‹ Histoire du XVIe arrondissement de ParisChapitre 83 sur 128 · AL'X HABITANTS UE PASSY · texte numérisé non relu

AL'X HABITANTS UE PASSY

Ce ne fut guère que vers 1824 qu'on commence à bâtir dans ce qu'alors on appelait i<i plaine i Passy, c'est-à -dire dans tout cet espace compris entre la rue de la Tour, les fortiticatious, FaTeboe de Neuilly et l'avenue kléber. On se mit alorsà tracer des rues spacieuses que Ton coupa par le milieu par une route magnifique allant de lapltce de l'Arc-de-Triomphe de l'Etoile à l'extrémité da parc de la Muette et qu'on baptisa du nom d'avenue de Sainl-Cloud (actuellement avenue Victor- Hugo et partie de l'avenue Henri-Martin).

Les entrepreneurs de cette voie conçurent alors

BOULEyARDS LANNES ET SUCHET

Contrai de vente dis terrains des Iwutevards Lannes et Suchet

(Extrait.)

Art. 5.

CONDITIONS SPÉCULES

§ i«^ Droit d'issues et de jours, chaussée, égoul, écoulement des eaux, trottoirs et éclairage.

Le terrain présentement mis en vente aura, sur les boulevards de la Muette (i ) et du Ranelagh (2), les mêmes droits de jour et a issue que sur la route départementale n° 2 (3). Quant à la route stratégique (4), il se conformera, pour les jours et issues à y prendre, aux lois et règlements sur la matière. Ledit' adjudicataire supportera, au droit de sa façade, les frais de mise en état de viabilité des chaussées et de plus, s' il y a lieu, les frais de pose des trottoirs ainsi que ceux de premier établissement d'égout et d*appareils d'éclairage. Il devra pourvoir à l'absorption des eaux pluviales et ménagères sur son propre terrain, de manière qu'il n'en coule aucune sur les voies publiques jusqu'à l'établissement d'égonts publics, au droit des constructions qui seront édlGées sur le terrain dont il s^agit.

dans toute la largeur des zones de servitudes daonexé dessus prescrites, pour senrir declôture taot entre le terrain réservé par la ViJJe de Paris et celui présentement mis eo Tente qu'entre tantes les subdivisions qui pourront être faites par la suite de ce dernier terrain. Ces grilles ne poorront être obstruées par ancun Tolet ni aucune persienne et devront toujours être entretenues eo lM)n état de propreté. Un exemplaire du nodèle obligatoire de ladite grille, dûment timbré an droit de deux francs et qui sera enr^istié en même temps que les présentes, est demeuré d-anexé après que M. le Préfet Ta eu certifié vmtaUe et signé et après ^e dessus il a été fait mentioo dn tout par les notaires soussignés.

§ 3. Obligation de bâtir, interdichan de professions et autres.

L'adjudicataire ne pourra élerer sur le lerraifl mis en vente que des maisons d'habitation booN geoise ; en conséquence, aucun genre de commem ou d'industrie ne pourra y être exercé. Ces constructions devront, dans un délai de deux années, à partir du jour de l'entrée en jouissance complète, présenter une superficie de six cents mètres carrésao moins. Les propriétaires devront, avant de construire, demander le nivellement et obtenir les permissions ordinaires, à la char^ de paver les droits de voirie. Les façades principales des constructions devront être parallèles à la voie publique ; les parties latérales des maisons qui ne se relieraient pas entre elles devront recevoir une décoration analogue à celle générale de l'édiâa sans obligation d'ouvertures sur lesdites parties latérales. Enfin aucune des faces de ces constructions ne devra présenter de mur pignon.

§ "1. Zone de servitudes et de clôtures.

Aurune ronslruction ne pourra jamais être élevée sur le terrain mis en vente dans une zone de dix mètres en arrière de l'alignement des boulevards de la Muette (i) et du Hanelagli (2) et de la route départementale n" 2 (3) et dans une zone de cinq mètres en arrière de l'alignement de la route stratégique (4). Cette zone devra être cultivée en parterres d'agrément qui ne pourront, dans aucun cas et sous aucun prétexte, devenir des lieux de réunions publiques. Ledit terrain devra être clos, à perpétuité et aux frais de l'adjudicataire, dans le délai d'un an à compter du jour ou il aura la jouissance de la totalité dudit terrain, par une grille en fer, sur socle en pierre dans toute l'étendue de ses façades sur les boulevards de la Muette (1) et du Ranelagh (2), la roule départementale n^ 2 (3) et la route stratégique (4). Cette même grille devra être établie,

(i) Avenuo Prmllion.

(:?, Avi'niM" l<j«pli;M-l.

'3; A^«'tnir ln:rrt's.

d; IJoiilevjirds I.îmiih's cl Suoliot.

UAMIRAL D'ESTAIN6

A l'ASSV ET A SAINTE-PÉLAUIE

« Du mardi, 5 novembre.

« Ce jour, on apprend de témoins oculaires qne M. le comte d'Estaing, vice-amiral de France, qoi avait pris congé du roi quelques jours auparavant, était parti, le vendredi précèdent, i*' novembre, de sa maison de Passv, en deux berlines à sii chevaux avec beaucoup de bagages pour se rendre à Cadix, où il devait, à son arrivée, disait-on, faire occuper une flotte composée de vairseaux espagnols et français pour se rendre ensuite à La JamalqDe avec i 0.000 hommes de troupes (1). »

Puisque le nom du comte d'Estaing se trouve ainsi évoqué, permettez-moi, mes cbers collègues, de vous entretenir quelques instants de cet illustre compatriote.

(i) Journal iiK'«lil de Ilunlif (minée 1783. t. V,

I>. -j-:}!), extrait cuinnniiii(|ué par Mme Chocliotl -aveririK".

HISTOIRE mi XVI* ARRONDISSEMENT

die, dont la Mrvîca était ratîêremeot gratait. Le premier roliioet de ce genre fut installé me de liiaillot, prêt de Tégiise et des ateliers de construction des frères l'érier, qui se troufaient placés dans un large terrain entre la pompe à len et Tancien n" !28 dn la (;rande-Hue de Chaillot. Seuls, les nmimandants de postes de gardes- pompes avaimit lf*s rlefs de ces robinets spéciaux.

I^irs de l'établissement de la pompe de Chaillot, bi(*n des gens pn'*tendirent que 1 eau soumise aux procédés importés d'Angleterre, c*est-à-dire intHNluite souh forme de Tapeur dans les corps de pomprs, avait perdu ses qualités, sentait le fer, le feu, etc. ; et il ne fallut rien moins qu'un rapp<(rt favorable de la Société royale de médecine, signé Vic(| d'Azyr, pour rassurer les Parisiens et les convaincre (jue reau de Seine, ainsi traitée, n*uviiit ni uridite, ni saveur ferrugineuse, rien en un mot de déNugréuble ou pouvant nuire h la santé. I.e mirntbe n'était pas encore inventé.

Les frères Perler ne furent pas récompensés comme ils le méritaient, et voici ce que dit l>ulaureà ce pntpos : « Kn 178:; et 178G, les actions « de la nouvelle Compagnie des Eaux devinrent « un objet tle spéculation |)our les agioteurs, et « le Hiijet d'une discussion très vive où se signa- « Icrent. nu premier rang, deux célèbres antago- « uintes. Miralteau et lU'aumarchais (1). Otte vive « mtlemique pritvenuit de l'impuissance pour la « r^tmpagnie de remplir ses engagements envers < ses actionnaires. U plupart d'entre eux, par « une maïuvuvre d'agiotace. avaient fait passer « dans le trésor nnal, en écnanee d'autres valeurs, « plus des quatre cinquièmes des actions, si bien

* qu'à U tiu de ITSS. le gouvernement se trouva « s^^ul pn>pnet4ire des p^^moes 4 feu et des èta- « blîs;»ements qui en dépendaient. Aussi, depuis « (^tteep«>qtte.lespi)npesà teu fun^nt-eiles admi<

* nislrees it^mme pr^^pnete publique. ♦

Vtant d'ab,iUxUMïuer la pompe dei'h.iilK>t, il est luMc i\t *vns,». rer eîu>Mnc quoîque> lignes aux v j:l. Lu>tN \«j:v meurs qvu I'jixjicîU tondci» a:n>i .;ue »>eUe du r»r\vx rsi'.iî.Hi. et i*a:cnt .nus: rvodj un HMme«!n* **'iM^x' aux ha: lîunls de !a ojiMUle.

l es !'r\H>r> IVrter w s»? àewar.jiérert jvis ; en l'SS. ils el«e\iTeiît ôes «.niUns à ^. jvar i 1 -.ie *v* i'\jf;vs. {vvur nf»i<ivYr les aï.\i; ss à ?i*a ^v*^ U jvl<>e earjvsfcji'.t Àr aiin>*her N^^ !a Co-- ^ \N* I .\«cî . : j* îr ,' ;•* : ,>«» <? rett : '.-* urs ji :e^:ers i* v> ■ . I - X»; ea afvfi*a,;\ ;-: î. .^r^u^rfr: a rs. ! .:î ,V >■*:« À' «J?«,'^ v ;.v: :a :c*f. a :îs^ eu ,:2* r.?«: :* i-*

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€ répandues dans le rojaame, nue graade ^ € titèdepompesdetOQtesespècei, desbabBon^ « des décoapoirs , des cjUndret i papier. U « frères Péner fondent en fer et en enivre Mi

€ sortes de pièces C^est k enx qu'on a «i*

« niirement recours pour la constmetioB de » « nèges, pour les assortiments de machiaa i € filer le coton... etc. » Jacqnes-Constantia Pàiv derint membre de l'Institut (section de oMCiBi^ à TAcadémie des Sciences). Il ne jonit pu ka|temps du repos qu*il s^était promis après diquante ans de travaux incessants : il mmU, accablé d'infirmités, le 46 août i818. D était li à Paris le 2 novembre 1742.

Au résumé, parmi les immenses services 4e toutes sortes rendus par les frères Périer, lor plus beau titre à la reconnaissance publique M encore l'installation de la pompe à feu de Chaiflot, qui dota Paris d'une quanti té d'ean relalirementeoisidérable. An mois d'août 1805, M. Margoerile apporta une amélioration notable à la poii^a feu, en faisant construire dans rintérieoréeh grande cuve à ébullition des compartiments di» nuant de plus d'un tiers la quantité de cambntible. D'autres modifications suivirent, et ai6i, a 181)1, les dispositions de cette pompe ne répeidaot plus aux progrès de la science des machioes, furent entièrement changées : rétablissement fot considérablement agrandi, notamment en 18<i6 et 1867, et de nouveanx rèsenroirs, remplaçait les anciens, furent construits dans la rue Uariston, entre les mes Copernic et de Villejnst, avec entrée au n* 15 de cette dernière me.

Notons en terminant qu'ils ne reçoivent plas guère l'eau de la pompe de Chaillot que oooœ complément à celles qn'v amènent lès machiaes élevatoires d'Ivry.c'est-â-dire pendant les chalson de rèté. Inutile de dire qce ces eaux de Seise. depuis les nombreuses addactîoos d'eau de soorcf d.^nt on a di>te Paris, sont généralement destiDee» à larrosa^-? et an nettova^e des rues et d^s saisons.

Lcoeoio Ma.

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