‹ Histoire ecclésiastique A. M. D. GChapitre 2 sur 56 · OBJET ET UTILITÉ · texte numérisé non relu

OBJET ET UTILITÉ

DE

D. Qu'est-ce que l'Histoire ecclésiastique?

R. L'Histoire ecclésiastique ou Histoire de l'Église est l'histoire de la vraie Religion depuis Notre-Seigneur Jésus-Christ jusqu'à nos jours. Elle nous apprend les grandeurs de Dieu et les merveilles qu'il a opérées pour nous durant plus de dix-huit siècles. Nous y voyons comment la première de ces merveilles, la nouvelle alliance que Jésus-Christ a faite avec tous les hommes , a pu leur être communiquée et se maintenir jusqu'à nous dans le sein de l'Église.

D. Que faut-il entendre par ce mot : Église?

R. L'Église est la société des fidèles qui font profession de suivre la vraie doctrine de Jésus-Christ, et d'obéir à l'autorité qu'il a établie pour les gouverner. Cette société , fondée par Notre-Seigneur, est apostolique, parce qu'elle vient des Apôtres par une suite de pasteurs unis aux souverains Pontifes, successeurs de saint Pierre; elle est une, parce que tous

ses membres ont un même Chef, une même foi , les mêmes sacrements et la même fin, leur salut et la gloire de Dieu; elle est sainte, parce qu'elle a seule le privilège de faire des saints; enfin, elle est catholique, parce qu'elle est répandue, depuis dix -huit siècles, parmi tous les peuples de l'univers.

Tels sont les caractères admirables de l'Église de Jésus-Christ, qui a reçu la mission de garder jusqu'à la fin des temps la loi évangélique. Tous ses membres forment le nouveau peuple de Dieu; l'ancienne alliance avec le peuple juif n'en était que la figure et la préparation. Aussi l'Histoire ecclésiastique est-elle plus utile pour nous que l'Histoire sainte, et elle nous offre encore de grands avantages sur l'Histoire profane.

D. Quels avantages l'Histoire ecclésiastique a-t-elle sur l'Histoire profane?

R. L'Histoire ecclésiastique a trois avantages sur l'Histoire profane: la certitude, Y ancienneté, et surtout Yutilité pratique: la certitude, sinon pour tous les faits, du moins pour l'établissement de l'Église, qui nous est raconté par des écrivains inspirés, et pour sa doctrine, sa morale et son gouvernement, qui sont garantis par les promesses infaillibles de Jésus -Christ; Y ancienneté, en ce que l'Église", établie depuis plus de dix -huit cents ans sur une base immuable, remonte d'ailleurs par l'Ancien Testament jusqu'au commencement du monde; enfin, Yutilité pratique, en ce que l'Histoire ecclésiastique nous montre en action, depuis Notre-Seigneur Jésus-Christ, tout ce que nous devons croire, espérer et pratique]'. Il n'est point de vertu qui n'y brille avec éclat dans de parfaits modèles, et rien n'est plus propre à exciter notre confiance, que d'y voir Notre-Seigneur nous transmettre par son Église tout ce qu'il fit pour nous pendant sa vie mortelle.

PREMIÈRE ÉPOQUE

Depuis la naissance de Jésus-Christ jusqu'à la conversion de Constantin, de l'an 4004 du monde à Tan 312 après Jésus-Christ : durée, 312 ans.

I. — NAISSANCE DE JÉSUS- CHRIST. — SON ENFANCE ET SA VIE CACHÉE. — SA YIE PUBLIQUE. — SA PASSION ET SA RÉSURRECTION.

D. A quelle époque Notre - Seigneur Jésus -Christ vint-il au monde?

R. Il y avait quatre mille ans que le monde attendait le Messie promis à nos premiers parents et annonce par les prophètes, lorsque enfin arriva le jour heureux où le Seigneur, ayant tout préparé au Ciel et sur la terre, commença d'exécuter le grand ouvrage de la rédemption du genre humain.

L'an 4004 de la création, sous le règne d'Auguste, empereur romain , et d'Hérode, roi de Judée *, l'ange Gabriel est envoyé dans la ville de Nazareth à la Vierge Marie, la plus sainte des créatures, pour lui proposer la dignité sublime de Mère de Dieu. Marie accepte, et le 25 décembre, le Fils de Dieu fait homme pour nous vint au monde dans une étable, près de la petite ville de Bethléem. Il a pour premiers

1 Sur l'époque de la naissance et sur la vie de Jésus-Christ» voyez l'Histoire sainte, p. 111 et suiv.

adorateurs Marie, Joseph et les bergers, que lui amènent les anges; et il commence ainsi, dès sa naissance, à former cette société sainte et fidèle qu'il doit substituer au peuple juif, en remplaçant la loi de Moïse par une loi plus parfaite.

D. Quels sont les principaux traits de l'enfance et de la vie cachée de Notre-Seigneur?

R. Huit jours après sa naissance, Notre-Seigneur est circoncis, et reçoit le nom adorable de Jésus, c'est-à-dire Sauveur. Une étoile miraculeuse sert de guide aux Mages, prémices des Gentils, qui viennent de l'Orient reconnaître et adorer THomme-Dieu. Le quarantième Mur, Marie présente son divin Fils au temple de Jérusalem, et le saint vieillard Siméon a la joie de voir de ses yeux le Messie promis au monde. Cependant Hérode craint pour sa couronne : il a entendu parler de la naissance d'un nouveau roi, et les mages ne reviennent point lui dire qu'ils l'ont trouvé. Furieux, il ordonne le massacre de tous les enfants de Bethléem et des environs. Mais Joseph a déjà reçu l'ordre de s'enfuir en Egypte avec Jésus et Marie, et il y attend la mort du cruel persécuteur pour retourner à Nazareth en Galilée.

Jésus enfant reste soumis à ses parents dans la petite ville de Nazareth. Une seule fois, à l'âge de douze ans, il s'occupe en public de la mission que son Père lui a confiée. Ayant accompagné Marie et Joseph à Jérusalem pour célébrer la Pàque, il se sépare d'eux, et il n'est retrouvé qu'au bout de trois jours, assis dans le temple, au milieu des docteurs ravis d'admiration. Mais il revient à Nazareth pour y reprendre une vie pénible et obscure, partageant avec Joseph les travaux d'un simple artisan, et pratiquant d'abord toutes les vertus qu'il veut prêcher au monde.

D. Qu'est-ce que l'Évangile nous apprend de la vie publique de Notre-Seigneur Jésus-Christ?

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R. Notre-Sefgneur, âgé d'environ trente ans, quitte Nazareth pour se rendre sur les bords du Jourdain, où Jean -Baptiste, son précurseur, prêche le baptême de la rémission des péchés. Confondu dans la foule des pécheurs, le Sauveur veut recevoir ce baptême : le Ciel, au même instant, rend publiquement témoignage à sa divinité. Après une retraite et un jeûne de quarante jours dans le désert, il repousse la tentation du démon, et commence les travaux de sa vie publique. A la demande de Marie, sa mère, il change Peau en vin aux noces de Cana : ce premier miracle lui attache plusieurs disciples; il en choisit douze pour être ses Apôtres, en réservant à Pierre la dignité de chef de l'Église. C'est en leur compagnie qu'il parcourt les villes et les campagnes, prêchant aux peuples une doctrine infiniment sainte, et marquant tous ses pas par des bienfaits miraculeux. Il rend la vue aux aveugles, l'ouïe aux sourds, le mouvement aux paralytiques, la vie aux morts. Il apaise d'un mot les tempêtes; il chasse les démons, et deux fois il nourrit avec quelques pains plusieurs milliers de personnes.

Mais tant de bienfaits, 1ant de miracles, ne sont payés que d'ingratitude. Les prêtres juifs, les docteurs de la loi, les Pharisiens, dont l'hypocrisie est démasquée, se liguent contre le Sauveur du monde. Plus d'une fois ils essaient de le faire périr, mais leur fureur demeure impuissante tant que son heure n'est pas arrivée. A mesure que cette heure approche. Jésus prédit plus clairement à ses Apôtres ce qu'il aura bientôt à souffrir, et leur développe toutes les circonstances de sa Passion. Enfin, après trois ans et demi de prédication, la résurrection de Lazare, qu'il opère à la vue de ses ennemis, au lieu de les convertir, met le comble à leur animosité et leur fait résoudre la mort du Sauveur. Son entrée triomphale dans Jérusalem les confirme dans leur dessein criminel, et la

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trahison de Judas leur fournit le moyen de l'exécuter.

D. Quelles sont les principales circonstances de la Passion de Notre-Seigneur?

R. Le jeudi soir, veille de sa mort, Notre-Seigneur célèbre la Pàque avec ses Apôtres, et il institue le sacrement de l'Eucharistie; puis il se rend avec eux au jardin des Oliviers, où il essuie une longue et sanglante agonie. C'est là que Judas, disciple perfide et sacrilège, trahit par un baiser son divin Maître, et le livre aux Juifs. Jésus, qui est toujours le Dieu fort , les renverse tous d'une parole; mais, comme il est aussi un Dieu sauveur, et qu'il a résolu de mourir, il se remet entre les mains de ses ennemis.

Conduit d'abord chez Anne, puis chez le grand prêtre Caïphe, il est condamné à mort par le conseil des Juifs, renié trois fois par le prince des "Apôtres, et indignement outragô par des valets.

Le lendemain on le traduit, chargé de chaînes, devant Pilate, alors gouverneur de la Judée pour les Romains. On sollicite sa mort à grands cris. Aux calomnies, aux insultes, aux blasphèmes, Jésus ne répond que par le silence. Hérode le tourne en dérision, Pilate le fait battre de verges, il est couronné d'épines et maltraité par une vile et barbare soldatesque. Enfin, condamné à subir le supplice des esclaves, il monte au Calvaire, chargé du bois de ia Croix. On l'y attache, et c'est là que, livré à des douleurs indicibles, le Sauveur trouve encore la force de prier pour ses bourreaux , de convertir le bon larron , de donner à saint Jean Marie pour mère, et d'accomplir jusqu'au bout toutes les prophéties de l'Ancien Testament. Vers la troisième heure du soir, il expire, et, par sa mort volontaire, il triomphe de l'enfer et consomme la rédemption du genre humain.

D. Qu'arrive-t-il après la mort du Sauveur?

R. A la vue du plus grand des crimes, le soleil

s'obscurcit , la terre se couvre de ténèbres , les rochers se fendent, les tombeaux s'ouvrent, le voile du temple se déchire, tout dans la nature parait sensible à la mort de son Auteur. Les soldats eux-mêmes, frappés d'épouvante et pénétrés de douleur, se retirent en confessant la divinité de Celui qu'ils ont crucifié. Les Pharisiens seuls et les prêtres juifs s'endurcissent, et ne songent qu'à faire périr, s'il est possible, jusqu'au nom de Jésus -Christ. Mais que peuvent leurs efforts contre le Tout -Puissant? Après avoir délivré des limbes les justes de l'ancienne loi, il veut détruire à jamais l'empire de la mort; et le troisième jour, selon sa parole, il sort victorieux du tombeau.

II. — SAINT PIERRE, CHEF DE L'ÉGLISE. — DESCENTE DU SAINT-ESPRIT. PREMIÈRE PRÉDICATION

D. Que fait Notre-Seigneur après sa résurrection?

R. Notre-Seigneur s'empresse de se montrer à ses Apôtres et à tous ses disciples; il renouvelle ces apparitions pendant quarante jours pour les consoler, les instruire, et achever avec eux l'établissement de la société qu'il destine à perpétuer sur la terre le grand bienfait de la Rédemption. C'est saint Pierre qu'il a déjà choisi pour servir de fondement à son Église, et il lui a promis de lui donner les clefs du ciel , avec le pouvoir de confirmer ses frères dans la foi. L'Apôtre privilégié reçoit enfin la plénitude de l'autorité sur le bord du lac de Génésareth. Trois fois Notre-Seigneur lui demande s'il l'aime plus que les autres ; trois fois saint Pierre proteste de son amour pour son divin Maître, qui lui confie, à trois reprises, le soin de paître ses agneaux et ses brebis, c'est-

à-dire les simples fidèles et les pasteurs eux-mêmes. Quelques jours après, Jésus-Christ monte au ciel, laissant à ses «Apôtres la mission de porter l'Évangile dans tout l'univers et d'y propager son Église, dont il reste le chef invisible; mais saint Pierre en est dès lors le chef visible, et il exerce pour la première fois son autorité en proposant de choisir un successeur au traître Judas, avant la descente prochaine du Saint-Esprit.

D. Quel jour eut lieu la descente du Saint-Esprit?

R. Ce fut le jour de la Pentecôte, c'est-à-dire le cinquantième depuis la résurrection de Jésus-Christ, et le dixième depuis son ascension. Les Apôtres et les autres disciples, avec Marie, mère de Jésus, et les saintes femmes qui l'avaient suivi , étaient tous rassemblés dans le cénacle, où ils persévéraient dans la prière, lorsque vers la troisième heure du jour on entendit tout à coup comme le bruit d'un vent impétueux. En même temps on vit paraître des langues de feu qui allèrent se reposer sur la tête de tous ceux qui étaient dans le cénacle. Aussitôt ils furent remplis du Saint-Esprit; ils commencèrent à parler diverses langues, et à publier hautement les merveilles qui venaient de s'opérer en eux.

R. Quelle fut la première publication de l'Évangile?

R. Il y avait alors à Jérusalem un grand nombre, de Juifs qui s'y étaient rassemblés de tous les pays du monde pour la fête de la Pentecôte. Au bruit du prodige, ils accoururent pour s'en assurer par euxmêmes. Pierre, chef des Apôtres, prit de là occasion de leur prêcher l'Évangile et de leur faire connaître Jésus crucifié et ressuscité. Comme c'était l'Esprit- Saint qui parlait par sa bouche, son discours fut si efficace, que trois mille de ses auditeurs crurent en Jésus-Christ, et reçurent le baptême. Il y eut dès lors

un grand nombre d'autres conversions , car le don des miracles servait à confirmer la prédication de l'Évangile, et il suffisait d'apporter les malades sur le passage de saint Pierre, pour que son ombre opérât leur guérison.

III. — VIE DES PREMIERS CHRÉTIENS. — PERSÉCUTION: SAINT ETIENNE, PREMIER MARTYR. — CONVERSION DE SAINT PAUL.

D. Quelle était la vie des premiers chrétiens?

R. C'était une vie sainte et parfaite, selon le témoignage de l'Écriture. Toute la multitude des nouveaux fidèles n'avait qu'un cœur et qu'une âme; aucun d'eux ne s'appropriait rien de ce qu'il possédait, mais ils mettaient tout en commun. Il n'y avait point de pauvres parmi eux, parce que ceux qui avaient des terres et des maisons les vendaient et en apportaient le prix aux pieds des Apôtres, pour être distribué à chacun selon ses besoins. Ils étaient assidus à écouter la parole de Dieu; ils persévéraient dans la prière et dans la fraction du pain , c'est-à-dire dans la participation de la divine Eucharistie. D'intempérants, d'ambitieux, d'avares, de voluptueux qu'ils avaient été pour la plupart, tous étaient devenus, par le baptême, des hommes nouveaux, des hommes doux et humbles de cœur, des hommes chastes et mortifiés, des hommes détachés des biens de la terre et prêts à tout perdre et à tout souffrir pour l'amour de Jésus- Christ.

D. Les Apôtres éprouvèrent-ils quelques contradictions de la part des Juifs ?

R. Ils en éprouvèrent de grandes. Les princes des prêtres, peu touchés de l'éclat de leurs miracles, de

l'innocence de leur vie et de la sainteté de leur doctrine, les firent mettre en prison et battre de verges. Mais les Apôtres répondaient : Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes; et pleins de joie d'avoir été jugés dignes de souffrir pour le nom de Jésus-Christ, ils semblaient prendre de nouvelles forces, et s'animer d'un nouveau zèle à la vue des obstacles que l'enfer opposait aux progrès de l'Évangile.

Ce fut alors que les Juifs lapidèrent saint Etienne, l'un des sept diacres établis par les Apôtres, et qui, le premier de tous les fidèles, eut l'honneur de donner sa vie pour Jésus -Christ. Quelque temps après, l'Apôtre saint Jacques, frère de saint Jean l'Évangéliste, fut décapité par ordre d'Hérode Agrippa. Saint Pierre aurait subi le même sort , si un ange ne l'eût tiré de prison, la nuit même qui précéda le jour destiné à son supplice 1.

D. Par quel prodige saint Paul fut-il changé de persécuteur en Apôtre ?

R. Saint Paul, connu avant sa conversion sous le nom de Saul, avait contribué à la mort de saint Etienne. Animé d'un faux zèle pour la loi de Moïse, il continuait de ravager l'Eglise de Dieu, et traî-

1 Hérode Agrippa est le premier prince qui ait persécuté l'Église. L'Écriture sainte nous apprend que, par un juste châtiment de Dieu, il mourut, comme son grand-père, dévoré par les vers. (Voy. Histoire sainte, p. 119.) Son oncle, Hérode Antipas, le meurtrier de saint Jean -Baptiste, qui avait tourné en dérision Notre- Seigneur Jésus-Christ , fut exilé à Lyon , d'où il s'enfuit en Espagne avec Hérodiade, et tous deux y firent une fin misérable. Un historien grec rapporte que Salomé la danseuse , ayant voulu traverser une rivière , y périt dans d'horribles souffrances. Le grand prêtre Caïphe, pour avoir été dépouillé de sa charge, se donna la mort. Pilate, exilé à Tienne en Gaule, termina également sa vie par un suicide. Lactance , témoin du triomphe de l'Église à l'avènement de Constantin le Grand , put écrire un long ouvrage sur les Tourments des persécuteurs dans les trois premiers siècles de l'ère chrétienne.

nait en prison tout ce qu'il pouvait découvrir de fidèles.

Un jour qu'il allait à Damas , ne respirant contre eux que menaces et carnage , il fut tout à coup environné d'une lumière plus éclatante que le soleil, et entendit une voix qui lui dit: « Saul, Saul, pourquoi me faites-vous la guerre? Je suis Jésus de Nazareth; en persécutant mes disciples, c'est moi-même que vous persécutez. » Saul, terrassé par ce peu de paroles , s'écria d'une voix tremblante : « Seigneur, que voulez-vous que je fasse? — Levez-vous, reprit la voix, entrez dans la ville; là on vous apprendra ce que vous avez à faire. » Saul, que l'épouvante avait renversé, se releva; mais, comme il était devenu aveugle, ses compagnons le conduisirent par la main jusqu'à Damas , où , ayant recouvré miraculeusement la vue, il reçut le baptême et commença à prêcher l'Évangile.

Ceux qui savaient quelle fureur il avait montrée contre les fidèles avaient peine à concevoir ce changement subit. Mais Saul, peu inquiet de ce qu'on pouvait dire ou penser de sa conversion, se fortifiait dans la foi ; il confondait les Juifs , en leur prouvant par l'Écriture , et plus encore par ses miracles , que Jésus était véritablement le Messie prédit par les prophètes, et envoyé de Dieu pour être le Sauveur des hommes.

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