‹ Histoire ecclésiastique du diocèse de Coutances (volume 3)Chapitre 60 sur 66 · DE LA FAMILLE DE BÉON DU MASSAS · texte numérisé non relu

DE LA FAMILLE DE BÉON DU MASSAS

La famille de Béon1 tire son origine des premiers souverains de Béarn ; aussi en porte-t-elle les armes qui sont d'or à deux vaches passantes de gueules cor-

1 Toustain de Billy a commis beaucoup d'erreurs dans cette généalogie des Béon du Masses. Je me suis borné à corriger dans le texte quelques noms propres altérés par Toustain ou par ses copistes, et je donne ici la généalogie rectifiée d'après les renseignements qui m'ont été fournis par M. de Cassalade du Pont, curé de Saint-Pierre d'Auch, secrétaire des Archives historiques de Gascogne, et par le Nobiliaire de Guyenne et de Gascogne, de M. J. Bourrousse de Laffore, in-4°, Paris, Dumoulin, qui contient, t. III, p. 265-337, un travail sur la maison de Béon, rédigé d'après des titres originaux.

Pierre (H) de Béon, vicomte de Sère, fut père d'Arnaud-Guillaume» et peut-être de Bernard-Guillaume, mentionné dans un titre de 1424, et de Guillaume-Arnaud, baron de Miglos, qui épousa Marguerite de Foix-Rabat.

Arnaud-Guillaume de Béon, vicomte de Sère, marié avant le 8 janvier 1422, à D11* Constance de Montault, fille du baron de Beinac en Bigorre. Il teste, en 1428, appelle son père Pierre et institue pour héritier Pierre, son fils aîné.

Pierre (III) de Béon, vicomte de Sère, épousa Guiste deDevèse, fille du seigneur de Devèze en Magnoac. (Le Gallia christiana la dit femme d'Arnaud-Guillaume de Béon, vicomte de Sère). Il en eut deux fils : Bernard de Béon, qui continue la descendance des vicomtes de Sère, et Pierre (IV), auteur des seigneurs du Masses, etc.

Pierre (IV) de Béon, seigneur du Masses en Astarac, a de Jeanne de Chelles, fille de Gaillardet de Chelles :

Bernard de Béon, seigneur du Masses, marié en 1513, à Antonie de

nées d'azur1. Le premier que je connais de cette famille est Pierre de Béon, seigneur de Cerefracte1 au comté d'Astarac, diocèse d'Auch, lequel vivait eil 1304 et fut père de Bernard de Béon, chevalier, seigneur desdits lieux de Cerefracte, du Masses et autres audit comté d'Astarac, diocèse d'Auch. [Il] vivait en 1360 et fut père d'Arnauld-Guilhème de Béon, chevalier, seigneur desdits lieux et de Miglos, lequel vivait en 1392 et auquel par acte que Ton a, daté du 4e juin audit an 1392, Jean, comte de Foix, son cousin, ainsi qu'il est nommé audit acte, lui permit de faire construire un pont sur la rivière de TAriège. Il épousa demoiselle Marie deLagoursan, de la maison de Bellegarde, qui porte d'azur à la cloche d'argent au battant et cercles de sable, et fut père de... Arnauld de Béon*, deuxième du nom, seigneur et comte de Cerefracte. Il épousa Gavotte de Devèze, dont il eut deux fils, tous deux du nom de Pierre. Il testa en 1428 et institua son principal héritier Pierre de Béon, son aîné. Il fut seigneur, vicomte de Cerefracte.

Devèze, fille de Bertrand, seigneur de Saint-Bris ou Saint-Pris en Magnoac, dont il a deux fils, Aimeric et Jean, et deux filles.

Aimeric de Béon, seigneur du Masses, épouse le 16 novembre 1540 Marguerite de Casteibajac, fille d'Arnaud de Gastelbajac et de Marguerite d'Isalguier. 11 en a deux fils : Jean-Pierre, marié à Marguerite de Faudoas, et

Bertrand de Béon du Masses, seigneur d'Esclassan en Astarac, baron de Bouteville, marié en premières noces, 1672, à Gabrielle de Marrast, dame d'Esclassan, et en secondes noces à Louise de Luxembourg.

* La Chesnaye-Desbois décrit ainsi ces armes : « d'or, à deux vaches passantes de gueules, accornées, accolées, clarinées et onglées d'azur ».

* Sella-Fracta ou Cella-Fracta (Sère). Nos mss. écrivent Cerefracte et Cerefraite.

* Ms. M : Bernard de Béon.

La postérité de cet aîné a été distinguée par ce nom de Béoa de Cerefracte.

Il s'agit ici de la postérité du cadet qui fut Pierre de Béon, fils dudit Ârnauld-Guilhème de Béon et de Gavotte de Devèze1; [il] eut pour son partage la seigneurie du Masses et sa postérité a été distinguée par ce nom. Il fut chevalier, et le 7° de juillet 1472, il épousa Jeanne de Ghelles, fille de Gaillard de Chelles, chevalier, seigneur du lieu, qui portait d'azur à la croix ancrée d'argent. Il eut deux fils : le cadet fut chevalier de Rhodes, l'aîné fut Bernard de Béon, chevalier, seigneur du Masses, conseiller, chambellan du roi de Navarre, lequel le 13° juillet 1513 épousa Antoinette de Devèze, de la même famille que sa grand' mère, sœur de Bernard, seigneur de Saint-Bris en Magnoac, de laquelle il eut quatre fils : le premier, Jean qui eut postérité, le second Bernard, le troisième Georges, le quatrième Àymeric qui fut l'aîné et de la postérité duquel il s'agit.

Aymeric de Béon, seigneur du Masses, chevalier de l'ordre du roi, capitaine de cinquante hommes d'armes, qui épousa le 1 0° novembre 1 540, Marguerite de Castelbajac, fille d'Arnauld, seigneur de Bernet, qui portait d'azur à la croix alaisée d'argent, et de Marguerite Ysalguier. Il en eut quatre enfants : Pierre qui épousa Marguerite de Faudoas, fille d'Olivier et de Marguerite de Sérillac; il a laissé postérité; Bernard, dont nous allons parler; Marie, qui fut conjointe par mariage à

4 Ms. M : qui fut Pierre de Béon, second fils dudit Bernard-Guilhème de Béon et de Gavote de Vère.

Carbon de Sariac, et le quatrième est Phi liber te, mariée à Jean de Béon, vicomte de Gerefracte.

Bernard de Béon du Masses, troisième du nom, chevalier, seigneur et baron de Bouteville, Cornet on, Esc lassa n, etc. , est partout qualifié de conseiller du roi en ses conseils d'Etat et privé, lieutenant général pour Sa Majesté des gouvernements et provinces de Saintonge, Ângoumois, pays d'Aunis, haut et bas Limousin. Il fut marié deux fois : la première à. Gabrielle de Marrast qui le rendit père de trois enfants : Jean, mort sans postérité, Jeanne, mariée à Jean-Louis de Rochechouart l, la troisième, Marguerite, qui épousa Jean Frich de Magnault, seigneur de Monta gu. En secondes noces, notre Bernard de Béon du Masses épousa Louise de Luxembourg qui le rendit père de Charles de Béon du Masses et de cette noble dame qui nous donne occasion de ceci, Louise de Béon du Masses, mère de notre évêque.

DE LOUISE DE LUXEMBOURG, GRAND 'mÈKE DE NOTRE PRÉLAT* CHARLES-FRANÇOIS DE LOMÉNIE DE BRIENNE

Cette noble dame Louise de Luxembourg, aïeule de notre évêque et de laquelle les seigneurs de Loménie ont hérité en partie et spécialement du comté de Brienne dont ils portent maintenant le surnom, était sans contestation d'une des plus nobles et des plus illustres

* Jean-Louis de Rochechouart, seigneur de Clermont, d'Ysalguier, etc., fils de Jacques de Rochechouart, barou de Barbazao, Faudoas, etc., et de Marie Ysalguier, veuve de Sébastien de Béon, vicomte de Sère.

familles du monde. Elle lui a donné cinq empereurs, trois rois de Bohème, six reines, une infinité de princes et princesses, sans parler des autres grandes dignités du monde, maréchaux et connétables de France, gouverneurs de provinces, généraux d'armées, et, sans faire mention des grandeurs ecclésiastiques que j'ignore ou qui ne me reviennent pas à la mémoire, j'y connais un patriarche, deux cardinaux et sept évèques. Je ne prétends pas en faire ici l'histoire. On pourra la voir dans Vignier1 et dans beaucoup qui en ont écrit, et même en abrégé dans More ri. Je souhaite seulement que Ton remarque qu'il y a sur la rivière d'Aube, non loin de la ville de Troyes, une ville nommée Brienne1, qui est un des sept anciens châteaux palatinats de Champagne. Cette ville a eu, dans les x°, xi\ xu6 et xuie siècles, une famille qui portait son nom de Brienne, des plus nobles et des plus distinguées de l'univers. Un seigneur de cette famille, nommé Jean de Brienne, troisième fils d'Erard, [deuxième] du nom, comte de Brienne et palatin de Champagne, fut roi de Jérusalem et empereur de Constantinople. Son frère, nommé Gaultier de Brienne, fut roi de Sicile et duc de la Pouille. Celui-ci eut postérité; un de ses descendants nommé Gaultier, cinquième du nom, comte de Brienne et de Liches, duc d'Athènes, laissa deux enfants : 1° Gaultier VI, [qui] fut connétable de France et mourut sans postérité ; 2° Isabeau de Brienne, du-

1 Nicolas Vignier, né en 1530, mort en 1596, historiographe de France, a composé entre autres ouvrages une Histoire de la maison de Luxembourg*

1 Départ, de l'Aube, arr. de Bar-sur-Aube.

chesse d'Athènes; elle épousa Gaultier d'Anguyen1, quatrième du nom, et le rendit père de Louis, lequel, ayant épousé Jeanne de Saint-Séverin, fut père de Marguerite d'Anguyen. Cette Marguerite ayant épousé Jean de Luxembourg, fils de Guy, comte de Ligni, de Saint-Paul, elle lui porta le comté de Brienne et fit qu'on distingua sa postérité par l'addition du terme de Brienne à celui de Luxembourg. Le bienheureux Pierre de Luxembourg, cardinal ' , était frère de ce Jean, et Louis, aussi cardinal de Luxembourg, archevêque de Rouen \ était son fils. Le surplus de cette postérité serait trop long et trop ennuyeux. Je dirai seulement que d'Antoine de Luxembourg, deuxième du nom, fils de Charles, comte de Brienne et de Ligni, Roussi, etc., et de Marguerite de Savoie, son épouse, fille de René, comte de Villars et de Tende, sortirent deux fils, Jean dont nous parlerons en l'article suivant, et François, aïeul de Charlotte de Luxembourg, mariée à Charles- Henri de Clermont*, dont sortit Madeleine de Clermont, laquelle épousant Henri de Montmorency, maréchal de France, connu sous le nom de duc de Luxem-

1 Nous conservons l'orthographe ancienne de ce nom qu'on écrit maintenant Engbien.

* Né en 1369, évoque de Metz en 4384, cardinal en 1386, mort en 4387, à Tâge de 18 ans.

» Louis de Luxembourg, chanoine de l'église de Rouen, devint évoque de Thérouanne en 1414. 11 fut, à cette époque de la guerre de Cent ans, un des plus fermes champions des Anglais dans la province de Normandie. Chancelier du roi Henri VI, il fut, par l'influence de ce prince, nommé archevêque de Rouen en 1436. Il reçut le chapeau de cardinal en 14S9. Prévoyant la reprise de la Normandie par les Français, il s'était fait donner l'évôcbé d'Ely en Angleterre, et mourut en ce pays, le 18 septembre 1443.

* De Ci erm ont-Tonnerre.

bourg1, lui porta une partie des biens de la maison de Luxembourg.

Jean de Luxembourg, comte de Brienne et de Ligni, chevalier de Tordre du roi, capitaine de cinquante hommes d'armes, épousa Guillemette de la Marck, fille de Robert, quatrième du nom, duc de Bouillon, maréchal de France, et de Françoise de Brézé. Elle le rendit père de Charles, mort en 1608, sans enfants; de Diane, mariée au comte de Carmans f , et de cette dame dont nous cherchons l'origine, qui fut Louise de Luxembourg. Elle fut mariée deux fois : elle épousa en premières noces Georges d'Amboise, baron de Casaubon, fils de Louis, comte d'Aubijoux; elle épousa en deuxièmes noces messire Bernard, comte de Béon du Masses, dont nous avons parlé.

DE LA POSTÉRITÉ DE MESSIRE HENRI-AUGUSTE DE LOMÉKIB ET DE LOUISE DE BÉON DU MASSÉS

Nous ayons vu et lu l'article du traité de mariage par lequel « haute et puissante dame Louise de Luxembourg, « veuve de haut et puissant seigneur messire Bernard « de Béon du Masses, en son vivant chevalier de « Bouteville, etc., en présence, [et] par l'avis et con- « sentement du roi notre souverain seigneur, de la « reine son épouse, de la reine sa mère, de madame

i L'illustre vainqueur de Fleuras, de Steinkerke et de Nerwinde, fils posthume du comte de Bouteville qui fut décapité en 1627, pour s'être battu en duel au mépris des édits de Richelieu.

* Louis de Plusquelec, comte de Kaêrman en Bretagne.

« Henriette sa sœur, d'illustres princesses , mesdames « Louise de Lorraine \ princesse de Conti, Anne de « M on ta fié, comtesse de Soissons', de très haut et « puissant prince monseigneur de Bourbon, comte de a Soissons ', de M* Antoine de Loménie, etc., père de « Henri, de messire Charles de Loménie, chevalier, <( seigneur de Faye, conseiller du roi en ses conseils « d'Etat et privé, grand-maître des ordres et cérémo- « nies de Sa Majesté, cousin-germain dudit de la Ville- « aux-Clercs, de messire Juste de Luxembourg, de « Pontal, duc de Piney, comte de Ligny, oncle de la <c demoiselle du Masses, de messire Charles de Béon « du Masses, seigneur et baron de Bouteville, etc., a son frère, en faveur du mariage entre ledit Henrice Auguste de Loménie, fils d'Antoine, et de demoiselle <( Louise de Béon du Masses, sa fille, etc. » Ledit Antoine donne à son fils les charges dont il avait déjà les survivances, sur lesquelles, après le décès dudit père, il tiendra compte à la succession de 60,000 livres. Icelle dite dame du Masses donne à ladite sa fille 150,000 livres des deniers de François et Henri de Luxembourg, père et fils, en conséquence d'un arrêt contradictoire du grand conseil du dernier de dé-

* Nos deux mss. disent Louise de Loménie, par une des erreurs trop nombreuses de leurs copistes. 11 s'agit de Louise-Marguerite de Lorraine, fille de Henri de Guise, qui avait épousé en 1605 François de Bourbon, prince de tibnti, fils de Louis de Bourbon, prince de Condé, qui mourut à M on contour en 1569. Louise de Lorraine, devenue veuve le 3 août 1614, mourut le 30 avril 1631.

.* Anne de Montafié, veuve, le 10 novembre 1612, de Charles de Bourbon, comte de Soissons et de Dreux, morte en 1644.

> Louis de Bourbon, né le 16 mai 1604 de Charles de Bourbon, comte de Soissons, et d'Anne de Montafié, et tué à la Marfée le 6 juin 1641.

cembre 1615, etc., et le contrat est daté du 7e février 1623. '

Je trouve qu'il sortit de cette noble alliance quatre filles et trois fils. J'apprends du manuscrit de feu M. d'Hozier le nom de ces filles, lequel écrivant sur ce sujet en 1630, ne nomme point les fils, parce qu'ils étaient encore à naître. Ces filles étaient : 1° Marie-Antoinette ; 2° Charlotte-Louise ; 3° Marie-Emmanuelle et 4° Madelaine. Les fils sont Louis-Henri ; 2° Charles-François; 3° Alexandre-François1.

Marie-Antoinette de Loménie épousa, le 4e juin de l'an 1642, messire Nicolas-Joachim Rouault, chevalier des deux ordres, marquis de Gamaches, etc., un descendant de ce très fameux Joachim Rouault à qui la France et notre province ont tant d'obligation, qui servit si bien contre les Anglais sous le roi Charles VII, et qui fut maréchal de France sous Louis XI. Elle le rendit père de deux enfans : [1°] Joseph-Emmanuel- Joachim Rouault, comte de Saint-Valéry, colonel d'un régiment de cavalerie et brigadier d'armées, mort au service du roi à Saluces en 1691, qui avait épousé Marguerite de Bullion, fille du marquis deMontloufet, qui le rendit père de Henri-Joseph Rouault1 qui marchant sur les traces de ses ancêtres, fut au service du roi dès l'âge de 17 ans; 2° Claude-Jean-Baptiste-Hyacinthe Rouault, comte de Cayeu, aussi colonel d'un

1 Le P. Anselme et More ri, suivis en cela par La Chesnaye-Desbois, ne donnent que trois filles à Henri-Auguste de Loménie : Marie-Antoinette qui épousa Nicolas-Joachim Rouault, Jeanne et Madeleine, mortes jeunes. Ils donnent au troisième fils les noms d'Alexandre-Bernard.

* Moréri et La Chesnaye-Desbois l'appellent Jean-Joseph .

régiment de cavalerie, qui a été par mariage conjoint à sa cousine Louise-Madelaine de Loménie de Brienne, fille de Louis-Henri, comte de Brienne. Je ne sais point le sort des autres filles.

Louis-Henri de Loménie, comte de Brienne *, fils aîné des enfans de Henri-Auguste de Loménie et de Louise de Béon du Masses, fut en 1651, à l'âge de 16 ans, pourvu en la survivance de la charge de secrétaire d'État, et créé conseiller du roi en tous ses conseils. Il visita ensuite presque toutes les cours souveraines de l'Europe. Il était en 1654 à Stockholm où il reçut le titre d'ambassadeur extraordinaire et eut ordre en cette qualité de féliciter Charles-Gustave, roi de Suède, sur son mariage avec la princesse de Holstein. Nous avons son itinéraire en latin composé par lui-même8, lequel, quand nous n'en durions nulle autre preuve8, suffirait seul pour nous témoigner sa beauté et la capacité de son esprit. Il eut l'honneur, en qualité de secrétaire d'Etat, de signer au mariage du roi, ainsi qu'à tous les autres traités qui se firent à la paix des Pyrénées, en 1660. Il se démit de sa charge quatre ans après en faveur de M. de Lyonne

1 Ajoutons aux renseignements donnés par Toustain de Billy que Louis- Henri de Loménie, après s'être défait de sa charge, 1663, soit par ordre du roi, soit par suite du chagrin qu'il éprouva de la mort de sa femme, mena une conduite pleine d'extravagance qui le fit enfermer comme fou aux abbayes de Saint- Germain-des-Prés et de Saint-Benoît-sur-Loire, puis à Saint- Lazare, où il resta de 1674 à 1693. Il fut mis alors en liberté par suite de la levée de la sentence d'interdiction, mais reçut bientôt Tordre de se retirer à l'abbaye de Saint- Se vérin à Château- Landon, où il mourut le 17 avril 1698.

' Ludovici Benrici Lomenii, Briennm comitis, itinerarium, Paris, 1660, in-12.

* Ms. P : quand nous en aurions mille autres preuves.

et mourut en 1698. Il avait épousé en 1656 Henriette Bouthillier, fille de Léon, comte de Chavigny, aussi ministre d'État, dont il est resté un fils et deux filles. Le fils est Henri-Louis de Loménie, comte de Brienne et de Montbrun, lequel en 1685* épousa Anne-Charlotte Brulart % fille de Nicolas, seigneur de Bordes, premier président au parlement de Bourgogne,, dont il y a postérité. Les filles sont Louise-Madelaine, mariée, comme nous avons dit, au comte de Cayeu, et Marie- Thérèse de Loménie, conjointe par mariage avec Joseph d'Angennes, marquis de Poigny, dont il y a des enfants. Le troisième des fils de feu M. le comte de Brienne était Alexandre-Bernard de Loménie et de Brienne ; il fut chevalier de Malte et commandeur de la Rochelle et mourut en 1673.

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