DS
— Les terrains joignant les parties laté-
route départementale devront être clos
*illes de fer établies suivant un modèle
construction ne pourra être élevée à une loindre de dix mètres de ces grilles, hibitions portées par le décret à intervertu du dernier parafa phe de Farticle 3, ^licables à ces terrains et constructions. . — Aucune plus-value ne pourra être aux propriétaires des terrains qui sont à ces servitudes.
. — Les propriétaires des terrains gredans les trois mois de la notification à par l'administration, n'auront pas déoumettre aux servitudes créées par la préseront expropriés de leurs immeubles 'ormes de droit.
î-» Décret du iS aoât IS5I.
.ÉON,elc
i DÉCRÉTÉ ET DÉCRÉTUNi CE QVl SUT l
F. PREMIER. — La disposition générale de
la place de TEtoile et de ses alords est arrêtée conformément au plan ci-dessus visé.
En conséquence, les terrains bordant la place seront clos de grilles, et aucune construction ne pourra être élevée qu'à seize mètres en arrière.
Ces terrains n'auront d'entrées que sur les avenues rayonnant vers la place et sur la rue circulaire reliant ces avenues entre elles.
Art. 2. — I^es grilles de clôture, tant sur la place Qu'en retour, aux points indiqués au plan générai, sur les voies rayonnantes, et les constructions prenant aspect direct tant sur la place que sur les parties des voies rayonnantes comprises entre la place et la rue circulaire, seront établies suivant les lignes de ce plan et complètement uniformes quant à leur élévation et leur décoration extérieure.
Les grilles reposeront sur un socle bas en pierre de taille ; elles seront en fer avec ornements en fonte et candélabres aux angles, sans aucune pile en pierre ; elles seront bronzées de la même teinte.
I>es façades des constructions seront en pierre de taille, avec pilastres, balustres, moulures saillantes, corniches et autres ornements de môme matière. Aucune enseigne ni indication quelconque n'y pourra être placée. Les toitures seront en zinc, à deux pentes, raccordées par une galerie en fonte ; elles seront percées de mansardes dans la partie inférieure. Le tout sera conforme aux dessins annexés au présent décret.
La face supérieure du sole, des grilles, la retraite des soubassements, les cordons, entablements et autres lignes horizontales des façades et des constructions seront aux mêmes niveaux sur toute la circonférence de la place.
\je Préfet de la Seine donnera les alignemenis et les nivellements, et il fera surveiller l'exécu tion des conditions ci-dessus.
Art. 3. — Les grilles de clôture et les façades des constructions devront être constamment tenues en bon état de propreté, selon les prescriptions du Préfet de la Seine.
Art. 4. — Us terrains réservés entre lesgrilles et les constructions seront cultivés en parterres d'agrément et ne pourront devenir, sous aucun prétexte, des lieux de réunions publiques.
Art. 5. — Aucun genre de commerce ou d'industrie ne pourra être exercé sur les terrains provenant du promenoir de Chaillot qui seront compris entre la place et la rue circulaire, et sur tous ceux Que la Ville de Paris pourra ultérieurement acquérir dans les mêmes limites, si ce n'est en vertu d'une autorisation du Préfet de la Seine qui en déterminera les conditions pour chaque cas.
Cies autorisations seront toujours révocables.
Art. 6. — Les dispositions des articles 2, 3, et 4 touchant les grilles et les parterres réservés, et les prohibitions contenues dans l'article 5 seront applicables aux terrains bordant les parties latérales de la route départementale n" 4 (1), entre la place de l'Etoile et la porte Dauphine du bois de Boulogne.
Art. 7. — Un extrait du plan général et un exemplaire des dessins de grilles et constructions, annexés au présent décret, seront joints aux con-
nue du Bois dc-Boulognu.
{i) Avenue du Buiït-do- Boulogne.
INAU6URATI0N DU MONUMENT ALPHANO
Le jeudi i4 décembre dernier, à iO heures et demie du matin, a en lieo, avenue du Bois-de- Boul(^e, l^inauguration du monument Alphand. A l'entrée de cet admirable bois oui fut son œuvre, Tancien directeur des trayaux de Paris se tient penché, donnant des ordres à quatre de ses collaborateurs : un ingénieur, un architecte, un peintre et un sculpteur, personnifiés par MM. Huet, Bouvard, RoU et Dalou, auteur lui-même du monument. Sur rhémicycle de pierre qui entoure le socle, sont représentes ses autres collaborateurs, les plus humbles, des maçons gâchant le plâtre, et des jardiniers transportant des plantes.
Le sculpteur a voulu ainsi <}ue tous ceux qui avaient été à la peine, qui avaient aidé Alphand dans la lourde tâche qu'il s'était imposée : la métamorphose de Paris, fussent, avecle maître, à Thonneur.
Malgré le froid qui avait mis son manteau de givre à tous les arbres de l'avenue qu'Alphaiid aurait voulu toujours riante de soleil et de printemps, de nombreux amis du grand metteur en scène de Paris et le monde officiel (i) au grand complet avaient tenu à lui apporter Thommage de leur admiration.
La Société historique d'Auteuil et de Passy avait voulu, en déléguant à cette cérémonie plusieurs membres de son bureau, à la tête desquels, son vénéré président M. Manuel, et Mme Manuel; son secrétaire général, M. Kmile Potin; MM. et Mme de TËglise, M. Botrcl, MmeFiobert, etc. (i>), prouver sa sympathie et sa reconnaissance â l'homme qui avait fait la plus belle place à « son Passy » dans le grand amour qu'il portait à Paris tout entier.
M. Mesureur, vice-président de la (Ihamhre, prend le premier la parole pour remettre, au nom du Comité Alphand, le monument à la Ville de Paris.
« Ce monument, dit il, est ce qu'il devait être : la synthèse du travail accompli en moins d'un demisiècle pour transformer notre vieille capitale en une incomparable cité, rivale moderne des plus belles cités antiques.
« Dans son attitude habituelle, faite de grandeur et de simplicité, Alphand domine cette page vi-
1) Heconim jni pnssnjxe : MM. Poubelle, anil)ns>a<leiir (le la Repiibliiiue française an Vatican, Houjon*. «lirerlenr «les Beanx-Arls : «le Seivrs,
t>rrfel «le la Seint- : Lèpine. préfet «l«' police : truniann, se«'rrlaire iiéiuTal «le la préfecture «le la Seine; Alfreil I*icar«l. <'onirni>saire ;rénéral de l'Kxposilion «le i«iiio; Ern«*sl (*ay*, Caplain*. c«»nseillers nninitMpànx <lu XVI* "arrondissemenl : Herllienier. a«lioinl an maire: Itouvard. architeole en chef: Hecliniann, inuénienr en chef «le la Ville; Anionin Dnlmsl. Bassinet, sénateurs: BeanrejjanI'. Bercer, du PériiT «le I.arsan. «lénulés; ('.«>rr«»yer*. Nénot. inenihre> de 1 lii<«litut : Slarense*. sfcrélaire du Toinilé «If- In^cnf)li«in*> pari*«iennes ; le «loiMenr Thuilier. etc.
:•• MM. Kerdinaïul Périer, <'.h. Dupuy. (ia>ton Duehesne. ete.
' Kgalenicnl nicnilires de la Société.
Tinte des triTau de Paris. De cette place, il pi« contempler la ville de pierre sass iiadte d b perspectives sans fin de son bob de prédileetia. »
Après avoir félicité M. Mkw, M. Meswnrn^ pelle la longue carrière d* Alphand. 0 nooskanhi refosant, après U goerre dvile eC étraiwèR,le poste de préfet de la Seine cpe loîofiraitM flan :
< Je D*ai jamais, disait-il, tooIb être ^'n mdestefoDctioimaire, entièreiBentdéTonéantrmn de sa fonction, et je Tenx rester toajoarsétrafff à la politique. >
Cest alors qa*on le nomma directenr destrann de Paris.
M. Lodpta, président dn eonaeil mvnîdpal, iifpelle les luttes qn'Alphand dut sonlenir aiec ce même conseil.
Pais le préfet de la Seine retrace U ne et roam d'Alphand € qui, dit-il, a triTaillé poor tns, cC pour la tombe de qui tons doirent aToir nue Imr, celui pour qui la nature semble aroir été le plu arare, de mène que les pins henreoz dece moide. »
Enfin, M. Larroomet prend la parole an nos de r Académie des Beaux-Arts, < qot est, dit-U, 1m«reuse et fière de rédamer comme nn des siens eelii qui a fait un Paris noufean arec le yienx Paris. »
« Les rues de Paris, dit-il, étaient étroitei et sombres, il fallait les élargir et les éclairer ; mm partout s'éleTaient d'antiques monuments, jejiui de sa couronne, dont la mine eût été une pn&nation. Comment les consenrer au milieu des Toies nouTclles et leur garder un caractère qui seabbit inséparable du cadre où le temps les arait placés 7
€ Alphand résolut ce problème redoutable à force de goût, de mesure et de sens artiste. >
I>es discours terminés, M. GustaTe Vautrej lit une fort belle pièce de vers dédiée à Alphaod.
La Société historique d'Auteuil et de Passy riest apporter son tribut de reconnaissance ao Conité qui a entrepris d'élever ce monument et au conseil manicipal qui a permis de le placer dans sa sph^rf d'études. Otte statue, ainsi que le disait onrieil architecte américain, élevée à Alphand danscflte ville qu'il a rajeunie, restaurée, refaite, sera comiw la signature du peintre au bas du tableau.
(k>mte F. DE L*Er.Lisc.