‹ Histoire du XVIe arrondissement de ParisChapitre 95 sur 128 · LES DEMOISELLES DE VERHICHES · texte numérisé non relu

LES DEMOISELLES DE VERHICHES

Dans les nombreux ouvragées signés de ses seul nom comme dans ceux où il a eu poor collaborateur un écrivain bien cher aux lettres firaoçaiscs, M. Gaston Maugrasa faitreviTre les figures les plus gracieuses et les plus intéressutei du xviii^' siècle.

Les demoiselles de Verrières Tont réceauBeit attiré ; il a traité ce sujet arec scioice et arec amour, et je considère comme un devoir de reporter sur lui tout l'intérêt que pourra présoiter la suite de ma communication.

Tandis que Mme d'Epi nay habitait tantùit à Chaillot, rue des BaUiUes (1). Unt6t à la Chevrette, son mari offrait à Marie et à Genenève de Verrières la propriété que nous connaissooieC où, hier encore, Mlle Antier recevait la cooret la rille.

On était à peu près en i75'2.

<i Les deux sœurs, dit M. Maugras, s'installèrent somptueusement dans leur nourelle demeore et y continuèrent la série de fêtes qu'elles avaieot inaugurées pendant l'hiver, dans leur hôtel de Paris. Files poussèrent même le raffinement josqu*à faire établir un théâtre fort bien ageacê. atin que leur séjour aux champs n'interrompit pas les représentations dramatiques qu'elles avaient coutume de donner et qui attiraient tout Paris. >

(.e théâtre existe encore aujourd'hui, en partie du moins, dans la propriété Ronllay. 11 pouvait contenir de 350 à AOÎ) personnes. I^ façade, ornée de deu\ statues de grandeur naturelle, et Taotichambre en rotonde subsistent comme, aussi, les souterrains qui allaient de ce théâtre i la maison, en passant sous le parc dans toute sa longueor. C'est là qu»* fut jouée la Partie de chasse tf/Zt-'ir: IV, de ijoWe, qui avait été interdite sur les the;'itr>'s publias, mais qui fut donnée à Big?j"!et. ^hez le duc d'*>rleans. et à Autenil. cb^i nos dem-.n><^lle>. Ici. elle eut quatre reprv^s^^ntations. Le prt^d-'nl de Salaberry. qui tenait le ri4e, ressemblait à Henri IV a s'y méprendre. Son succès fut un tn mî'he.

< 0 fLit aass: la représentation à Anteuil d'une p i S; r» de « ' î .. rd ea u . C :.uiLt' 1 1 C - ris hirh e, qui

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IlISTOinK I>L' XVr ARRONDISSEMENT

donné. La passion aiait darc trois ans, l'éternité pour Marie de VomVres ! 1^ poète en fut inconsolable jusqu*au jour ou il se vengea de l'abandon par des vers et des satires i]ui tourhaient au pamphlet.

1^ *27 avril IT(>7. par devant M* Perron, notaire à Paris. Geneviève-Claude Kainteau de Verrières de Lamarre, tille majeure, vendait la maison et \c parr à M. dt^ lîouhault.

Avec ce pnipriêtaire. r'en fut liai des chants et des vers, du rossignol et des feux d'artilUes.

A (]uel<|ues années di> IJ. les terres et les bâtiments des riénovéfains ntai^nt cuntisquès. le château du (>•] était vendu à un usurier, les Bouftiers partaient pour remi^iratinu. chez Mme Helvetius on discutait /c> hroit< *le r homme, La KexolO(ii>n commençait à gronder.

Auteuil, comme la grande ville, allait en connaître bientôt les tragiqu*^ lieaulés et les rrurlles horreurs.

A^T'-l>E GlILL-ilS.

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