‹ Histoire du XVIe arrondissement de ParisChapitre 86 sur 128 · AU TROCADÉRO · texte numérisé non relu

AU TROCADÉRO

M AoiT 18-20

Dans un livre de luxe, très documenté, de MM. Ernest Maiiulron et Camille Viré, intitulé : Le Champ de Mars, et publié en 1889 par L. Danel, à Lille, nous trouvons un chapitre qui nous explique clairement l'urij^ine du nom donné à Tune de nos plus agréables promenades... nous voulons parler du Trocadéro. Nous publions intégralement la partie qui nous concerne, avec Tautorisalion de l'éditeur.

< Lorsque, aprt's la prise du Trocadéro, le duc

d'An^nléme rentra en France, il n'j hi fM •ccaeilli comme il méritait de rètre, il wiàà qa*on le rendit brutalement responsable ém ^jt sements du foomissenr concassionnaife Oinai dont la scandaleuse fortune, ontrageoseneM «i* mentée par l'expédition de 4823, ixait êtfm longtemps l'attention des esprits les ■•« pivenns.

€ En i8i6, Charles X pensa qn*il était è ble de revenir sur cette impression aosa qu'elle était irréfléchie. Il choisit le trou niversaire de la prise du Trocadéro pov une fête militaire, dont la pose de la

Eierre d'une caserne devint la raison a fête, fixée à huit heures du soîr, devad nfpeler dans ses grandes lignes le combat da 31 ni

« La caserne qu'il s'agissait de constroire, ée* vait occuper les hauteurs de Cbaillotqni, àpvtir de ce jour, prirent le nom du Trocadéro.

€ Sur l'emplacement de la future easenr, m avait élevé un arc de triomphe, à la five difiel on lisait :

Au prince généralissime^ € Et plus bas :

Son nom, ses vertus et sa gloire Sont à jamais inscrits au Temple de Mémm.

« Quatre bas-reliefs décoraient les faces de fat et représentaient :

« Le prince récompensant la bravoure d*n soldat sous le feu de la place Saint-SébistieD ;

€Le prince refusant les honneurs qu'on loi arait préparés à Burgos ;

« Le prince donnant l'exemple de la valeor et du sang-froid à la batterie de Santi-P^ tri ;

« I^ prince recevant le roi et la reine d'Espagne à Sainte-Marie.

€ Cinq figures : Madrid, Barcelone, Valenre. la Corogne et Cadix, ornaient cinq niches ménagée dans l'attique.

« Deux trophées et un quadrige portant laFraDct entre deux Kenommées, couronnaient le mono ment.

« Entre Tare de triomphe et le palier sapërifor des rampes de Chaillot, douze colonnes militaire chargées de drapeaux et d'armes, rappelaient le> actions principales de la campagne de 18!î3.ijBatre grands trophées limitaient une voie Iriompbal^ Des pots à feu, des trépieds et des girandole éclairaient cette voie.

« Sur un tertre à droite de la position, on aTait disposé, pour le dauphin et la dauphine (i). ov tente, celle-là même qui avait servi au prince pendant la campagne. Quatre autres tentes avaitnttté dressées à droite et à gauche pour les ministres, le corps diplomatique, les principaux fonrtioonaires et les oHiciers généraux présents i Paris. Lue enceinte réservée, à l'extrémité septenlrionalf du Champ de Mars, contenait 2.00<) invités. i.OO»' hommes pris dans les régiments de la garnisoDet 500 invalides.

(\\ L<' coiiih- «le Chiiinitoni cl sa sœur.

ANNEXES

dauphin et la dauphine arrifèrent à huit )i demie. Le ministre de la guerre les rees accompagna jusqu'à la tente du duc lème.

»t alors que dix bataillons de la garde commandés par le maréchal de camp de ilaire, se formèrent sur la rife gauche de , k droite et à gauche du pont d*Iéna, et eèrent un feu de mousqueterie. Des pièces rie les soutenaient. D'autres bataillons ur la rife droite et représentant lesEspaipondirent à ce feu. Au bout d*un quart les bataillons de 4a riye gauche se foren colonne d'attaque, trarersèrent le pont lèrent les Espagnols, qui se replièrent sur les leChaillot. Lesrampes attaquées à leur tour «8, les Taincns se reformèrent en arrière de on. Cette petite guerre terminée, le daua dauphine se rendirent à Tare de triomphe ■eut la première pieire de la caserne. Des énérales d'artillerie et de mousaueterie tert cette fête militaire, dont le moniteur Ht peux récit. »

)urnaux de l'opposition, le Courrier franle CorutUutionnel, entre autres, furent p moins enthousiastes que le journal ofliiiYanteux, la fôte a?ait été mesquine, ine ; heureusement, disent-ils, Qu'on sar le programme que tout cela reprél'attaque du Trocadéro et la pose aune re pierre. Quand les fusées ont cessé 'er dans F air, on a présumé que le fort ^is et la pierre posée, et les spéculateurs Tris paisiblement le chemin de leur !e.

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