‹ Histoire du XVIe arrondissement de ParisChapitre 70 sur 128 · L'HOTEL DE LA PRÉSIDENTE DE BANDEYILLE · texte numérisé non relu

L'HOTEL DE LA PRÉSIDENTE DE BANDEYILLE

La Grande-Hue de Passy, au xviii« siècle, possédait un certain nombre d'hùtels particuliers, devenus historiques par le séjour qu'y firent certains personnages plus ou moins célèbres. Â l'ancien n° 3, n" 7 actuel) demeura le général Moreau ; au n° 16 était l'ancien hAtel de la Folie, qu'habita la jolie Mlle de Homans, dont nous racontons

(I) Dit ensuite û l"ll l'Ilnlfl llorm^. nie «le Possv, n" 80.

plus loin les aveotores, et plus tard Jaks An n» 58 ancien, Thôtel de Mm de Gcdi; au n* 58 actuel (corre^nd-il an 58 aidalj existe encore nue aocieoiie petite uiiaB p n'a pas changé d'aspect, reniarqnible f» m jolie porte cintrée à deax battants, eoeon hk de son heurtoir, et au sommet de h(|nfc « déroulent de gracieux omemeota ea bois nW et fer forgé du temps de Loois XV. (la peB|M haut que la rue Vital, sur remplaceÎHBt k l'ancien parc Guicbard, Tanural comte dlijtm|, la terreur des Anglais dans la gnerre de l aispendance américaine, eut on très bel héld è plaisance; et enfin, non loin de là, aa i^M actuel (ancien 62) , le passant tant aoit oea cvîen est arrêté à la vue d'un ancien hôtel d'amn Me apparence, composé d'un grand corps es hp pnncipal situé entre cour et jardin, et de deo pavillons latéraux reliés par une belle giffle m fer forgé, de style Louis XV, donnant sar h ne: Cette propriété, (\fû depuis sa naissance a sahi ée nombreuses modiâcalions, a subi égaleacot en fortunes diverses, que nous auons tcolcr d'esquisser.

Commençons d'abord par rectifier une cmv commise par la majorité, sinon la totalité dei chroniqueurs de Passy, qui l'appellent Ifdtddfk présidente de Boudevillef au lien de de Btadeville, La présidente de Bandeville (Marie-Ane- Catherine Bigot de Graveron), veove depuis 1761 de Pierre-François Doublet, marquis de BaBdeûUe, conseiller du roi, et ancien président à la Iroisièae chambre des enquêtes du parlement de Pvii. acheta le !24 octobre 4763, moyennant 36.000 livres,ladite propriété & Georjues Dn Burt, écavcr, commandant d'un bataillon d'infanterie, et Ta^ dit en octobre 1774 par une nouvelle acqoiatiN do terrains et de masures à demi démolies, appirtenant aux deux frères Giraud, l'un ex^ entrepreneur juré des bâtiments, et l'autre arociL Les jardins étaient alors bordés par des carrières. Détail qui n'est pas sans intérêt, la présidente de Bandeville avait à payer à Passy, tons les ans, ni ocla\es de la Saint-Denis, un sol quatre demtrs de cens et droits seigneuriaux. La présidei^de Bandeville était une femme des plus distingaécsel une collectionneuse ardente; son hOtel de Paris, situé sur le quai Mala^uais, an coin de la ne dfs Saints-Pères, renfermait une belle suite de tableau de maîtres, un très beau cabinet d'objets d'histoire naturelle dans lequel on remarquait une nombresse réunion d oiseaux de toute sorte et surtout ooe collection de coquillaaes, réputés la plus belle de l'Europe. La plupart des anciens ^des du voxtgeur à Paris et les ouvrages relatifs aux curieui de cette époque mentionnent cette coUectioo. Il est à présumer que l'hôtel de Passy dut bénéficier des goûts de sa propriétaire et contenait aossi boo nombre d'objets de curiosité.

La présidente de Bandeville mourut en son hôtel du quai Malaquais, le 3 juillet 1787. N'ayiot pas d'enfants, mais un assez grand nombre d'héritiers plus ou moins éloignés, elle avait laissé l'isofruit de son hôtel de Passy à l'abbé Gmel. soi ami certainement, son directeur peut-être, sor lequel nous n'avons pu trouver aucun renseignement, et qui y mourut le 23 janvier i8i4.

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Tt^tit^. f^'Mis l'tnstpmps. amoirép en divers env-tà. *c ^ ipii?r# j'aTai]i-i> du nom d'iivfwif île Il M-a-fS^ ni. Avant de pniRiiiKtcr l'nraison Tuirfir* '^^BitÎTf <li> cet inmoulili'. cjuc nous reRivl- >i*inii. ji<ivs •■« qu'il fut.

A m;; 'IU' le liamndcf.iniMSP — panln»:... M^-iL-i r*-pH'lii«u\ pour éviter la Bastille - - on ui*. ::--!H'nniis. que le rni l^nis'XV. le bieU' •i[n-> ''. \* Ai>n aitiiant, en dehors de ses orcuiii^.< c- pl'iï MU moins sériPUM^, prenait snind ]>.t ur a l'-irrupor dm !ii'i«nn-!i «t surtout de pliy- •{':-<• •'t J'a-itiNiiiiiraie, et qu'assez sim vent il allait f'.-«^t. »n^oinp:i|iné de la raur, aux eipéricnces t^ ;>.>('{(<« tipnimenlale lpll^ faisait l'ahlié Noilel ■ Il L-.'iir.tî d>f F'nnrp ; aussi. T»r» l'.'W. w

Aris et frère de Mme de Pompadour. I en parie dam ses Mémoires lecrels et le Uemrt dei'rante faitdemèneàtroisrepristsdiferntcc r'était un curieux taUeu d'Anedéc Vank», èdè dejanvierllGSetrmréMntant bon ««lire danr lus allé^riqucs, la flagnimilé, la Jutiee.ja Vihur militaire, ria[répidité,la Vertu hiffHqiie.laVcftiip' citique, la bénéroaité, etc. .eu loatimillîpira, tui 'ompler les animaux qui les aixonpitliMni. — Vues d'une certaine diaiance «o trinra d'un vem à facettes, tontes ces Ggnr«« ae rédniniait en aat seule et oITraienl aui veui tmerreilléi le portnil du roi très Jrstinrl ettrnreMembliDt (l).L*abbt Anberl, le spirituel fabuliste, fit lea nri comtisanesques suivanU sur ce singulier oamp :

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