TUR60T A AUTEUIL
Lo» quelque» Uj<nes qui suivent.et queM. Goh lois 0 bien voulu dooner sur notre demande, m figurent Ici en quelque sorte qu'en etleale et l>6ur sacrifier à l'actualité. La presse, en eSet, s'csl récemment occupée de Turgol, à l'orcMÎM drs recherches faileH pour connellre le liei exactde sa sépulture. Xous croyons pouvoir ItiMr espérer aux lecteurs du RuUelin une série «Tvticlcs dans lesquels M. Guillois fera revivre tnr à tour non seulement TurKot. mais encore quiqiics autres de ces personnages qui fr^aentaleit cliez Mme Helvétius, et dont il parle si Mrs qu'on croirait que, nouveau comte de Saint-Ger luaiii, il a déjà vécu parmi eux.
Turgot était encore en Sorbonne et, porlaat k petit collet, jouait à la paume avec Mite cfe Lipiville, chez Mme de Graffigny, tante et nm adopti\e de ladite demoiselle de Ligninlle — Mme Helyétius dans la suite.
11 Tavait surnommée Minette^ et Mme Heliétius, à son tour, rendit plus tard, ce soniOB i ma grand-mère,ËulalieRoucher, devenue MseGiillois.
Turgot était un assidu de la maison d*Aoteoi. Après la mort d*Helvétius, — et avant FrukUB. qui fit la même demande, — il sollicita Taîneneot la main de Notre-Dame d'Auteuil.
Tur{i[ot amena à Auteuil mon arrière-grand-père, le poète Koucher (voir la lettre délicieuse de Turgot à mon aïeul, dans mon livre Pendant k Terreur), et, à son tour. Boucher présenta à Mme Helvétius le doux, Tangélique Cabaois.
Tels sont les liens qui rattachent Turgot à notre village.
A.Nroi.NE GlILLOb.
PREMIÈRE PROMENADE HISTORIQUE m: LA sodÉTK nisTORiuUE d'ai'telil et ue pavt
Le dimanche 13 octobre dernier, a eu lieu, favorisée pur un temps superbe, la première promenade historique de la Société. Elle était présidée par M. Ku>;. Manuel, notre président, et dirigre par M. Ant. Guilluis.
S'étaient fait exuser de ne pouvoir y prendre
i I Ui'<«*(Mirs pronoiict'; h riiinugurnliMn dt> la staliiv «le V«»IiU'V à C.raon. le 3o oclobre iS«48.
furent conservés à l*ll6tel de Ville de Paris jusqu*à rincendie de i871, on pouvait lire cette mention : « 16 mai 1698, transport de Marie Desmares, épouse de Charles de Chevillé, sieur de Champmeslé. »
La Champmeslé fut inhumée à Saint-Sulpice et rien ne rappelle la place où elle repose. Si ses désirs eussent été suivis, une pierre, posée dans notre vieille église, nous aurait transmis le récit enthousiaste de sa vie et la longue énumération de ses qualités et de ses vertus.
M. Mon val n*a pu préciser le nom et la demeure du maître à danser chez qui la Champmeslé était venue mourir. Il m*a demandé de le fixer sur ces deux points ; mais avant de lui répondre, j*ai voulu donner à la Société historique la primeur de mes découvertes.
En i698, il n*y a à Auteuil qu'un seul maître k danser (qui pourrait s'en ctonner?); il s'appelle Jacque Rocque et est marié à la fille de Pierre Bâtas, huissier de salle de M. le Prince. Les Uocque possèdent une maison, Grande-Rue, près de réglise : cette maison, en 1775, tiendra à la propriété du président lx)uvet et à celle du chirurgien d*Auteuil, M*' Jean-Pierre Abadie. £n dehors de cette maison, les Rocque avaient, à Auteuil, au lieu dit le Niblet, c'est-à-dire là où est aujourd'hui la rue des Fontis(l),r) perches et demie de vigne d'un bon apport. Ces propriétés appartenaient au ménage Rocque, des propres de la tille Bâtas dont la famille occupait.depuis le ivi' siècle, des charges honorables dans le village : marguillier, huissier de prévôt, etc., etc.
Après eux, leur fortune se morcela ; la vigne fut vendue à Julien Olivier, archer-garde de la ville de Paris ; quant à la maison, elle resta dans la famille. Mais celle-ci déchut plutôt et, en 1775, l'héritier du maître à danser, son petit Hls sans doute, était Tunique cordonnier d' Auteuil.
Maison et vigue avaient autrefois appartenu au siour Macheco, un de ces Juifs Ltmbards venus à Paris, au moyen âge, pour y faire lo métier de changeur. Macheco était devenu peu à peu le propriétaire de tout Auteuil : c'était un vrai marquis de Carabas. Il y a bien peu de propriétés, aujourd'hui, qui ne le trouvent dans leurs origines. Au xviir' siècle, après le morcellement indétini des deux siwies précédents, il y eut une nouvelle tentative d'accaparement de la propriété dans notre quartier. Otte fois, c'élait au profit de Samuel IWrnard. un gros financier, lui aussi, qui ne dédaignait pas. au dire de Barbier, dans son Journal (1,350) d'avoir dans Auteuil «les propriété fastueuses et des* maisons-guinjjueltes ..
Je me suis laisse entraîner. Messieurs, bien loin des Champmeslé. Je vous en demande pardon. J*N n*viens. et si j'insiste sur leur passa;;e parmi nous, c'est que j'y vois le seul moyen pt»ut-étre de rattacher Racine à notre histoire, (.ommepour Molière, il sera très dilticile. je le crains, de préciser la demeure de Tauleur de Pludre eide Haut wt. Molière et Racine no furent pas. comme
I I>r\(.-niu< itio tlu horliMir IMnnchr.
Boileao, dont je tous parierai à la pnchév séance, des bourgeois d^Aateail, et, timpltt kotaires, leurs noms ne se retrouTeot pat diM b documents <^ne j'ai pu consalter aox arcUm. h nous appartiennent, cependant, pnisaoe liîm fut ici, en dépit de Voltaire, le héâroa a me m* ture qui ne peat être sérieasenient éicalN; puisque c'est à Aotenil qne Racine éerifitto Plaideurs, à Anlenil od il Tivra, ne fout-ct^ par le souvenir toachant de celle qui, laJHr, posséda tout son cœur et qni inspira les pis incontestées de ses tragédies immocielies.
Antclhe Gcillms.