L.V PRINCESSE D*ANGLETERnE
Par quel bizarre enchantement, écrit Hamil- 1 dans une lettre à la princesse d'Angleterre, a die Marie de Modène,
Par quel bizarre cnchaiilcment I^ maison de f(Mi Basi^ompierre, (let homme jadis si jgalant, Est-elle aujourd'hui le couvent Oui reçoit tout ce que la terre A de puis di^ne et de plus grand ( 1).
Malgré la piété de la reine, la vie n'était pas Itère à Chaillot. Hamilton, dans une épltre en ■s, feint que les sœurs de Saint-Dominique de S8T reprochent aux tilles de Sainte-Marie de lillot de retenir parmi elles, au milieu des isirs, leurs h<)tesses royales (p. 3^U) :
Chez vous tout conspire à leur plaire.
Amusements et soins divers S'ofTrenl en prose comme en vers.
>s amusements sont des énij^mes ; on com- 6 des devises. Les vers sont faits par des coar- JI8 rimeurs de vétilles, et aussi par les reliises pour la fête de la princesse, par su^ur irielle, so'ur Charlotte.
Ma sœur Madcicinc-Maric.
De qui l'autre nom vu devant.
lamilton veut dire qu'elle s'appelait Marie-
leleine.
lamilton avait écrit des couplets pour le même
'; leâ^ 6nit ainsi, p. 418 :
(Ihantons, nymphes de celte cour, Dans nos cHants céléhrons ce jour
Sans cesse.
A ces mots B... prit son ion Et Qt, touchant comme Apollon Sa lyre, I^es couplets de chansons yue je \ais dire.
oit la mention : couplets de MlleB... l'atnée. est Mlle B...?
ans Tépltre des Œuvres, de Poissy, citant les rieuses poètes, Hamilton avait dit :
Ma sœur Bullion
Dont je ne dirai pas le nom, Fait de vers une kyrielle {}\n seraient di^es d'Apollon.
lorquoi ne pas dire son nom ? Serait-ce parce la faudrait nommer Mlle Bullion l'aînée et la paraître un peu plus âgée au moins que la
tte, <]oi était au couvent aussi 1 Bullion l'ainée.
it dire la vieille.
faut citer ces vers dont l'auteur a été, par
ilton, deux fois comparée à Apollon, une fois
Cf^uvres. p. i&i, vol. 3, éd. I*aris. i^m
à cause de la rime, et la seconde peut-être aussi (p. 419) :
Air : Climat doux el paisible.
Ornements de voire âge, Objet de nos chants.
Itecevez l'hommage De notre liiimble encens.
Ce jour vous vit notlre Chaque autre a vu croître Vos nllrails charmants.
Sans la princesse, Mlle Bullion se déplatt au couvent :
Sans vous la tristesse Y rèjjne sans cesse :
Toul es! cnnuveux.
Mais ouand la princesse est là, Mlle Bullion chante ; les forêts, les campagnes et les ruisseaux la voient dire aux oiseaux :
Hôtes de nos buis, lour à tour Célébrez ce jour ; Toul vous répondra O ;;ai lan la!
Mlle Bullion trouve naturel que son nom appelle à la rime Apollon. Pour elle-même et pour Hamilton, elle y met sans modestie l'Hélicon.
Nous qui savons la route
DeVUéliron, Nous «luici Ion écoute, Tendre Hamilton, Cliiintons vous el mol tour à lour Ce célèbre jour; Tout nous répondra ; O ^'ai lan la !