achetée par le marquis de Casa-Riéra, qui avait reçu, dans son hôtel de la me de Herri, â!^ la reiue Isabelle, au moment où elle quitta l'Espagne. C'est M. de («asa-Riéra qui a cédé ces terrains pour la viabilité des rues Migoet et Leconte-de- Lille; c est dans son parc que furent trouvées des pierres de l'ancienne église, réédifiées avec goût par M. Guimard dans la cour du presbytère.

La maison de retraite Chardon-Lagache, dont la grille se proKle en pan coupé sur la place d'Auteuil, occupe tout l'îlot compris entre les rues Chardon-Lagache, Wilhem et Mirabeau. Elle a été créée, entre 1863 et i8C>5, par («hardon-Lagache, de concert avec sa femme et son fils, pour abriter des vieil lards des deux sexes, ayant au moins (K) ans, qui, en dépit d*un long travail, n\)nt pas pu réunirdes ressources suffisantes pour vivre chez eux ; cette maison est aujourd'hui complètement administrée par TAssistance publique.

L'Institution de Sainte-Férine occupe, avec la maison de retraite Chardon-Lagache, une grande partie du parc de l'ancienne propriété seigneuriale qui servait de maison de plaisance (1 1 aux abbés de Sainte-Geneviève. L'abbaye de Sainte-Périne, à laquelle celle Institution doit son nom, était d'abord î\ Oompiègne : elle fui transférée, sous Louis XIV, à la Villette. En 1746, cette abbaye, à laquelle s^était réunie la communauté des religieuses chanoinesses de l'ordix^ de Saint-Augustin (établie en ii>38 à Nanterrej, fut installée sur le cùté i\\\ni de la rue de C.haillot; elle portait aussi le nom de Notre-Damede-la-Paix. La maison de Sainte-Périne fut fermée sous la Révolution: M. Duchayla y fonda, en i8()6, avec la devise : Otium cum digniiaie, un asile pour la vieillesse, qui avait pour présidente d'honneur l'impératrice Joséphine, et où les personnes des deux sexes, âgées ou infirmes, étaient admises moyennant une pension annuelle ou le versement d'un capital une fois payé. In décret du i**"^ avril 18(^ autorisa cet établissement, dont Tortlonnanoe royale du S février 18ir> confia la direction à l'administration des hospices. L'ouverture de l'avenue Marceau entraîna lexpropriatioD des terrains occupes par cet asile : c'est alors que l'administration de l'Assistance publique installa cet établissement sur le vaste domaine d'Auteuil. qui fut agrandi, le :I0 janvier ISCUK par l'acquisition de terrains situés entre la rue de la Municipalité aujourd hui rue CJiardon-Lagaehe : et l'avenue de Vers;ulles. Le millésime de is^ii^ est inscrit sur la façade du bâtiment princi(ML Les pensionnaires de l'Institution de Sainte-Périne paient 1. 400 fr.par an.

Mlle Scriwaneck. qui a eu autrefois de grands succès au théâtre du Pulais-UovaL habile actuellement l'asile de Sainte-Périne, dont les pension naiiv^ ayant conserve des r\»lations dans le monde des théâtres organisent, chaque auuet\ cinq ou six fêtes intimes, avec le concours de leurs jeunes camarades, les artistes en activité de service.

l Institution de Sainte Perine a ete ravaijee :î lors du siège de Paris, par los v^tm< des armées allemandes.

' \v-' A \* 'vîiio NN> :.; »■.: X •'.;•, -o ..l.: .-^ ,• . t : .*-' ■■ ■» -te M. ï^ J^K-teur Raymima

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