‹ Histoire du XVIe arrondissement de ParisChapitre 96 sur 128 · FRANÇOIS GÉRARD & SA MAISON D'AUTEUIL · texte numérisé non relu

FRANÇOIS GÉRARD & SA MAISON D'AUTEUIL

FrancMS Gérard, leivlebre peintre d'histoire et de portraits dont une rue d'Autenil po^rte le num. naquit à Kome en iTTU. à \'\l'AA de l'ambassade française, au palais C4)lonnj. ou son p^ e:a:t attache à la maison du cardinal de Piernis. Sa mère était Italienne. \ Tige de douze aris. il fut amené à Paris, entra dans une rcole r-î-meotaire de dessin, puis apprit à modeler chez le sca!r4eur Pajou: de là it passa djcs l'aleli-r da pein:re Brênt*t. et oiirin. eiî IT**o. J^v.a^.'Te de b\^\i. Ayant pt'r\iu Si-iî père er. ITw ei sj cére *s \VX\, il se irv^nva <harçe do Jeux :r>er?s *t i' \lz.* jeune t.»nle. s.^urde sa mon», don: il e'.i.t > sf-! .ippai ; n>mplissar.l avjrù^^us^rer: >■>". lîeT.. r. nul^re U situitior. pre\à;np :•-. .\ se tr-z^ii: al.-^. il pourvut à ri\iukjîi'r. de ses fryr**. ;û:s rrocsa nj parvnte eu ITîO.

\a même anree. :l e\>v!^-.: >t. l*i ^-.'f. «»\c*nle en dv-huit . -ur^. ■?: ?r. lT.*r^ î*rr r.i : /■ 1 ..:..• . ; /'>., •*.-■. tiî'icjiu e\>>>^ >?-j!-e=*:: •iSik'^ o! y\\\\ est j.;uei:cu'.f:-.t au Mj>« iz U.i'r-

I ON de u \ t\»m p»>si l . 0 îis . d'un f^nnp s: c f erfc : . iiMumemcreut a iMa.i.r sa rr"puîi:..c ; r .s .:•> tomps l'iajcr.l diftioiîcs. or. re 5<^r^:T■*.; -lir:- i .t* ,\ di»> jtîuits de tiî'Ieju\. t\, r-i^ii:". *.r:.s ii>. iiuljîio >.»n tAÎc:!. •.l'T.r: r.>..: :». i: '. z * l^^M»u^^o ijii;* U' ;*:;\ »*:S .■.:>*:>:■-' *: :• ■: > l>ell»-N od.t.'n^ »î,ivv..;.:< .vs r. :^s .' i '■

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II • It t*^li' v.v'. j:i

inia

(CAusterlitz, En 4817 V Entrée de Henri IV à Paris lai valat d*étre BomBé premier peintre di roi, et. le 5 septeabre 1819. il reçut le titre de baron. U avait été nonné mtmhn de U L^ion d'honneur dés la fondation de TOrdre. pu ela membre del'IostitDt à l'ananiBitê en 1812.

En i8i-2. il exposait Corinne au cap Jfuéius, dont la figore principale seabbilrmckr Mm ëi Stai'l légèrement embellie : en 18m, O^pte* ^ Chloê, actoHIement an Lonrre ; ca IKr , Smaâê Thérèse, et en 1829 ^ Sacre ée CkaHm 1 (l|.

Noos ne menlionBons ici qw i

cipales ; mab la carrière de Fi été sans conteste l'one ées pins ait à enregistrer dans rhistMre ém quarante-deoz années de traTifl, ce rois li) et ce roi de$ peintre» a ^iû tableaux d'histoire, nn grind positions diverses. 83 portraits en pied iC irèsdi *iUO porlraiu en bnste on à mi-tnrps. On psM dire qoe toot ce (|ni fnt célèbre à n^impmle qml titre, sons l'Empire et sons la Rnrtnviliin, i poàc devant lui : aussi sa maison a-t-elle été pendant trente-cinq sns Tnn des points de rÔMÎm les plos fréquentes des persoana^ lesplns hnts places et les pins distingués soit pur lenr rang. s*3it dans les sciences, dans les lettres etdsos les arts.

i>n se pressait tons les mercredis dans son salon et dans son bel atelier de la me Smnl-Gffmain-des-Pm». n* 6 idp. « et bienUC — dit Mme Sophie itay dans ses Salon» eétèbrei —m était distrait, par sa conversation, du plaisir de contempler ses ouvrages; il semblait que son esprit f-Jt envieax de son talent et lui dispotit les snftrajîes. Après être Tenu Tisîler le gnnd pe:nir». on voulait connaitre le causeur spiritiel et se \i*T avec l'bomme aimable. » Nul, en elet. ne parla!: avec pins de grftce. nul ne montrait :•'. js de deîicatesBe de (rout dans ses jugements. L'i'iiis \VilL qai s'j connaissait, disait qne €friri eu:: rb>maie le plus spirituel de FrHse. et T^l.-^yriai .ai tr>avait tontes les qualités pnpM i. fa.re z^ :• -n di pkymate.

Pour se délasser de ses travuns et tiumv m r^^>> rKi:.f »ds trup s'éloigner de Pim, ftanrxi *t*ThTi %Hi\\ décidé. TCfu I8li, àaAoltf 1 Vite.:!, des S^iiers du minisire de Filiiim û-e:e;. ^n* sa»» eier#e sur remplanuMl di \'k'.:'i^i '2r>.e: «eigoeorial des abbcn de Sairte- Ger^T •'fe. srr»e :fes da ciUé méridional de Fa*

f z:i> ff..?e. scr remplacement actuel de hne >>^ .:ex K ies etashssements fhirdsn I n»hi) *'. Si Tt-^-Fvrrte. Elle avjit elé en partie cmh ït:: '^ çriDii c^rtà^ des GéonréCainB, et,

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permet an petit-fils de Roucherde salaer,aa nom de la DOOTelle Société éCAuteuU, celle qui fut Fétoile et la protectrice de la première phalange qui a porté ce nom dans Thistoire de la littérature et de la philosophie.

« Femme généreuse et charmante dont limage est rest<^ populaire parmi nous, vous reposez enfin sous un monument di^ne de tous, dans le pays même que tous affectionniez entre tous. A quelques pas d'ici, Hubert Robert et Rnmford, que TOUS aimiez à recevoir, dorment leur dernier sommeil; et, plus près encore, Toici le cœur de Cabanis, votre tils adoptif, que tous chérissiez tant, parce qu'il ressemblait à Tenfant que tous aTÎez perdu !

< Mme HelvélJus, désormais rappelée, grâce à ce monument, à la mémoire des générations futures, aura la bonne fortune de ne pas être séparée, dans la mort, de ceux qu'elle avait aimés pendant sa vie. »

On s'est alors rendu aux tombes de Cabanis, de Legeodre et d'Hubert Robert, où quel<{ues paroles ont été prononcées.

1^ Socii't ' historique iVAuteuil et de Passy, a reçu la garde du monument qui venait d'être éri^é. « Il ne saurait être en meilleures mains », a dit M. E. Antoine.

Le bureau de la Socii^té historùjue, d'accord avec les promoteurs de la solennité du 4 septembre 1892, indiquera, dans une des plus prochaines séances, les mesures à prendre pour que le nom de la Société historique soit rappelé, sur le monument de Mme Helvétius, à cMé de celui des membres de la Société occidentate.

MADAME DE CONOORCET A AUTEUIL (t)

S.iphiede (irouchy, fille du marquis de G rouchy et de Ttilberte Fréteau, naquit, au printemps de 47^4, au château de la Villette. prés de Meulan. 1^ !28 décembre iTSii, elle épousa le marquis de Gondorcet, se<rétaire perpétuel de l'Académie des Sciences. Son salon de 1 hôtel des Monnaies était le rendez-vous des philosophes, des écrivains et des artistes. Klle fréquentait beaucoup aussi chez Mm? Helvétius, alors à Auteuil.

Dans ce milieu hospitalier où Mme de (x)ndorr^t fut res'ue à partir de i787, accueillie d'alwrd en con*»idéralion de l'estime affectueuse qu'on avait p^iur sr»n mari, elle sut bient<U conjuérir f»'iur i'W** m»*me les sympathies les plus vives.

Ri"!! que tout près de lu grande ville, on en *^tiiit a^^ez loin cept»ndant pour sentir Tinlluence pa' i'ique des larges horizons dans des campagnes itut-»*^. Aussi, dans l'intervalle des agitations qui pr*^'*J r*-nt la grande tourmente, Sophie vinl- ••Jle j'.tuir pluâi*'urs fois, et toujours avec délices, d*- '- 'dlm<' pr^rieiix : elle en garda pour l'humble

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''. umi^ i7»i',-i«*» ? . I*ari>. Olk* i-

village une sincère reconoaissance et, qund la événements l'obligèrent à quitter Fvis, œ îê. à Auteuil qu'elle Tint se fixer, ttsurée d'y rmmtrer de bons amis et d'y retroofer, cn^aiuii, une tranquillité qo'bélas ! elle ne derait phucoanaître.

Condorcet Tenait d'être élu par cina départements membre de la CoDTentîon natiomie. Ohhm s'il eût éprouTé le besoin de se reposer et k marquer une étape dans sa TÎe, ce fat te mmm\ qu'il choisit pour aller s'établir définitiveant, aTec sa femme et sa fiUe, dans ce joli TJBafe d* Auteuil, où il aTait goaté jusqu'alors tant dW tants délicieux.

Déjà le 5 août, il y aTait assisté, arec lÊmk Condorcet, à l'inauguration de la nouTeUeluini commune ; tons deux aTaient soiri le eortffe de jeunes filles, escortées des gardes nationales lésines, qui étaient Tenues couronner les bnsta k Voltaire et de Rousseau, et, quand on arma ï celui d'UelTétius, quand la musique joua l'air

Où peut -on être mieux qu'au sein de sa famille?

M. et Mme de Condorcet furent de ceux, pareili et amis du philosophe, qui, après sToir oné de fleurs la statue, s'embrassèrent dcTant la Me émue.

Le iO août, ils étaient encore chez Mom Hehétins. € On sonna le tocsin, dit Condorcet daossoa fragment de justification^ j'étais à Aotenfl. k me rendis à Paris. J'arriTai à l'Assemblée ooelnes moments aTant le Roi. Je la trouTai plosuMmèle qu'effrayée, courageuse mais sans dignité, k n'étais point dans la confidence et, seulenort n peu après la cannonade, un de mes amis Tint m dire que l'.Xssemblée serait respectée. >

Condorcet aTait amené avec lui i AiteiQ a femme, sa fille, sa belle-mère et sa belle-ssir, Félicité-Charlotte. D'après les registres de la m* nicipalité, Condorcet aTait deux cbeTaux eto carrosse. On se logea chez la citoyenne Pigaoi, au n° '2 de la Grande-Rue du TÎUage, daas aae maison qu'habitait déjà le législateur Jean OelNry. Mlle de Grouchy occupait, moyennant deux cents livres par an, deux chambres qui avaient vae sar la Grande-Rue et sur la cour. Son mobilier étiit succinct : une table ronde en acajou à demi de marbre blanc, avec couvercle en maroquin etdrap Tert, une baignoire en cuiTre en sabot, aoe bergère de Tieox damas Tert et sa housse, so lit, quelques fauteuils et quelques chaises (i).

C'est dans cette maison, où Condorcet espérait trouver la sécarité et le calme, que se passèrent ses dernières heures de joie.

Kn efi'et, les événements se précipitaient, eC (^.ondorcet ne tarda pas i être persoooeUemfBt menacé.

Il passait tout son temps à Auteuil, au miliffl des siens, avec Cabanis et Jean Debry. Cette tran(fuille intimité, dans une retraite studieose. n'était ni sans charmes ni sans douceur. Cabanis, que l'on a pu. sans blasphème, comparer à Fé-

1 Drrlarnlion par la citoyenne Félicilc-Churlollo (inuuliy. majeure, devant la niuiiicipalil^. lU- -on iiileiition (1 être imposée sêparémenl di î»r> ««irur el beau-frcrc (4 janvier i/ifi*.

HhîTOIRE ni XXY ARRONDIâSEMEXT

l'aifLats, p«fte ^mt, û M«e \ttwH thiertht à 1 \m mxÊqmer, ék ëetnit passer glHcrre, dwi Mîlonl Suabofe oa, en .

cbcs BKlie, peâl-ik de FranUiB. m

chez Jet-

Ces trob homa» esceUeots aTiieot été. au jous bevenx. les liOtes asàdas ec cboTés da salon de l'bUel des Monnaies.

L'kenre faule. dont le philosophe avait depais plMÎenrs mms le terrible pressentiaent appr»chait. Le 5 geraioal an 11 (iô mars ITi^ij. CondwveC *PfM^^ qu'âne Ttsite domiciliaire serait faite le lendemain chez !i xe Vemet. et il resofait anssitM de quitter sa re'Taite poor aller se cacher dans les enTirvMis de P^is.

On connait la rrorlle o^iyssee de Bonrf -la Reine et la norttrapqne da phiioaopbe. Cette mort fat ifaartt pendant plusienrs mois: sa famille U crurait passe en Saisse. tandis qoe ses biens étaient Tenda> comme propriétés demi^.

N^phie. ruinée, avait d'at»irxi soaj^ à se rendre à Villette, aapr s de 3->n p^re. l n passe-port dtlirrt par la monicifulite dWaîenil en fait foi : mais elle sVuit l'ienTÎter^ni^îte. en songeant qu; son devoir etiit de rester aussi prè^ que possîl*le dn proscrit. Après ^Toir r» Ja U liberté â char un de ses domcsti^nes. reoToyesa femme de rhambrr eC U {^Mlve^unle an^aise de sa fille, elle restait sc«le pour sobrenir an serrice et anx besoins de trois personnes: Elisa. i|:ee de trois ans: Charlotte de GroQchj. >a s^rar. tonjoors malaie: et Mme Beanrais. une vieille {r^xiTemante. qni riait incapable dn moindre travail.

DÎi pe« d*arfent qai lui restait. Mme de Condorcet acheta, au n* H5i de la nie Soint-Honore. tont près de la maison de Kobespierre. une petit<^ hoQtiqBe de lin^^erie. oc elle établit Aupxste Cardot, le jenne frère da secrvtairt de Sit>n mari. A Tentresol. an-d«»ssc> de U porte c.xbèrv. elle àm : on petit atelier •>j elle peignait des taSieaiii. dr» miniatores et des campes. ijQel-^?r.'ts i3>si e!!r pénétrait dans les rt^traites c»^ >e -.achaiet: IrS proscrits et d^ns les cacLots t»yzr rep(\>da.rr I^ traits des malbeareui cocdamiirs '\2. L'aTai.^ct plus que ce s^i-a^en r a le-^er a l^ar f*ai.l>. S>a- Tcnt, p»>ar ga^tjer \k bien veilla 2>:»* drs gr- l.ers. des soldats oa dr> muci:ipaai. rlàe dut f^:c>:i^. dans la famée des corps de ^iri*, ces ir-irs avinées qni n -va.-î'Lt ajouL re>p»*x'i p.'ur s-rs d-1 catessrs de feffl!L«*. l: p>ur ses m.à'.'i.f^r^i'rp'jiyè. l*es paroles crue.les ^ui retec:.PrLt ii-.r> * s «a oretUe. N>f>h;e coriSrrva t-.at^ sa v.*- u:. i:'.:I->£reu\ et terrible' soQx enir ! J u>^u'a Li l^ ihermid :«r . eilr crut . chaque jour, qa elle sef ait arrriee a S4>3 K^ir. tlle e«t dr freqaenîes vjsiies du <i.'ii:e rev.:4wt;vniii re d'Auteoil. In j'.vjr. il \ eut sse prr^iiisiUvL lei elle: k.^ \zi d.l m-^oi'? de prrpai^r s..*:: ç-i^^rt > -r all-fr -^n :r.>..i Mii-rîl-? s"-l î.ra *c.-.-rr uie:' > en îi-.sxi: .r :->rtri:: de ^r.j'. in i-^s rLrcii-rrs ii Comité.

Lc^i. le s-.-L'- i->j s-ret-ttie irsj" ir si-v^farder, s'.l e!.i : :.>s.:'-. îi f.riuir ie s<: î--. Toi»! ^rreLt i t'.irr -i-^ iroiin.he ■;:. .i: f-: :r-^ peni:-.-. Le li^ji-i^r IT «4. r'.'.r s^ ;rr>ei:a devant Îj muni-.Ç'-ii^îr -i'AjV- '. :-.--r li: :' .iv ■:..•-.naître s-.-c :a:eLi.>i ■:- •i.r r -: -: ie i.l: :. :er v.vre diLs :i -■••zi-L-'r -• •: . 31X- u-.e ij"..î'.e :-:

Tanx> «II.

Mvede

àhahila> sa «Bv'afcc Cakaw et H dnie^mcsa^daH la fnfnèÊèèt ravaioit relcmne à Aatemi. La foe FranUin appelait N.-D. à'AmUaôL affim m mois d'aoat t m, dispem les hahilmés 4e la mason. Mme de Conéoroet s'cUhlit alors à la nette. aanfesKS de Mfii». Ele t comme elle faisût à Pstfis avnst il9S. iMtaïki iUnstratioQS de b Fraace ce et Tètrm^ : Baj. CiMBtant, Bifpntt. Mmim, Gnol et tat d'antres.

An mots de scfteahre I9ii. k Bé«Tn||ie dml cAe sonlrait depnis lo^empsprit snhitcmeat oi caractère des pins alarmaals. An miicn de sa cnoelles sonlrances, elle ut retronrât foelfor force qoe pow s'entretenir des hesnias et da sift futnr des panrres qn'elle araitcoatmme de secaorir. et. loirs^ne sa lan^ne devint fbin imti. ce fnrent encore les noms de ces personnes qn'dr prononça le mîenx et qn'elle répéta le pbs suvent.

La donlenr de ses parents, de net amis et et ses prote^ fat narrante.

Son sonvenir aimé, fanlê mmnr nn cnhe pv tons cenx qni font approchée, TÎmi toajonrs.

Cest que. à retemette béante dont cAefnt Tm des types les pins parfaits, elle snt joindre ladmceur qni charme, l'esprit qni pêmètre et h qui pnriàe.

A-^nncvr Gnuat».

VOLRET

Krjnl'.in. omme il venait de rentrer en Ameri^e après avoir rempli la mirTion ^kciense qm lai ivait ele conâee. aires&a sa prrmâêre lettre aui amis qa'il a^ait quittes et qni ne pnnvaïentse vOQv:'îrr de s»>fi départ.

4 Ikonez-moi. knr è *rira:t-â. des nmveBes de l'Académie des be^lles-lettres d'Aateniî. de U tocse [laoïe qoe nons aim*?ms toms ce dont « chérirai le souvenir tant qn'il me rpstera de vie : tojtes les focs qne, dans mes traQsp'>rte en France poor y visiter ses ai c'est d'at<*rd à Anteuil qne je vais. >

Vij4aey fat un des pins frâds. le pins or^mai peut-rtrê de ces phil']ts^.^phes et de ces ecriraiss qu'. se r>-'dL:ssa.ef.t aatour de Mme Helvecâsdass

: L' ■:.. r «* f-r ; r r. t.Tk !r :> eu. r t-î:: »- •'.:* ; .-• ■:-, *.\ '^■— .■;".c-? i; -^-i -j =..-rî is^ -^«rc

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• '. ■ S ,— - P -J ù Caio^-'i. rTT'i^x-:':.

I11^^T<>1RK I)U XVI*> ARRONDI8SEME>rr

et rélétation de Bonaparte au commaodemeot de Farinée d*Italie. Volney le connaissait déjà depuis son voyage en Corse, au temps delà Constituante, et il dit aussitôt :€ Pour peu que les circonstances le secondent, ce sera la tète de César sur les épaules d'Alexandre ! »

Quelques jours avant le 48 brumaire, Volney, déjà gagné à la cause du général, se trouvait à Auteuil quand Napoléon vint y rendre visite à la veuve d'Helvétius. Le futur consul s*y montra dans tout le charme de sa séduction incomparable ; il s'entretint longuement avec Cabanis et Volney. Ce fut ce jour-là que, s'étonnant devant Mme Helvétius de la petitesse du parc d'Auteuil, il reçut d'elle cette réponse spirituelle : « Vous ne savez pas, général, tout le bonheur qu'on peut trouver dans trois arpents de terre. »

On a reproché à Volney, comme à tous les idéologues, sa participation au 48 brumaire ; Cabanis a répondu pour tous : « Quelques personnes assez malheureuses pour ne chercher dans les actions humaines que des vues coupables ou viles s'efforcent de rapporter à certaines ambitions personnelles la cause de ce dernier mouvement... Elles sont à plaindre de ne pouvoir pas même supposer qu'il existe des âmes assez généreuses pour attacher tout leur bonheur au souvenir d'un grand service rendu au pays. »

L'adhésion de Volney était, du reste, absolument désintéressée; il refusa la place de troisième consul et le ministère de l'intérieur. Kn revanche, il fut un des trente et un premiers membres du Sénat conservateur : il s'y retrouvait avec Cabanis, Choiseul-Praslin, Destuttde Tracy, tous ses vieux amis d'Auteuil.

Les honneurs le laissaient froid ; il les recevait sans enthousiasme et il ne s'en parait point. On a souvent cité, et aujourd'hui encore, la lettre charmante qu'il écrivait à un de ses amis, pour lui annoncer qu'il avait été fait comte et que rilmpereur l'avait nommé commandeur de la Légion d'honneur.

I^s dernières années de Volney furent consacrées à la science, aux bonnes (l'uvres, et au culte d'un foyer qui lui donnait, dans sa vieillesse, la chaleur qui avait manqué à son adolescence.

Mme Helvétius était morte au début du siècle; Cabanis l'avait suivie bient^jt dans la tombe ; Tracy, seul, survivait des amis d'autrefois. Mais Auteuil n'avait plus qu'un attrait mélancolique pour Volney, qui, dans les derniers jours de sa vie, n'y vint plus que très rarement.

Le village de jadis est devenu l'un des quartiers de la grande ville ; placé comme aux avantpostes, pendant l'année terrible, il a beaucoup souffert du premier siè^çe et l'insurreclion a complété la tâche barbare des ennemis. La maison de Mme Helvétius a été brûlée au mois de mai 1871.

Vous non plus. Messieurs, dans cette province pourtant moins accessible aux ré\olutions, vous ne possédez plus la maison natale de celui (|ue nous honorons ensemble aujourdliui.

Volney. si son ombre assiste à cette cérémonie, no saurait s'étonner de ces ruines qui jalonnent le chemin de rhumanité.

Il viTrait, du moins, que nous avons gardé son souvenir et gloritié son image.

Sur let débris des demeofes qa*ii a lejÉii» mées, son âme, pensive comme aotidbK, ■» souriante enfin, vous remercierait d'avoir ■■ noblement consacré sod immortalité.

AirroiNE GciLLOii (4).

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