‹ Histoire ecclésiastique A. M. D. GChapitre 20 sur 56 · V. — LE SCHISME D'ORIENT. — PHOTIUS. MICHEL CÉRULAlRE · texte numérisé non relu

V. — LE SCHISME D'ORIENT. — PHOTIUS. MICHEL CÉRULAlRE

D. Quelle fut la cause du schisme d'Orient?

R. Ce fut l'envie et l'ambition des patriarches de Constantinople. Depuis longtemps ces évêques voyaieDt avec une secrète jalousie la primauté du Siège de Rome, et sa vigilance à maintenir l'autorité que lui avait conférée Jésus-Christ sur toutes les Églises du monde chrétien. Au ixe siècle, Photius fut le premier à donner l'exemple de la rébellion. C'était un laïque rempli de science et de talents, mais fourbe et ambitieux. Appuyé par l'oncle de l'empereur d'Orient, homme également impie et débauché, il parvint à chasser de son siège saint Ignace, patriarche de Constantinople, qu'on redoutait à cause de son zèle contre l'iniquité, et il usurpa sa place au mépris de toutes les règles de l'Église. Son premier soin fut d'écrire au pape Nicolas Ier, sous prétexte de lui faire part de son élévation, mais en réalité pour le prévenir en sa faveur. A l'entendre, c'était bien malgré lui qu'on l'avait

HISTOIRE ECCLÉSASTIQUE f\

ehoisi pour cette place importante : il n'avait cédé qu'à la violence, et en versant des larmes. Il ajoutait qu'Ignace avait donné de lui-même sa démission, et qu'il s'était retiré de plein gré dans un monastère.

Cette lettre n'était qu'un tissu de mensonges. Saint Ignace avait constamment refusé de se prêter à ces injustices, et on l'avait d'abord "envoyé en exil, puis jeté dans une prison infecte , où il subissait les traitements les plus indignes. Il trouva cependant moyen d'informer le Souverain Pontife de tout ce qui s'était passé à Constantinople. Alors le Pape écrivit des lettres où il rétablissait Ignace, et condamnait l'intrusion de Photius. Mais celui-ci supprima les lettres du Pape, et en substitua d'autres où il lui faisait dire tout le contraire. Ce fut ainsi qu'à force d'artifices et de fourberies , cet ambitieux scélérat se maintint pour lors dans son usurpation (861).

D. Quels succès eurent les intrigues de Photius?

R. Quelques années après l'intrusion de Photius , l'empereur Basile étant monté sur le trône, les choses changèrent de face. L'usurpateur fut chassé du palais patriarcal, et enfermé dans un monastère. Saint Ignace, patriarche légitime , rentra solennellement dans son Église, et engagea le Pape à convoquer un concile général. Ce concile fut le huitième, et se tint à Constantinople. Le Pape y présidait par ses légats. Photius fut cité à comparaître; mais il fallut l'amener malgré lui. Cet hypocrite joua le personnage du juste opprimé. A la plupart des questions qu'on lui fit, il garda le silence; et lorsqu'il fut obligé de parler, il emprunta dans ses réponses les mêmes paroles que Jésus-Christ avait prononcées devant ses juges au temps de sa Passion. Il fut renvoyé avec indignation. Le concile l'excommunia, lui et ses adhérents (869). Le Pape confirma les décrets du concile, et l'Église grecque recouvra sa tranquillité. Mais il resta dans plusieurs

de ses membres le germe funeste de la division qui devait un jour la séparer de l'Église latine.

D. Quand fut consommé le schisme des Grecs?

R. Ce fut au milieu du xie siècle, que Michel Cérulaire, fourbe et ambitieux comme Photius, et encore plus hardi, rompit ouvertement avec l'Église romaine, et se sépara de l'unité, dont elle est le centre. Pour justifier cette rupture scandaleuse, il renouvela les reproches frivoles que Photius avait déjà faits aux Latins : par exemple, de se couper la barbe, de jeûner le samedi et de ne pas chanter Valkluia pendant le Carême, et de consacrer la sainte Eucharistie avec des pains azymes ou sans levain. En conséquence, il prit le titre de patriarche œcuménique, et défendit de communiquer avec le Pape ; il fit fermer les églises que les Latins avaient à Constantinople , et poussa le fanatisme jusqu'à rebaptiser ceux qui avaient reçu le baptême dans l'Église latine (1053).

Par des lettres pleines de mensonges, il s'efforça de soustraire à l'obéissance due au chef de l'Église les trois patriarches de Jérusalem, d'Alexandrie et d'Antioche, et les autres évêques d'Orient. Ses impostures réussirent auprès de plusieurs d'entre eux ; mais le schisme n'était point encore général. Ce fut seulement à l'époque de la quatrième croisade que les Grecs, par haine des Latins, rompirent les derniers liens de l'unité, et ils entraînèrent avec eux les Russes et la plupart des chrétiens d'Orient.

VI. — HÉRÉSIE DE BÉRENGER. — QUERELLE DES INVES- TITURES : SAINT GRÉGOIRE VII ET HENRI IV.

D. De quelle nouvelle hérésie l'Église fut-elle attaquée dans le xie siècle?

R. Bérenger, archidiacre d'Angers, voulant se dis-

tinguer et acquérir de la célébrité , osa attaquer un mystère que dix siècles consécutifs avaient respecté : il enseigna que le corps et le sang de Jésus-Christ ne sont pas contenus réellement dans l'Eucharistie. Aussitôt il s'éleva une réclamation générale, un cri d'indignation contre cette nouveauté impie, et l'on écrivit de toutes parts pour défendre l'ancienne croyance de l'Église. Un concile fut assemblé à Rome (1078). Bérenger y comparut et n'osa y soutenir son erreur; il se rétracta et jeta lui-même au feu les livres qu'il avait écrits contre la sainte Eucharistie. Cette hérésie, anathématisée par l'auteur même, fut anéantie pour lors , et ne reparut qu'après plusieurs siècles , lorsque les calvinistes la renouvelèrent.

D. Quelle fut la lutte la plus importante que l'Église eut à soutenir dans la dernière moitié du xr3 siècle? R. Ce fut la lutte contre les prétentions des empereurs d'Allemagne. Un puissant monarque, Othon le Grand, avait reçu à Rome la couronne impériale, et rétabli, au profit de l'Allemagne, l'ancien empire d'Occident, sous le nom de Saint-Empire romain germanique (962). Jl avait confirmé les donations faites au Saint-Siège par Pépin et Charlemagne ; mais le nouvel empereur et ses successeurs, au lieu d'être, comme Charlemagne, les défenseurs de l'Église, prétendirent l'opprimer, en se réservant la nomination du Pape et le droit de disposer à leur gré des évêchés et des abbayes. En qualité de souverains temporels, il leur était permis d'accorder Yinvestiture ou mise en possession des biens attachés aux dignités ecclésiastiques; mais ils n'avaient point charge d'âmes, et ils empiétèrent sur le domaine de l'Église, en allant jusqu'à donner aux évoques et aux abbés Vinvestiture par la crosse et l'anneau, symboles de la juridiction spirituelle, que l'Église seule a reçue de Jésus-Christ, et qu'elle seule a le pouvoir de transmettre. De cette

monstrueuse usurpation résultaient les plus graves abus : les empereurs vendaient les prélatures au plus offrant, sans nul souci des qualités requises pour le saint ministère, et on ne voyait partout que simonie ou trafic des choses saintes. Au scandale de la simonie se joignait le scandale des mœurs, et l'Église courait risque de faillir à sa mission, si Dieu , qui lui a fait des promesses éternelles, ne lui avait suscité un ministre capable de lui rendre la vigueur de sa discipline avec sa liberté.

D. Quel ministre Dieu choisit-il pour délivrer l'Église?

R. Dieu choisit le pape saint Grégoire VII. C'était le fils d'un charpentier, qui fut d'abord moine, et connu sous le nom de Hildebrand. Son génie extraordinaire, sa science et ses vertus relevèrent à la dignité de cardinal. Grâce à son influence, un concile tenu à Rome réserva au collège des cardinaux l'élection du Pape (1059'. Quelques années après, nommé Pape d'une voix unanime, saint Grégoire VII n'eut rien tant à cœur que la réforme du clergé , et il excommunia tous les membres coupables de simonie ou de mœurs scandaleuses. Pour rendre l'Église indépendante dans le choix de ses ministres, il défendit, sous peine d'anathème, à tous les princes de donner, et à tous les ecclésiastiques de recevoir de leurs mains l'investiture par la crosse et l'anneau. Henri IV, empereur d'Allemagne, se trouvait sous le coup de l'anathème pontifical : car il avait toujours fait l'abus le plus criant des investitures. Sommé de justifier sa conduite, il poussa l'audace jusqu'à faire déposer le Pape dans un conciliabule, et jusqu'à l'en informer par une lettre injurieuse, adressée « à Hildebrand, non point Pape, mais faux moine ». Ce fut alors que le Souverain Pontife , usant d'un droit reconnu dans toute la chrétienté, fulmina contre l'Empereur une excommunica-

tion solennelle, et délia ses sujets du serment de fidélité.

D. Quel fut Peffet de la sentence pontificale?

R. Cette sentence produisit un effet terrible. Toute l'Allemagne s'agita; les seigneurs menacèrent l'Empereur de le déposer s'il n'obtenait son absolution dans l'année, et il vint la solliciter en costume de pénitent , au château de Canossa en Italie (1077). Mais, violant bientôt ses promesses , il réunit des troupes et nomma un antipape; les seigneurs nommèrent un autre empereur, et la guerre éclata. Victorieux en Allemagne, Henri IV passa en Italie, mais cette fois la menace à la bouche et le fer à la main. Contre un vieillard désarmé , le triomphe de la force était facile : assiégé dans le château Saint -Ange, le Pape ne fut délivré qu'au bout de trois ans par les Normands français qui venaient de conquérir le sud de l'Italie. La ville de Salerne lui offrit asile, et il y mourut, en disant : J'ai aimé la justice et haï l'iniquité : voilà pourquoi je meurs en exil (1085).

D. Qu'arriva - 1 - il après la mort de saint Grégoire VII?

R. Saint Grégoire VII eut des successeurs dignes de lui, qui poursuivirent son œuvre et en assurèrent le succès.. Henri IV fut abandonné de ses troupes, déposé par les seigneurs allemands, et dépouillé par son propre fils des insignes de la dignité impériale. Manquant de tout, il se vit réduit à vendre jusqu'à sa chaussure pour avoir du pain , et après avoir sollicité en vain une place de sous- chantre dans l'église de Spire, il se retira à Liège, où il mourut de misère et de chagrin. Son successeur craignit d'éprouver le même sort : il renonça à l'investiture par la crosse et l'anneau , et ne conserva que le droit légitime de donner l'investiture des biens ecclésiastiques parle sceptre, symbole de la souveraineté temporelle.

CINQUIÈME ÉPOQUE

Depuis la prédication de la première croisade jusqu'à la mort du pape Boniface VIII, de Tan 1095 à l'an 1303 : durée, 208 ans.

I. — PIERRE L'ERMITE. — URBAIN II. — PREMIÈRE CROISADE. — GODEFROI DE BOUILLON.

D. Quelle fut l'origine des Croisades?

R. Dans le cours du xie siècle, la foi des Chrétiens avait pris une nouvelle ardeur, et de nombreux pèlerins visitaient les lieux consacrés par la vie et la mort de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Le récit des persécutions qu'ils y enduraient avait déjà inspiré la pensée d'entreprendre contre les Musulmans des expéditions à la fois religieuses et militaires , et le signal en avait été donné par deux papes , Sylvestre II et saint Grégoire VIL Mais, pour mettre en œuvre ce grand dessein , Dieu avait voulu choisir un pauvre pèlerin , qui n'avait d'autre autorité que son éloquence et sa vertu. Un prêtre du diocèse d'Amiens , nommé Pierre l'Ermite, étant arrivé à Jérusalem, fut vivement affligé d'y voir les lieux saints profanés et les Chrétiens indignement outragés par les infidèles. Le pape Urbain II, à qui il fit une peinture touchante de l'état déplorable de la Terre-Sainte, prit de concert avec lui la résolution de travailler à sa délivrance. Il convoqua un concile à Clermont en Auvergne, et y prononça un discours si

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pathétique, que les assistants, fondant en larmes, s'écrièrent tout d'une voix : Dieu le veut ! Dieu le veut ! La plupart s'engagèrent à marcher au secours de la Terre-Sainte, et prirent pour marque de leur engagement une croix d'étoffe rouge, attachée à l'épaule droite; ce qui leur fit donner le nom de Croisés 1095 .

D. Quel fut le succès de la première croisade?

R. L'armée régulière des croisés, s'étant mise en marche vers Constantinople , pénétra dans l'Asie Mineure, où elle prit Nicée et battit une première fois les Musulmans. La ville d'Antioche tomba en son pouvoir, et une seconde victoire lui ouvrit l'entrée de la Palestine. Lorsqu'on arriva sur les collines d'Emmaiis, et qu'on aperçut la ville sainte éclairée par les rayons du soleil levant, tous se prosternèrent le front dans la poussière, baisant le sol avec respect; puis on s'avança avec enthousiasme, au cri de : Dieu le veut! Les infidèles n'avaient rien négligé pour mettre la ville en état de défense ; mais les croisés firent des prodiges de valeur, et, après cinq semaines de combats, ils l'emportèrent, un vendredi à trois heures du soir (15 juillet 1099).

D. Que firent les croisés , une fois maîtres de Jérusalem ?

R. Dès que la victoire fut assurée et la tranquillité rétablie, ils quittèrent leurs armes et leurs habits ensanglantés ; ils allèrent nu-pieds , en pleurant et en se frappant la poitrine , visiter tous les lieux consacrés par les souffrances du Sauveur. Huit jours après, les chefs de l'armée s'assemblèrent pour élire un roi capable de conserver celte précieuse conquête. Le choix tomba sur Godefroi de Bouillon, duc de Lorraine, le plus vaillant et le plus vertueux capitaine de toute l'armée. Il fut proclamé roi dans l'église du Saint-Sépulcre. Comme on lui présentait une couronne d'or, le pieux héros la refusa : « A Dieu ne plaise, dit-il, que

« je porte une telle couronne dans un lieu où le Roi « des rois n'a été couronné que d'épines ! »

II. — ORDRES MILITAIRES. — LES HOSPITALIERS, LES TEMPLIERS ET LES CHEVALIERS TECTONIQUES.

D. Les croisades ne donnèrent -elles pas naissance aux ordres militaires?

R. Oui, les croisades donnèrent lieu à rétablissement de trois ordres tout à la fois religieux et militaires. L'ordre le plus ancien et le plus illustre est celui des Hospitaliers de Saint-Jean, qui a subsisté jusque dans notre siècle sous le nom de chevaliers de Malte. La première maison de cet ordre n'était d'abord qu'un hôpital bâti à Jérusalem , pour recevoir les pèlerins qui venaient visiter les saints lieux et pour y prendre soin des malades. Lorsque les croisés furent maîtres de la ville, plusieurs des principaux d'entre eux , édifiés de la charité qu'on y exerçait envers les malheureux, se dévouèrent eux-mêmes à cette bonne œuvre; mais ils ne se bornèrent plus, comme on avait fait jusqu'alors, aux exercices paisibles de la charité ; ils prirent les armes contre les ennemis de la Religion. Fiers et terribles à l'égard des infidèles, ils étaient, dans l'intérieur de l'hôpital, d'humbles serviteurs des pèlerins et des malales 1 100 . Ce nouvel ordre se multiplia considérablement. Après la chute du royaume de Jérusalem, les chevaliers s'établirent dans l'ile de Rhodes, puis dans celle de Malte : ils furent dans ces deux îles comme le boulevard de la Chrétienté, et y soutinrent des sièges à jamais mémorables contre les Turcs. Ces ennemis du nom chrétien menaçaient d'envahir l'Europe entière; et peut -être y auraient -ils réussi, si Jésus-Christ, toujours attentif à la conserva-

tion de son Église, ne leur eût opposé à Malte une barrière qu'ils ne purent forcer.

Les deux autres ordres militaires furent l'ordre des Templiers, fondé peu après la première croisade, et qui fixa d'abord sa résidence près des ruines du temple de Salomon (1418); et l'ordre des chevaliers Teutoniques, qui fut fondé à Saint -Jean -d'Acre, pendant la troisième croisade , par des chevaliers allemands ou teutons (1190).

III. — ORDRES DE PRÉMONTRÉ ET DE CITEAUX. — SAINT BERNARD, ABBÉ DE CLAIRVAUX.

D. L'Église vit-elle s'élever dans le xne siècle d'autres ordres religieux?

R. Elle en vit plusieurs, dont les principaux furent, en France, l'ordre des Prémoutrés, fondé près de Laon, par saint Norbert, depuis archevêque de Magdebourg ; et l'ordre de Cîteaux, ainsi nommé de la forêt de Cîteaux en Bourgogne. C'était un désert affreux, qui n'était habité que par les bêtes sauvages. Mais quelques hommes pieux , s'y étant réunis pour pratiquer la règle de Saint-Benoît dans toute sa rigueur, firent de ce désert un séjour de saints, occupés jour et nuit à chanter les louanges du Seigneur.

D. Quel fut le personnage le plus illustre -du xiie siècle?

R. Ce fut saint Bernard. Né d'une famille noble et riche, il réunissait dans sa personne les grâces extérieures du corps et les plus rares qualités de l'esprit. Rien ne lui manquait de ce qui pouvait lui rendre le monde aimable. Mais , jeune encore, il sut tout sacrifier à Dieu. Suivi de ses frères et de plusieurs autres jeunes gens qu'il avait gagnés, il entra dans le nouvel ordre de Cîteaux.

Son exemple y attira un si grand nombre de religieux, qu'on se trouva obligé de fonder plusieurs abbayes, entre autres celle de Clairvaux en Champagne (1115). Saint Bernard en fut établi abbé; et, sous un tel chef, cette seconde maison ne le céda à la première ni en régularité ni en ferveur. On ne connaissait à Clairvaux que la prière et le travail des mains. Quoique la communauté fût nombreuse, le silence de la nuit y régnait pendant le jour. Ce silence inspirait un tel respect aux séculiers, qu'ils n'osaient eux-mêmes tenir aucun discours profane en ce saint lieu. On y voyait des hommes qui, après avoir été riches et honorés dans le monde, s'étaient faits pauvres pour l'amour de Jésus-Christ, et qui souffraient avec joie la fatigue du travail et les humiliations de la pénitence.

Saint Bernard ne cherchait qu'à s'ensevelir dans la retraite; mais la réputation que lui donnaient sa sainteté, ses miracles et ses lumières, troubla souvent sa solitude. On avait recours à lui de toutes les provinces. Il était tout à la fois le refuge des malheureux , le défenseur des opprimés , le fléau des hérétiques , le conseil des évêques et des Souverains Pontifes, en un mot, la lumière, la consolation et le soutien de l'Église.

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